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Forum : Rocco et ses frères

Sujet : Rocco


De Parondi, le 13 février 2003 à 17:56

Alors, c'est la version complète ce coup-ci ? Le DVD René Chateau était une cata censurée, le zone 1 est mieux mais également plus court que la version italienne. Qu'en est-il de cette 3ème mouture ?


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De alan, le 17 avril 2004 à 23:02

Tout sur les différents DVD de Rocco et ses frères et notamment les différences entre les deux éditions René Chateau ! sur ce lien spécial DVD annie Girardot :

http://www.chez.com/filmogirardot/index.htm


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De crego, le 12 octobre 2010 à 09:45

Vu Delon hier dans un téléfilm avec… Lorie. Quelle tristesse, quel désespoir… Démarrer avec Visconti et finir à TF1 dans un second rôle comique. C'est la crise pour tout le monde.


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De Impétueux, le 12 octobre 2010 à 10:54
Note du film : 2/6

Oui, enfin… c'est plutôt la norme !

Gabin a commencé avec Duvivier, Grémillon et Carné et a fini avec L'année sainte et Jean Girault, Belmondo a commencé avec A Bout de souffle et Godard et fini avec Francis Huster et Un Homme et son chien, Gérard Depardieu a commencé (et poursuivi !) avec Bertrand Blier et Jean-Paul Rappeneau et termine avec Josée Dayan

Vanitas vanitatum…


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De Gilou40, le 12 octobre 2010 à 14:40

Ce n'est pas une question de crise, mais Visconti, Verneuil, Melville et Clément ont emmené Delon dans leurs tombes, et LA grande histoire du cinéma Français avec…


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De gilou40, le 28 février 2011 à 17:52

Peut-être alors, allons nous avoir le privilège de visionner quelques uns de ces films. Parce que la filmographie d'Annie Girardot est curieusement absente et "oubliée" de nos écrans… L'Alzheimer atteint aussi et bien trop souvent les programmateurs.


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De Arca1943, le 28 février 2011 à 20:15

Je l'ai revue récemment, toute jeune, dans un rôle secondaire mais substantiel des Camarades, où elle est magnifique. Et j'apprends qu'en plus d'avoir ajouté à son arc une carrière italienne, Annie Girardot a eu une carrière aussi dans le cinéma russe : je serais curieux de voir ça.


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De vincentp, le 1er février 2013 à 23:49
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Le DVD édité par René Chateau ne nous laisse guère le choix : une VF, tout sauf exemplaire (sauf quand ce sont les acteurs français qui s'expriment).

Mais la qualité du film dépasse l'entendement… Par quoi commencer ? Photographie, musique, interprétation, dialogues, d'un niveau invraisemblable. La mise en scène de Visconti est prodigieuse, et les 2h50 passent d'une traite. Voir comment les gros plans (employés avec parcimonie) portent les émotions des personnages. Remarquons à ce sujet que les premiers gros plans ne sont pas immédiats : les personnages sont introduits en douceur, tout d'abord via l'épisode de la famille qui se retrouve (plans d'ensemble). Le scénario de Rocco et ses frères est bien évidemment tout aussi prodigieux : montrant les interactions entre personnages, milieux sociaux et la cité. Le personnage interprété par Roger Hanin est parfaitement planté en très peu de temps (regards, attitudes) : il m'a fait penser à une personne d'origine italienne de ma connaissance. Autres thèmes traités à la perfection : les incertitudes liées au temps présent, les choix à faire engageant dans des directions diverses les individus, l'évolution des individus au sein de la société, la part de hasard qui guide la destinée. Des sujets intemporels et universels.


Sublimes crescendos associant scénario et mise en scène (et musique, acteurs,…) pour passer en quelques instants de la chronique sociale au drame psychologique, tout en abordant des aspects politiques et économiques liés à l'Italie de 1960. La gestion du spectateur est parfaite : on ne décroche pas un instant de ce récit, on vibre à l'unisson des émotions des personnages, on réfléchit à leurs actes et leurs pensées. Des séquences anthologiques à foison (les retrouvailles Delon-Giradot à la terrasse d'un café, par exemple); des images inoubliables à la pelle (comme la dernière image, suggérant un futur obscur et cloisonné pour la classe ouvrière, laquelle prend -comprend-on- la relève en 1960 de la classe paysanne dans les basses couches de la société italienne). Un chef d'oeuvre absolu, qui a sa place sans aucun doute parmi "les 100 meilleurs films de tous les temps". Mais aussi une manifestation d'art total, montrant la puissance du potentiel créatif qui peut être associé au travail des artistes.


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De Viator, le 10 avril 2016 à 17:43
Note du film : 6/6

Le film est sorti en Blu-Ray 4K en Espagne en Octobre dernier. Un autre blu-ray est également disponible au Japon.


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De vincentp, le 21 novembre 2016 à 23:00
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Rocco et ses frères vient de sortir dans la collection "Héritage" de TF1 video, édition restaurée en 4K. Le logo TF1, chaîne accolée à des émissions de télé-réalité et destinée à… Madame Michu, est écrit en tout petit, petit… C'est dire l'idée qu'ils se font de la maison-mère.


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De Nadine Mouk, le 21 novembre 2016 à 23:44

Une explication pour le "4K" ou on dérange ?


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De vincentp, le 22 novembre 2016 à 12:30
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Wikipédia nous informe :

"4K est un format d'image numérique ayant une définition supérieure à 4 096 pixels de large. Elle est souvent qualifiée à tort d'ultra-haute définition (Ultra HD). La 4K est principalement utilisée dans le domaine du cinéma numérique."

Pour faire simple, il s'agit d'une super-belle image, qui magnifie le cinéma de répertoire, en noir et blanc !


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De Nadine Mouk, le 22 novembre 2016 à 16:32

J'avoue n'avoir pas songé à Wikipédia . Mais c'est tellement plus agréable venant de votre douce plume ….Merci Vincentp ..


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De droudrou, le 18 décembre 2016 à 23:11
Note du film : 6/6

Authentique chef d'oeuvre

Je viens enfin de voir en bluray – on nage en plein vérisme – si la partition musicale était de Puccini – Leoncavallo ou Mascagni on aurait là un magnifique opéra dominé par le triangle classique de l'Opéra Alain Delon.Renato Salvatori et Annie Girardot. Superbe et bouleversant. J'ai attendu très longtemps pour voir enfin ce film je ne regrette pas.

vérisme. École littéraire et artistique italienne axée sur la représentation de la réalité quotidienne et des problèmes sociaux. (Le nom s'étendit à l'école musicale qui se développa en Italie à la même époque en donnant des opéras à tendance réaliste : Leoncavallo avec Paillasse, Mascagni avec Cavalleria rusticana. il convient enfin d'ajouter La Bohème de Giacomo Puccini et la boucle est bouclée.)


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De DelaNuit, le 20 décembre 2016 à 13:31
Note du film : 6/6

La référence à l'opéra n'est pas usurpée. Ce film est un véritable opéra moderne dans sa construction, ses personnages, l'utilisation des décors. La scène du meurtre de l'héroïne par l'homme qu'elle a rejeté tandis que Rocco affronte son adversaire sur le ring est d'ailleurs un rappel de la scène finale de Carmen où la belle se fait poignarder par Don José tandis que son torero combat dans l'arène…


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De droudrou, le 20 décembre 2016 à 15:48
Note du film : 6/6

il existe une autre symbolique qui apparaît au moment de la scène du meurtre : on croirait assister à une scène de crucifixion les bras de Nadia qui s'écartent sur le côté. sa silhouette et celle de Simone se confondant ne faisant plus qu'un… c'est terrible de sens !… C'est un film absolument magnifique qui dès le départ sonne comme un opéra rien qu'avec le personnage de la mère et qui va semer sa m… au moment de la rencontre avec l'autre famille pour les fiançailles ! Mascagni n'aurait pas renié ! Formidable !

Le lien matériel qui s'établit également avec CARMEN Simone comme Don José va assassiner Nadia avec un couteau objet sacrificiel que l'on retrouve dans les pires drames comme la bête humaineavec Jean Gabin


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De Impétueux, le 7 avril 2020 à 23:02
Note du film : 2/6

Comment se fait-il que ce mélodrame larmoyant, plutôt bien interprété et bien filmé, mais interminable (192 minutes !!!) et incohérent ait remporté un tel succès critique ? Sans doute, comme Luchino Visconti est une des vaches sacrées du 7ème Art, à l'instar d'Alfred Hitchcock et d'Ingmar Bergman, ne peut-on élever la moindre doute sur la qualité intrinsèque de Rocco et ses frères. Il y avait pourtant un sujet magnifique et passionnant à exploiter au détriment du pitoyable récit de sentimentalisme bébête et de grosses ficelles romanesques : brebis galeuse saccageant l'harmonie d'une famille, présence d'une gourgandine au rôle fatidique et destructeur, bien qu'elle soit par ailleurs assez bonne fille…

Le sujet en or était bien plutôt le clivage considérable et le fossé (au demeurant de plus en plus béant) entre les deux Italies.

Alors qu'on espère aux premières images que c'est dans cette direction que va s'orienter le film lorsque, attirée par la prospérité du Nord industrieux arrivent en Lombardie ces presque immigrants, ces gens du Basilicate, c'est-à-dire le Sud du Sud, de ces contrées qui ne se sont jamais vraiment remises de la funeste Unité italienne qui les a ruinées. Sans doute à l'extrême fin du film Rocco (Alain Delon), sorte de saint laïque et son plus jeune frère Luca (Rocco Vidolazzi) rêvent-ils, envisagent-ils, projettent-ils de repartir dans la vieille terre natale, mais c'est davantage une idée qu'une détermination. Au fait, on voit là que le grand aristocrate Visconti, si affublé d'oripeaux marxistes qu'il prétendait être, ne manquait pas de révérence pour les valeurs traditionnelles.

Il y a une excellente scène initiale, pleine de verve et de talent, où les Sudistes débarquent inopinément au milieu du repas de fiançailles de l'aîné Vincenzo (Spiros Focas) qui va se marier avec la charmante Ginetta (Claudia Cardinale), au grand dam de sa mère qui le voit ainsi s'éloigner de la famiglia. Et d'emblée il y a une dispute entre les deux groupes ; un brin de comédie, évidemment, avec les cris et les outrances, mais déjà avec l'évidence que les immigrants ne vont pas avoir la vie facile à Milan.

Je concède aussi que le choix de la boxe comme vecteur d'ascension sociale (ou de survie, simplement ?) est approprié. Dans l'Italie de l'époque, la boxe est le sport-roi, à l'instar du cyclisme (davantage rural) et du football (moins rémunérateur qu'aujourd'hui) ; aux Jeux Olympiques de 1960, à Rome, sur dix catégories, l'Italie remporte trois médailles d'or, trois médailles d'argent et une médaille de bronze. Et pourtant la veine n'est pas bien exploitée et le personnage louche, ambigu, détestable du manager homosexuel Morini (Roger Hanin) est à peine souligné alors qu'il aurait pu donner lieu à une belle peinture cruelle.

Mais il y a surtout l'histoire ridicule, grotesque de Nadia, la fille facile, heureusement superbement interprétée par Annie Girardot (dont le talent domine le film), Nadia qui va démantibuler le fragile équilibre de la famille, Nadia dont la chair va attirer Rocco mais encore davantage Simone (Renato Salvatori). Deux scènes absolument saugrenues, deux sommets bêtas : le viol de Nadia par Simone sous les yeux de Rocco qui ne trouve rien de mieux que de renvoyer la fille à son violeur ; puis l'installation de la même sous le toit de la famille Parondi qui maugrée mais accepte l'intruse.

En fait la grande faiblesse et l'incohérence de Rocco et ses frères repose sur la façon bizarre dont le scénario fut écrit, séparé en cinq blocs narratifs, chacun consacré à un des frères et attribué à un scénariste différent. Le patchwork fut lissé par l'excellente Suso Cecchi d'Amico qui ne pouvait sûrement faire un vrai film de ce catoblépas. N'empêche, hélas, que depuis soixante ans, on est sommé d'admirer sa lourdeur.


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