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Forum : Nefertiti, reine du Nil

Sujet : On attend toujours Nefertiti avec Halle Berry, mais...


De Arca1943, le 27 avril 2009 à 15:05

…pour nous consoler de ne pas avoir encore Halle Berry en reine Nefertiti, il existe deux alternatives italiennes : un peplum de 1961 avec Jeanne Crain et un film du français Guy Gilles (1995) avec Michela Rocco di Torrepadula, authentique princesse* dans le rôle de la reine ainsi que Ben Gazzara.

(* Mais rappelons qu'en Italie, les titres de noblesse ne sont plus reconnus, selon l'excellente Disposition finale numéro 14 de la Constitution).


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De DelaNuit, le 27 avril 2009 à 22:01

Ajoutons L'Egyptien (The Egyptian) de Michael Curtiz d'après le roman best-seller de Mika Waltari "Sinoué l'Egyptien". Avec Edmund Purdom, Peter Ustinov, Gene Tierney, Jean Simmons, Michael Wilding, Victor Mature, Bella Darvi, l'un des fleurons de la 20th Cebtury Fox de 1954… Helas indisponible en dvd…


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De verdun, le 2 septembre à 23:16
Note du film : 4/6

La vestale Tanit, fille du grand prêtre Benakon, rejoint son amant Tumos, un sculpteur. Son père lui fait épouser le prince Aménophis, futur pharaon, afin d'assurer son pouvoir sur la Haute-Egypte. Tanit est donc destinée à devenir Nefertiti reine du Nil.

Ce péplum italien de 1961 marche effectivement sur les brisées de L'Egyptien, réalisé par Michael Curtiz quelques années auparavant.

Pour ceux qui, comme moi, ne sont pas allergiques à ce genre kitsch et à ses conventions, à ses décors en toc, à ses dialogues trop sentencieux, à ses naïvetés, Nefertiti reine du Nil fera figure de bonne surprise.

Le film sort du lot grâce à son casting d'une qualité rare dans les péplums transalpins. Nefertiti a les traits de Jeanne Crain, actrice américaine vue auparavant chez Mankiewicz, Preminger, Cukor et Kazan. Tumos est incarné par Edmund Purdom, acteur britannique talentueux, qui avait justement été révélé par L'Egyptien et sombra progressivement dans la série B voire Z après quelques bides et quelques scandales. Enfin, le rôle du méchant Benakon, est tenu par le grand Vincent Price.

Nefertiti reine du Nil se distingue également par ses qualités visuelles. La photo de Massimo Dallamano est particulièrement soignée. Les décors en carton pâte, les costumes et les coiffures proposent une recréation de l'Egypte relativement convaincante malgré un budget qui était vraisemblablement loin d'être aussi conséquent que celui des productions hollywoodiennes de la même époque. La réalisation de l'expérimenté Fernando Cerchio est satisfaisante: elle fait preuve de dynamisme et utilise au mieux les possibilités de l'écran large.

Pas besoin d'être égyptologue pour deviner que le scénario est éloigné de la réalité historique mais d'une part cette période comporte de nombreuses zones d'ombre (l'origine de Nefertiti demeure ainsi incertaine). D'autre part, on retrouve tout ce qui nous fait aimer le genre: une histoire d'amour, des intrigues de cour, des batailles, la présence de la religion, et même l'art puisque la genèse du buste de la reine, exposé à Berlin, nous est ici narrée. Le récit n'ennuie jamais et les personnages sont intéressants, notamment Aménophis (Amedeo Nazzari), décrit ici comme un être extrêmement tourmenté.

Pour toutes ces raisons, Nefertiti reine du Nil est une bonne surprise, un film qui divertira ceux qui aiment ce cinéma de genre suranné et modeste mais non dénué de charme.


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