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News

mercredi 3 mars
DVD

La Raison d'État en DVD

André Cayatte étant à l'honneur cette semaine, avec la rediffusion de Mourir d'aimer lundi dernier sur France 5, signalons la parution en DVD le 17 février dernier de son avant-dernier film pour le cinéma, La raison d'Etat (1978), dans l'indispensable collection " Découvertes DVD" de Gaumont .

Diffusé au début des années 1990 sur TF1 -ce qui semble inconcevable de nos jours- La Raison d'État aborde un sujet toujours sensible quarante ans plus tard: le commerce des armes. Comme dans la plupart de ses films des années 1970, Cayatte n'y va pas avec le dos de la cuillère pour dénoncer ici le complexe militaro-industriel. L'ensemble est extrêmement manichéen: les bons sont des héros sans faille et les méchants sont d'ignobles pourritures. En outre, la deuxième partie verse un peu trop dans le romanesque là où on attendait un film-dossier à la Rosi.

La Raison d'État n'en demeure pas moins un film de qualité grâce à son casting, notamment Jean Yanne qui joue les pourris avec une évidente délectation, à un rythme soutenu et aux dialogues de Jean Curtelin.

Et puis du cinéma populaire français intelligent qui ne prend pas les spectateurs pour des cons(ommateurs), ça ne manquerait pas un peu de nos jours ?

Verdun

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News

vendredi 5 mars
Ciné

Wolfgang Petersen a 80 ans le 14 mars 2021


Le réalisateur Wolfgang Petersen fête son 80° anniversaire ce 14 mars 2021. C'est l'occasion de revenir en quelques mots sur une carrière intéressante commencée modestement en Allemagne au cours de la seconde moitié des années soixante, avec des court-métrages puis la réalisation d'épisodes de la série Tatort au cours des années 70. Puis c'est le succès grand-public avec L'histoire sans fin (1984) et surtout Das Boot – Le Bateau en 1981, reconstitution superbe de la vie au sein d'un u-boat lors de la seconde guerre mondiale, avec pour une fois l'expression d'un point de vue allemand au sein d'un film de guerre. La suite de la carrière de Petersen se passe aux Etats-Unis avec des films réussis, accessibles au grand-public, notamment Troubles (1991) ou En pleine tempête (2000). On peut être plus mesuré au sujet du body-buildé Troie (2004). Au final, une solide carrière sur deux continents, et une œuvre de qualité qui s'inscrit dans la durée. vincentp

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dimanche 7 mars
DVD

"Je suis un aventurier"", réalisé par A. Mann, en Blu-ray

The Far Country, réalisé par Anthony Mann en 1954, scénarisé par Borden Chase, avec James Stewart, vient d'être publié sous la forme d'un coffret réunissant un blu-ray, un dvd et un livret de 140 pages, par l'éditeur Sidonis. The Far Country est l'une des plus belles réussites du western classique. Cette édition de Sidonis coute 30 euros et illustre une nouvelle tendance de l'édition vidéo : des tirages restreints (1500 à 2000 exemplaires) pour des éditions de qualité destinées à des connaisseurs. C'est la fin du "mass-market" sur le front de la vidéo. vincentp

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mercredi 10 mars
DVD

Des films de Robert Mulligan en DVD-Blu-ray… Encore !

Robert Mulligan (1925-2008) est l'un des cinéastes américains les plus intéressants des années 1960-1970 mais son oeuvre reste trop peu célébrée. Cette sous-estimation est sans doute due à sa discrétion, à son éclectisme et au fait que ses films sont, dans l'ensemble, trop peu diffusés en France.

Saluons donc l'initiative de Elephant Films, qui vient de rééditer, en DVD et Blu-ray, trois films de Robert Mulligan: Le rendez-vous de septembre, déjà disponible en DVD, ainsi que deux inédits en vidéo en France, L'homme de Bornéo et Le roi des imposteurs. D'autres titres de Mulligan ont eu le droit récemment à des éditions soignées: L'autre, Le sillage de la violence, et Du silence et des ombres.

Espérons que les éditeurs se penchent sur d'autres titres de Robert Mulligan, à commencer par Un été en Louisiane et Un été 42, épuisé depuis des lustres alors qu'il s'agit sans doute du long-métrage le plus célèbre du réalisateur. Et citons quelques uns des films de Mulligan qui mériteraient d'urgence une édition en France: Prisonnier de la peur, The Pursuit of Happiness, Même heure, l'année prochaine, le remarquable polar Nickel ride, le sensible Escalier interdit, ou encore Une certaine rencontre qui réunit le couple Steve McQueen-Natalie Wood.

Verdun

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samedi 13 mars
Ciné

Les principaux lauréats de la 46e cérémonie des Césars

(Source: AFP) – Voici la liste des films et des artistes récompensés dans les principales catégories lors de la 46e cérémonie des Césars, qui s'est déroulée hier soir à l'Olympia :

Meilleur film: Adieu les cons d'Albert Dupontel

Meilleure réalisation: Albert Dupontel pour Adieu les cons

Meilleure actrice: Laure Calamy dans Antoinette dans les Cévennes

Meilleur acteur: Sami Bouajila dans Un fils

Meilleure actrice dans un second rôle: Emilie Dequenne dans Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait

Meilleur acteur dans un second rôle: Nicolas Marié dans Adieu les cons

Meilleur espoir féminin: Fathia Youssouf dans Mignonnes

Meilleur espoir masculin: Jean-Pascal Zadi dans Tout simplement noir

Meilleur premier film: Deux de Filippo Meneghetti

Meilleur scénario original: Albert Dupontel pour Adieu les cons

Meilleure adaptation: Stéphane Demoustier pour La fille au bracelet

Meilleure musique originale: Rone pour La Nuit venue

Meilleur film étranger: Drunk de Thomas Vinterberg

Meilleur film d'animation: Josep d'Aurel

Meilleur documentaire: Adolescentes de Sebastien Lifshitz

Meilleur décor: Carlos Conti pour Adieu les cons

Meilleur costume: Madeline Fontaine pour La bonne épouse

César des lycéens: Adieu les cons d'Albert Dupontel

Verdun

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dimanche 14 mars
Ciné

Hardy Krüger (1928-…)

Hardy Krüger (1928-…) va avoir 93 ans dans quelques jours (le 12 avril). Krüger, né à Berlin et de nationalité allemande, a une place importante dans le cinéma des années 1960-1970, interprétant souvent le rôle d'un soldat allemand dans des films de guerre. Parlant parfaitement le français, Krüger a joué dans des oeuvres françaises de qualité ou reconnues telles Le franciscain de Bourges (1968), Un taxi pour Tobrouk (1961), Cybèle ou Les Dimanches de Ville d'Avray (1962). À mon sens, son meilleur rôle reste celui exercé dans Hatari ! réalisé par Howard Hawks, aux côtés de John Wayne. Le ranch de Krüger en Tanzanie, au pied du Kilimandjaro, a été utilisé pour le tournage de ce film mythique. Krüger vit aux États-Unis depuis de nombreuses années, ayant longtemps préféré la nature à l'agitation des villes. vincentp


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mercredi 17 mars
Ciné

Décès de Yaphet Kotto (1939-2021)

On a appris ce mardi le décès de l'acteur américain Yaphet Kotto, à l'âge de 81 ans.

Il était surtout connu pour avoir interprété le Dr Kananga, le méchant du James Bond Vivre et laisser mourir en 1973. Mais il est permis de préférer ses prestations dans Alien de Ridley Scott, Raid sur Entebbe, où il incarne avec talent le dictateur ougandais Idi Amin Dada, Brubaker, Blue collar, La nuit des juges, Running man ou encore Midnight Run.

Plus récemment, il a incarné le lieutenant Al Giardello dans la série télévisée Homicide (1993-1999).

Pour ma part, je retiens son interprétation dans l'excellent -et trop peu connu- polar Meurtres dans la 110e rue, où il forme un tandem de flics mémorable avec Anthony Quinn.

Verdun

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Livre

Un livre sur Sternberg

Notons pour les amateurs la sortie prochaine (18 mars 2021) du livre "Josef von Sternberg – Les jungles hallucinées" de Mathieu Macheret aux éditions Capricci :

"Josef von Sternberg est à l'origine d'une des carrières les plus accidentées de l'histoire du cinéma américain. Après des années d'assistanat, il tourna l'un des premiers films indépendants, claqua la porte de plusieurs plateaux, partit filmer en Allemagne, en Angleterre puis au Japon, découvrit Marlene Dietrich, fut monteur pour d'autres et directeur de la photographie pour lui-même, réalisa un peu partout des morceaux de films, dégringola plusieurs fois les marches de la gloire pour les remonter une à une. Il légua au cinéma un gisement de chefs-d'œuvre éblouissants, certains reconnus (L'Ange bleu, Morocco, Agent X 27, Shanghaï Express, The Shanghai Gesture), d'autres oubliés (Les Damnés de l'océan) ou demeurés secrets (The Salvation Hunters, Fièvre sur Anatahan). Il a dépeint l'amour en ses états extrêmes, un désir aux abois pour lequel ses personnages, grandioses et misérables, se consument dans une grande parade enfiévrée. Cet ouvrage est un exercice d'admiration au sujet d'une œuvre parmi les plus farouchement insolites et tragiquement sensuelles jamais tournées à Hollywood.

Mathieu Macheret est critique de cinéma au Monde, membre du comité de rédaction des Cahiers du Cinéma et chroniqueur de l'émission Plan large sur France Culture."

DelaNuit

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jeudi 18 mars
Ciné

Cinquantenaire de la série culte Arsène Lupin

Il y a cinquante ans jour pour jour, le 18 mars 1971, la deuxième chaîne de l'O.R.T.F. diffusait Le bouchon de cristal, premier épisode de Arsène Lupin.

Cette série a laissé une empreinte durable dans la mémoire collective grâce aux chansons de Jacques Dutronc, L'arsène et Gentleman-cambrioleur, et grâce à l'interprétation -et à l'élégance- de Georges Descrières.

Cinquante ans après, au moment où le personnage de Lupin connaît une nouvelle jeunesse due à la récente production Netflix avec Omar Sy, la série de 1971 se regarde toujours avec plaisir grâce à son rythme soutenu, à la qualité des décors et des costumes, aux musiques de Jean-Pierre Bourtayre, à des seconds rôles hauts en couleur (Roger Carel, Henri Virlogeux, Marthe Keller) et au charisme évident de Descrières.

Certes, les épisodes sont de qualité inégale: certains sont excellents (Le bouchon de cristal, L'arrestation de Arsène Lupin), d'autres (ceux tournés en Allemagne et en Italie pour satisfaire la co-production) franchement médiocres. Certes, les admirateurs de Maurice Leblanc ne portent pas forcément dans leur coeur cet Arsène Lupin trop léger, trop consensuel, et parfois bien éloigné des romans originaux.

Quoiqu'il en soit, Georges Descrières reste sans doute le plus célèbre Arsène Lupin de l'écran. Les acteurs qui lui ont succédé dans le rôle, que ce soit François Dunoyer, Romain Duris ou même l'excellent Jean-Claude Brialy n'ont pas fait oublier l'interprétation de l'ancien sociétaire de la Comédie Française.

Verdun

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samedi 20 mars
Ciné

Michael Caine, né le 14 mars 1933, a 88 ans…

Michael Caine né le 14 mars 1933, vient d'avoir 88 ans. Des origines sociales modestes, une prestation remarquée (mais non mémorable) dans Zoulou en 1964, et une révélation avec Ipcress, danger immédiat en 1965. Il devient une des vedettes du grand écran accumulant jusqu'au milieu des années 1985 des rôles dans des long-métrages prestigieux. Par la suite, il glisse progressivement vers des seconds rôles, continuant de tourner jusqu'à aujourd'hui, et sans doute jusque mort s'en suive. J'ai été impressionné en tant que cinéphile à plusieurs reprises par Michael Caine : 7 fois femme tout d'abord par la qualité de son jeu ou il crève l'écran en quelques minutes. L'homme qui voulut être roi aussi, que j'ai vu adolescent. Michael Caine était venu à la cinémathèque française il y a quelques années et j'avais eu la chance d'être parmi le public et de pouvoir découvrir un homme simple et charmant. vincentp


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mercredi 24 mars
Ciné

Mort de George Segal à l'âge de 87 ans

George Segal est décédé, laissant une oeuvre intéressante et de qualité, en particulier ses interprétations dans Les quatre malfrats (1972) ou Les flambeurs et The Terminal Man (1974). vincentp



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jeudi 25 mars
Ciné

Mort de Bertrand Tavernier (1941 -2021)

Personne ne pourra dénier que Bertrand Tavernier, qui vient de mourir dans sa chère maison familiale de Sainte-Maxime alors qu'il n'avait pas tout à fait 80 ans, était un amoureux éperdu du cinéma, du cinéma d'ailleurs (sa bible 50 ans de cinéma américain) et du cinéma d'ici (les monumentaux Voyages à travers le cinéma français, somme d'hommages fervents que chacun devrait posséder, voir et revoir).

Mais ce serait le limiter en ne voyant en lui qu'une sorte de super-animateur de Ciné-club. Le limiter sottement, sous le prétexte assez vain qu'il n'était pas un génie de la réalisation, ou qu'il a tourné quelques films un peu inutiles ; qui ne l'a fait, au juste ?

N'empêche que c'est lui qui, au milieu des années 70, est allé chercher Jean Aurenche et Pierre Bost, vilipendés, ostracisés par la Nouvelle Vague, les a sauvés de l'exil et avec leur concours a redonné aux Français le goût du cinéma : dès L'Horloger de Saint Paul, d'après un roman de Simenon, habilement transposé à Lyon, sa ville natale. Suivront en quelques années, avec le concours d'une pléiade d'acteurs formidables que Tavernier savait mieux que beaucoup mettre en valeur, des films importants, peut-être ses meilleurs : Que la fête commence, Le juge et l'assassin et – à mes yeux – le meilleur : Coup de torchon. Des maladresses, des outrances souvent, mais aussi de la belle ouvrage…

Et ici et là, de sacrées réussites : Un dimanche à la campagne, La vie et rien d'autre, L.627, Capitaine Conan et même, inhabituel et réussi Quai d'Orsay.

C'était un grand frère qui nous a appris à aimer encore plus et mieux le cinéma.

Impétueux

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dimanche 28 mars
Blu-ray

La trilogie du milieu en coffret DVD et Blu-ray !

La trilogie du milieu désigne trois polars réalisés en 1972 et 1973 par l'italien Fernando Di Leo (1932-2003): Milan Calibre 9, La mala ordina et Le boss.

La parution, grâce à l'éditeur Elephant, d'un très beau coffret DVD ou Blu-Ray vient combler une lacune béante car malgré leurs nombreux admirateurs, notamment Quentin Tarantino, ces trois films ont été trop peu diffusés en France.

C'est enfin de l'occasion de célébrer le talent incontestable de Fernando Di Leo, disciple autoproclamé de Jean-Pierre Melville, qui mérite d'être considéré comme l'un des grands maîtres italiens du cinéma de genre à l'égal des Dario Argento, Mario Bava, Sergio Corbucci, Sergio Sollima, Riccardo Freda, Vittorio Cottafavi et bien sûr Sergio Leone.

Les trois films composant la trilogie du milieu valent le coup d'oeil mais Milan Calibre 9 est probablement le chef-d'oeuvre du polar italien des années 1970. Ce qui n'était, sur le papier, qu'une petite série B est transcendé par le talent du cinéaste, la musique de Luis Bacalov, la photo de Franco Villa, un scénario diabolique et la forte présence du génial Gastone Moschin.

Verdun

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