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News

dimanche 5 septembre
Ciné

111 111 oeuvres référencées sur dvdtoile.com !

111 111 : Tel est le nombre de films, documentaires, ou oeuvres apparentées, référencés en ce dimanche 5 septembre 2021 sur dvdtoile.com. La base de données a été complétée de 35 000 références depuis 10 mois (Asie, Europe, Etats-Unis). Objectif : 200 000 titres référencés fin 2023, avec actuellement un travail portant sur l'Amérique du sud. Voilà un chiffre symbolique qui mérite bien un message d'autosatisfaction ! vincentp

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News

lundi 6 septembre
Ciné

Mort de Jean-Paul Belmondo (1933 -2021)

À l'heure d'écrire un message sur la mort que l'on vient d'apprendre, on est bien embarrassé. On savait bien qu'il n'était plus tout jeune et surtout qu'il avait subi, en 2001, un très grave AVC qu'il avait à peu près surmonté grâce à une volonté et un courage phénoménaux. On savait bien qu'il avait disparu des écrans depuis vingt ans et que ses derniers films n'étaient pas au niveau de ceux de sa jeunesse et de sa maturité. On avait même eu un peu honte pour lui lorsqu'on l'avait vu dans les sinistres Joyeuses Pâques de Georges Lautner qui date pourtant déjà de 36 ans (1984) ; et ce qui avait suivi était bien attristant : Le solitaire de Jacques Deray (1987), itinéraire d'un enfant gâté de Claude Lelouch (1988), l'Inconnu dans la maison de Georges Lautner encore (1992), Une chance sur deux de Patrice Leconte (1998), Amazone de Philippe de Broca (2000) et le sinistre Un homme et son chien pitoyable remake d'Umberto D. de Vittorio De Sica par le malandrin Francis Huster. Dans ses dernières années, qui ne furent pas brillantes, Jean Gabin a pu au moins tourner deux grands films, La Horse (1971) et surtout Le chat (1971) tous deux de Pierre Granier-Deferre.

Mais avant ce dernier tiers de siècle un peu triste, quelle merveille fut Belmondo ! Qui plus que lui a incarné le cinéma, la joie de vivre, le rire, le courage physique, le charme, une certaine forme d'esprit français ? Je viens de me plonger dans sa filmographie et à chaque ligne, ou presque, je m'émerveillais. Un talent qu'on pouvait repérer dès son premier tournage (Les copains du dimanche (1957), excellent film ouvriériste d'Henri Aisner) ; et puis, l'éclatement, l'explosion dès À bout de souffle (1960), un des rares Godard regardables. Et le choc très bien tenu face à Sophia Loren, la même année dans La ciociara de Vittorio De Sica… Et puis les films de Melville, Verneuil, Malle, Truffaut, Rappeneau

Changement de pied : les films comiques – les bien moyens (ceux d'Oury (Le cerveau, L'as des as) – et les très brillants (ceux de Philippe de Broca Le Magnifique, L'Incorrigible ; et toute la série de Boum-boum, si délicieux à voir dans leur jus, parmi lesquels les meilleurs me semblent Flic ou voyou (1979) et Le professionnel (1981) de Georges Lautner.

Et voilà ; à l'heure où il vient de rejoindre le Paradis (il m'est inimaginable qu'il n'y soit pas : le Bon Dieu a besoin de lui), je songe au plus extraordinaire des films d'aventure et de bonheur : L'homme de Rio de Philippe de Broca. Qui n'a pas vu cette merveille n'est pas à plaindre mais à envier : il va pouvoir la découvrir.

Impétueux

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vendredi 17 septembre
Ciné

Mort d'Hubert de Lapparent (1919 – 2021)

Je ne suis pas certain qu'en apprenant la nouvelle je n'ai pas eu un peu de mal à me rappeler quelques uns des films où ce remarquable acteur de troisième rôles était apparu. Il venait d'avoir 102 ans et, depuis trente ans, atteint de cécité, il ne jouait plus. Et puis il est bien évident que des silhouettes comme la sienne, plutôt anonymes, il y en a tant et tant au cinéma.

Et pourtant, quand il passe sur la pellicule, on le remarque. Par exemple dans Gervaise de René Clément, il interprète Lorilleux, beau-frère de Gervaise, cet ouvrier orfèvre en chambre d'une mesquinerie et d'une avarice repoussantes. Dans La traversée de Paris de Claude Autant-Lara, un otage nerveux. Dans La Vérité de Clouzot, le greffier du procès. Près de cent rôles, souvent avec de grands réalisateurs.

Que serait le 7e Art sans eux, sans ces silhouettes ?

Impétueux

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dimanche 19 septembre
Ciné

Les quinze meilleurs films de … Satyajit Ray

Nouvelle rubrique sur dvdtoile.com : la synthèse rapidement énumérée des quinze meilleurs films d'un cinéaste, classés de 1 à 15 (1 étant le meilleur film du cinéaste) avec pour commencer Satyajit Ray. Nous n'avons pas tout vu de ce cinéaste (mais presque), le classement qui suit est subjectif, et les avis complémentaires de nos lecteurs sont les bienvenus. Ces quinze films sont tous des chefs d'oeuvre, excepté les deux derniers de cette liste, simplement jugés excellents.

1- Des jours et des nuits dans la forêt (1970). Revu sur grand écran il y a cinq ans, Des jours et des nuits dans la forêt nous a impressionné, nous a fait frissonner. Ray y est à son sommet, après plus de vingt ans de carrière, l'écriture cinématographique est moderne, et le groupe d'acteurs emmené par Soumitra Chatterjee, Sharmila Tagore place les thèmes existentiels abordés à hauteur de spectateur. Dès les premiers instants, on sait que l'on affaire à une oeuvre d'importance, par le rythme, la maitrise des facteurs temps et espace, la qualité des plans et de l'interprétation.


vincentp

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samedi 25 septembre
Ciné

Annecy – Cinéma italien (27 sept – 3 oct 2021)


L'agglomération d'Annecy organise son traditionnel festival annuel de cinéma italien cette prochaine semaine (avec l'aide de différents partenaires, dont Rai Cinema). Six axes :

https://annecycinemaitalien.com/fr/bienv(..)


Une très intéressante manifestation culturelle. Clôture du festival avec Marx può aspettare (2021) de Marco Bellocchio projeté le 2 octobre dans plusieurs salles de cinéma de l'agglomération annécienne.


vincentp

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DVD

"La chevauchée de la vengeance" réédité en blu-ray (09/2021)

Le classique de Budd Boetticher, Ride Lonesome (1959) vient d'être réédité en blu-ray par Sidonis Calysta. L'image en blu-ray met en valeur les plans de Boetticher, la photographie ( Charles Lawton Jr.) en Cinemascope. Les couleurs (jaune/orange puis tout un dégradé de verts) sont magnifiques. C'est un grand plaisir de redécouvrir ce film dans ces conditions de visionnage aussi parfaites. Les nombreux bonus (Tavernier, Brion, Scorcese, Giré,…), sont tous intéressants. On peut ajouter à ceux-ci que Boetticher joue sur la dissymétrie ou la symétrie des éléments à l'écran pour à la fois caractériser ses personnages, et orienter le perception du spectateur. Par exemple, quatre cavaliers chargent lors du final, Pernell Roberts et James Coburn tirent chacun deux fois, mis sur un pied d'égalité (alors que l'on a appris précédemment qui seraient co-gérants de leur projet). "L'arbre mort" est représenté sous forme de croix, avec une dimension verticale et horizontale. Un modèle d'écriture cinématographique, fait de concision, d'efficacité, portant une vision de l'humanité sèche mais où chacun demeure son libre-arbitre. vincentp




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