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Forum : Lawrence d'Arabie

Sujet : La folle du désert


De benin, le 29 août 2005 à 01:37
Note du film : 6/6

C'est remarquable l'actualité de ce film. Dans sa version dernière et intégrale, sans les coupures de presque vingt minutes, "parce qu'il était très long", on voit se dessiner le futur problème du Moyen Orient ; les Arabes très utiles pour les alliés dans sa lutte contre les turcs, sont aidés, jusqu'au point de porter la bagarre dans les forces ennemies de l'Angleterre (et de la France), mais sans aboutir à l'indépendance comme nation souveraine, comme l' avait promis le formidable Lawrence. La scène du début du film est très bien mise pour évoquer un probable suicide du héros, à la fin très déçu avec ses supérieurs… qui n'ont pas tenu parole, idéaliste qu'il était… Le dialogue reconstitué entre le Prince Faissal et le reporter américain, où le chef arabe ne se fait aucune illusion sur la prétendue amitié des anglais pour son peuple, coupé dans la première mondiale du film, et aujourd'hui nous montrant la véritable cause du manque d'enthousiasme de Lawrence qui demandait son rétour en Europe… Le doute ce dissipe, après l'édition intégrale du film , au lieu de voir uniquement dans la barbarie des bedouins l'unique raison de sa tristesse. Je crois que ce film peut aider beaucoup ceux qui, en Occident, ont tendance à voir un seul coté de l'affaire toujours pleine d'imprévus comme celle du Moyen Orient, qui se prolonge avec ses horreurs jusqu'à nos jours.

Du point de vue cinématographique, un des meilleurs films sur le désert qui ont jamais été faits, sans belles femmes qui dansent, sans un grand acteur à l'époque, avec beaucoup de courage, dans des conditions terribles, un très grand succès de caisse… Un film à voir et revoir plusieurs fois.


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De JIPI, le 28 septembre 2006 à 17:09
Note du film : 5/6

A signaler la remarquable scène du sauvetage de Kasim ou Lawrence par sa détermination verbale

"Rien n'est écrit" pose la première pierre d'une compréhension n'étant plus basée sur la fatalité.


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De jipi, le 15 novembre 2007 à 12:11
Note du film : 5/6

La continuité discursive éternelle est basée sur des écrits que l'on apprend, que l'on applique et que l'on offre à la génération montante qui elle en fera autant au sujet de sa descendance sans en changer la moindre lettre.

Gassim égaré dans le désert doit mourir, c'est écrit. Lawrence rétorque dans un premier temps que rien n'est écrit pour ensuite spécifier que tout est écrit « La dedans », c'est-à-dire dans un esprit indépendant dans l'analyse et l'entreprise.

Une approche universelle donnant naissance à l'individualité d'un raisonnement démarqué de la caste qui par sa conclusion sauvera une vie.

Lawrence livre sur un plateau Hegel et kant à une rose des sables ne s'exprimant que par une loi unique depuis des millénaires.

Un sacrifice au service d'un texte divin d'adoration, de résignation et d'abandon de soi est contourné pour permettre à un esprit d'en sauver un autre par la mise en lumière d'une liberté de penser libre et opérationnelle.

La raison gouverne le monde et il ne s'écrit que ce que l'on écrit.


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De epic, le 15 novembre 2007 à 13:03

Le film vaut mieux que ce que suggère cette note de 5/6. Probablement l'un des meilleurs biopics et films d'aventure du siècle passé.


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De jipi, le 15 novembre 2007 à 13:33
Note du film : 5/6

Je trouve le film un peu long avec une seconde partie par moments un peu plus sédentaire (Manque de déserts) que la première. Ceci dit ma note de cinq adopte la modestie d'un six.


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De Impétueux, le 8 juillet 2010 à 13:05
Note du film : 2/6

Quand je pense que j'ai attendu 47 ans, depuis sa sortie en France, pour regarder cette pâtisserie anglaise boursouflée, d'une interminable longueur et d'un ennui profond, où la beauté niaise de Peter O'Toole, ses roulements d'yeux, ses mimiques insupportables, ses gambades frétillantes donnent tout de même une curieuse image d'un de ces Britanniques excentriques qui pissent contre le vent et s'étonnent ensuite d'avoir les babouches mouillées !

Oh, je comprends bien que, sur écran géant, en Scope, Technicolor, son stéréophonique et tout le bataclan, cette lourde machine ait pu donner à voir et, à une époque moins voyageuse qu'aujourd'hui, ait pu faire rêver des millions de spectateurs. Après tout, à Paris comme en province, les salles qui présentaient les films de voyage de Connaissance du Monde étaient, elles aussi bondées. Depuis que nous avons les séries d'Ushuaia et que nous connaissons M. Arthus-Bertrand, on nous la fait moins facilement…

Car enfin, même si la musique de Maurice Jarre est prenante et parfaitement réussie, 3h42 de désert et de chevauchées à dos de dromadaires, c'est un peu lassant, et le rythme d'une étouffante lenteur du film ne prend un peu d'allure qu'à l'extrême fin, lorsque Lawrence s'aperçoit qu'il a été refait comme un petit enfant boudeur.

Il me semble que dans son chef-d'œuvre, Le Pont de la rivière Kwaï ou dans le moins réussi, mais intéressant Docteur Jivago, le réalisateur David Lean avait montré son sens de l'ampleur, mais aussi celui du récit ; rien de palpitant dans Lawrence d'Arabie, seulement le parcours d'un type assez bizarre, masochiste et exalté, au regard extatique, qui, au nom d'on ne sait quelle lubie vient allumer quelques incendies dans un Proche-Orient qui n'en avait pas vraiment besoin.

Turcophobe et francophobe, ce qu'on peut concevoir d'un Britannique, il n'agit pas, en fait, pour asseoir l'influence de la Grande-Bretagne sur la région, mais par pure arabophilie (cela, c'est le film ; la réalité du personnage historique paraît avoir été moins manichéenne) ; son idéalisme lui revient dans la figure ; on peut penser que, quinze ans après, il en mourra, sur sa moto.

Lawrence d'Arabie est un des films les plus dépourvus de femmes de l'histoire du cinéma ; sur la cinquantaine de noms figurant au générique, sur Imdb, je ne recense qu'une actrice, dans un rôle muet (et d'ailleurs non crédité) d'infirmière ; les yeux devaient être bien naïfs, en 1962, pour ne pas voir par là une présentation détournée mais fort claire de la pédérastie de Lawrence, rendue assez douteuse par le physique de Peter O'Toole, un des acteurs les plus figés qui se puisse, presque orgasmique lorsqu'il tue.

Bref, tout ça n'est pas terrible, malgré les décors, les costumes, quelques bons acteurs (Alec Guinness ou Jack Hawkins) et la photogénie éternelle du désert…


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De vincentp, le 8 juillet 2010 à 14:43
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Ma note parle d'elle-même. Ce type de film me parait ressembler à des tableaux de Delacroix que l'on croise au Louvre. Mais effectivement le style de Lean (comme de Kubrick), avec des films longs et lents, flirtant avec une certaine emphase, peut irriter des spectateurs… La fille de Ryan produit par exemple des avis diamétralement oppposés selon les spectateurs. D'autre part, le titre de votre chronique me parait exagéré (et inutilement provocateur) et ne sera guère apprécié par la communauté qui défile pour la "marche de la fierté", et qui consomme du cinéma et des dvd comme tout le monde.

(Voilà un point de vue de "démocrate" contrant un "républicain").


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De DelaNuit, le 8 juillet 2010 à 17:57
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Ben moi j'ai bien aimé Lawrence d'Arabie, même si je ne le considère pas forcément comme le chef d'œuvre qu'on a dit. Mais j'en ai un excellent souvenir. Il faut dire que je l'ai vu sur un écran géant, et que l'envoûtement du désert et la musique de Maurice Jarre n'y étaient pas pour rien.

L'ensemble réduit sur un écran de télé ne possède plus le même pouvoir d'évocation, surtout si on n'est pas plus que ça amoureux des dunes de sables à perte de vue ! Peut-être y a-t-il des films à ne voir que sur un écran de cinéma ? Dans ce cas, Lawrence d'Arabie est sûrement de ceux là.

Sur l'homosexualité du personnage, on en a beaucoup parlé, cela a fait beaucoup fantasmer, mais il me semble que rien n'a jamais été prouvé. Quant-à parler de « pédérastie » cela ma semble encore plus aléatoire, mais je manque peut-être d'informations sur la question ?

Quoi qu'il en soit, ce film est une histoire d'homme, on ne saurait le nier. Ca ne me dérange pas, il y a bien des histoires uniquement de femmes (8 femmes) ou essentiellement, donnant une mauvaise image des hommes (Frontière chinoise)

Le film serait peut-être plus intéressant, plus riche dans son contenu, si au delà des amitiés, des ego et de l'honneur, son scénario exploitait la piste des désirs ou des sentiments entre hommes que l'ambiguïté de son personnage principal aurait pu autoriser. Mais l'époque ne le permettait sans doute pas. Déjà la scène de drague entre Laurence Olivier et Tony Curtis dans Spartacus sorti à la même époque avait été coupée, et pourtant elle n'était pas bien méchante. Le film de David Lean serait-il alors passé à côté de son vrai sujet ?

Ceci dit, je m'interroge sur l'utilisation du terme « folle du désert » pour désigner Lawrence d'Arabie. Je croyais que le terme « folle » (qui me semble d'ailleurs rarement être utilisé comme un compliment, mais peut-être que je ne connais pas assez la question) désignait les hommes travestis en femmes ou à la féminité tellement exacerbée qu'elle en est caricaturale. Ainsi par exemple du personnage de Zaza Napoli (Michel Serrault) dans La cage aux folles, ou les drag-queens australiennes de Priscilla folle du désert. J'ai du mal à appliquer ce terme à un guerrier comme Lawrence, combattant l'ennemi au poignard ou regardant sans frémir une allumette s'éteindre entre ses doigts sans montrer sa douleur.

Alors peut-être faut-il comprendre que le terme « folle » est un terme générique pouvant désigner tout homosexuel ? Pardonnez ma candeur, mais je suis d'une génération ayant été élevée au milieu des différences de chacun, et j'ai l'idéalisme de considérer l'uniformité comme restrictive et les différences comme un enrichissement. Ma question est alors : si Lawrence d'Arabie est une « folle du désert » pour la simple raison qu'il était sans doute homo, on peut alors considérer Alexandre le Grand comme « la folle de Macédoine », Jules César comme « la folle des légions romaines », Richard Cœur de Lion comme « la folle des croisades », Michel-Ange comme « la folle du Vatican » ? Sans oublier « Le secret de Brokeback Moutain » comme « Deux folles font du camping » ?

Vous allez dire que je fais du mauvais esprit en comprenant mal ce qui n'est que de l'humour, et peut-être est-ce le cas, tant il est vrai que nous ne rions pas tous des mêmes choses. Mais alors je me pose une autre question : si on parlait du film Exodus sous le titre « Quelques youpins à la mer », de Devine qui vient dîner ? sous le titre « Un négro au café », de Casablanca sous le titre « Romance et espionnage chez les bougnoules », si Les 55 jours de Pékin étaient décrits comme « Piégés par les niaks », cela serait-il choquant ou dérangeant ? Autant ou davantage que Lawrence d'Arabie en « folle du désert » ? Y a t-il des catégories de personnes pour lesquelles les insultes sont moins gênantes ou plus autorisées ? Je ne prétends pas connaître la réponse. En revanche je trouve intéressant de poser la question. Et à lire pareil commentaire, je comprends pourquoi tant de gens défilent encore dans la rue pour réclamer le droit à la différence.


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De crego, le 8 juillet 2010 à 19:22
Note du film : 4/6

Quant-à parler de « pédérastie » cela ma semble encore plus aléatoire, mais je manque peut-être d'informations sur la question ?

Pourtant, les relations entre O'Toole et ses deux petits serviteurs arabes ne laissent pas beaucoup de place à d'autres interprétations, il me semble!


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De DelaNuit, le 8 juillet 2010 à 21:22
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Il me semble surtout, comme vous le dites vous même, qu'il s'agit d'interprétation.

Encore faut-il se mettre d'accord sur ce qu'on entend par "pédérastie" : une attirance d'un adulte pour un adolescent ou bien précisément une forme d'éducation (de la Grèce antique) d'un adolescent par un homme d'âge mûr dont le rapport sexuel n'est qu'un aspect parmi tant d'autre, et prenant fin lorsque le jeune homme devient adulte et se marie ? (forme d'éducation dont le roi des dieux Zeus/Jupiter lui même montrait l'exemple avec le jeune Ganymède)

Que Lawrence ait dans ce film une attirance pour ces jeunes gens, c'est tout à fait possible. Qu'il ait couché avec eux, c'est possible aussi. Que tout cela soit purement platonique, ça l'est encore. A partir de là, chacun fera l'interprétation qui lui conviendra le mieux, l'absence de prise de position par le scénario le permet.

Quoi qu'il en soit, avec ou sans sexe entre ces personnages, le terme de "folle" me parait déplacé, car sa connotation est moqueuse et méprisante. On peut ne pas apprécier l'homosexualité, il n'empêche qu'elle fait partie du paysage. Et si nous voulons être respectés dans nos différences (car nous sommes tous différents), ce serait déjà bien de respecter les autres. Même sur internet…


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De vincentp, le 8 juillet 2010 à 21:49
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Vous avez développé un bon argumentaire Delanuit, et l'on ne peut que vous féliciter. Votre plaidoyer en faveur de la différence et du respect des droits de l'homme s'inscrit dans la droite ligne d'oeuvres mémorables du cinéma américain : Mr. Smith au sénat de Capra, On murmure dans la ville de Mankiewicz, Le sergent noir de Ford, Autopsie d'un meurtre de Preminger, Du silence et des ombres de Mulligan.

Je crois simplement que notre collègue Impétueux appartient à une génération autre que la nôtre, une génération pour laquelle les répères moraux sont différents, et parfois très étranges. Des repères des années 70 ? Je propose aussi de renommer ce fil, par un vote démocratique, de la façon suivante, plus appropriée : "le renard du désert". Rappelons que l'homophobie (comme l'antisémitisme) constitue un délit, passible de poursuites pénales. On serait embêté si un juge tatillon privait Impétueux d'ordinateur.

Oui, Lawrence d'Arabie doit être apprécié sur grand écran, mais sur un bon téléviseur, cela passe aussi. Plus que Lawrence, c'est David Lean qui est ambigu, développant deux points de vue (pro-arabe, et pro-britannique) sans trancher si vous observez bien. Comme pour d'autres de ses films. Un grand cinéaste, qui a particulièrement soigné l'aspect formel. Ses premiers films comme Brève rencontre témoignent de son solide savoir-faire. Il est clair qu'il est aujourd'hui peu diffusé au cinéma (longueur des films ?) et que son oeuvre est relativement méconnue du grand public (comme Michael Powell, autre cinéaste britannique de grand talent).

Le cinéma britannique d'après-guerre a été à l'origine de nombreuses réussites et mérite un meilleur éclairage.


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De Impétueux, le 8 juillet 2010 à 22:12
Note du film : 2/6

Ouh là là, les enfants, calmez-vous et veuillez apprécier que le ronronnement (récent) de DVDToile soit interrompu dans la canicule de ce mois de juillet, parce qu'impavidement, j'aurai moqué une des vaches sacrées de notre époque, le prétendu droit à la différence, qui me semble être une des manifestations les plus ennuyeuses du politiquement correct.

Sur le sujet de l'homosexualité, je me suis déjà exprimé nombre de fois et j'ai répondu – de façon satisfaisante, selon mes interlocuteurs, qui craignaient une homophobie toujours suspecte – sur plusieurs fils ; il me semble que c'est sur celui de La Reine Margot que j'ai le mieux exprimé ma pensée : droit à l'indifférence, un point, c'est tout. On est comme on est, j'en conviens, mais je refuse que l'on se pare comme un titre de gloire ce qui est une donnée de nature.

Je conviens volontiers aussi que le titre que j'ai donné à mon message était volontairement – mais sûrement pas inutilement – provocateur : en voyant Peter O'Toole gambader comme un elfe sur le toit d'un train, et animant ses voiles comme Salomé devant le roi Hérode Antipas, j'ai effectivement pensé à Priscilla folle du désert et j'ai goguenardé là-dessus. Le droit à l'indifférence, c'est aussi le droit au sarcasme ; si l'on s'interdit de se moquer des Noirs, des Juifs ou des Nippons comme on se moque des Corses, des Auvergnats ou des Écossais, c'est qu'on est déjà contaminé par la doxa ; j'ai tout à fait le droit de me moquer des homos (et réciproquement) parce que je n'ai précisément pas une attitude révérencielle envers qui que ce soit.

Ce qui est amusant, c'est que vos messages, DelaNuit et Vincentp, se formalisent précisément de cette goguenardise envers le troisième sexe, alors qu'ils auraient pu s'employer à meilleur escient vis-à-vis de ma détestation de l'action politique de Lawrence ; vous auriez pu vous indigner – tout aussi vertueusement – que j'émette la moindre critique envers la politique d'émancipation des peuples, et singulièrement du peuple arabe, que portait Lawrence ; je suis, en effet, un défenseur des Empires, qui regrette bien que l'Austro-Hongrois tout autant que l'Ottoman aient été rayés du périmètre du monde civilisé après la Grande guerre, et cela me semble d'une bien plus grande importance que la pédérastie réelle ou supposée de ce défaiseur de stabilités.

J'ignore si Lawrence était effectivement pédéraste ; je dis que le film, qui le voit objet des assiduités de deux charmants adolescents, qui veulent devenir ses serviteurs, va tout à fait dans ce sens (n'est-ce pas Crego ?), ce qui peut me faire sourire et me moquer, mais en aucun cas sortir ma Kalachnikov ; je garde cet engin-là pour des causes qui en valent la peine, la grammaire et la théologie, notamment.

Est-ce là un travers de ma formation qui remonte aux années Soixante (et non Soixante-Dix, comme le pense avec indulgence Vincentp ; en 70, déjà, tout est foutu : mai 68 le détestable est passé par là !) ? C'est fort possible ! Vous qui êtes d'une génération morale, où l'équivalence des idées et des comportements est reine, où chacun a le droit de vivre sa vie, quelle qu'en soit la conséquence pour le corps social, vous pouvez vous indigner qu'une critique soit moqueuse, injuste, parcellaire, agressive, démesurée : le grand silence du respectable (respect, le mot le plus répugnant du politiquement correct) a déjà envahi tant de (pourtant bonnes) cervelles que rien ne m'étonne plus.

Voilà de bien grands mots pour un film qui ne mérite que des bâillements !


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De DelaNuit, le 16 juillet 2010 à 11:55
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Je trouve qu'il est trop facile de vous donner le rôle du héros du politiquement incorrect. Il me semble que l'on peut exprimer des idées politiquement incorrectes sans pour autant se montrer insultant envers certaines personnes.

Vous remarquez d'ailleurs à bon escient que nul ne vous a reproché vos avis sur l'émancipation des peuples.

Simplement, à vouloir faire de la provocation, on suscite des réactions, il ne faut pas s'en étonner.

Pour ma part, je trouve que l'un des intérêts de ce film est de montrer une personnalité complexe, capable à la fois de narcissisme ou de minauderie, de prendre des poses avec ses voiles sur le toit d'un camion, et en même temps de taillader des ennemis à coup de couteau dans la mêlée ou de laisser s'éteindre une allumette entre ses doigts sans montrer sa douleur. On est loin de la scène de la biscotte de La cage aux folles !

Ce genre de personnage nous questionne : qu'est-ce que la virilité puisque tous ces éléments d'une même personne ne sont pas incompatibles ?

Quand les soldats de Jules César plaisantaient en disant qu'il était "l'amant de ses maîtresses et la maîtresse de ses amants", ils ne remettaient pourtant pas en cause le respect et la confiance militaire qu'ils avaient en lui…

Ah mais oui c'est vrai, le mot "respect" vous est répugnant. Et bien vous n'êtes pas tant à contre courant : il paraît que dans les rues et les écoles de certaines cités de notre beau pays, c'est aussi le cas. Faut-il s'en féliciter ?


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De Impétueux, le 16 juillet 2010 à 23:16
Note du film : 2/6

Où voyez-vous, DelaNuit que j'aie de la répulsion pour la polémique et la provocation ? Dans un monde aussi endormi, aussi consensuel, aussi gluant de bienveillance que le nôtre, le verjus, le vinaigre, le piment, la moutarde me semblent nécessaires, et dans le trop calme ronronnement de DVDToile, qui n'a pas toujours été ainsi, réveillent un peu… ! Que n'avez-vous connu les mémorables peignées vécues avec RdeT, les algarades avec Gaulhenrix, les duels au couteau avec tel ou tel !! L'essentiel est de trouver un combattant de son niveau…

Mais aussi, non, respect, contrairement à ce que vous faites mine de croire, c'est précisément le mot des Cités, des territoires perdus de la Nation ; respect est le maître-mot de l'individualité, de la ségrégation, du communautarisme ; on n'a plus de volonté de vivre ensemble, on n'a que la velléité d'être reconnu dans sa prétendue différence.

Enfin… tout cela nous emmènerait bien loin…Restons en au film : vous avez aimé, je me suis fort ennuyé : ça ne vaut pas la peine qu'on s'étripe…


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De Arca1943, le 17 juillet 2010 à 18:51

Ayant enfin déposé les vraies dernìères corrections sur épreuves de mon prochain bouquin, me voilà de nouveau tout relax, prêt à sévir. Je vais d'abord risquer un mot en marge de cette discussion sur le fameux concept, utile mais très délicat à manipuler, du droit à la différence.

D'une part, cher Impétueux, étant culturellement minoritaire en tant que francophone dans un pays à majorité anglophone, je ne saurais m'en passer complètement. Quand par exemple j'essaie d'expliquer à un distributeur de films particulièrement buté, diffusant au Québec des films japonais ou italiens seulement en anglais (grr!), qu'il y a un marché francophone dans son pays en plus du marché anglophone, je suis peu ou prou en train d'évoquer ce fameux "droit".

Mais d'autre part, cher DeLaNuit, de grâce, méfiez-vous d'une idéologie qui affirme – ou qui sous-entend : « Il n'y a que des différences. » C'est un piège, un piège d'autant plus redoutable qu'il n'est intentionnellement tendu par personne. Sous l'apparente affirmation de la (sic) différence peut se cacher le plus suffocant unanimisme identitaire. Je vais même vous raconter une anecdote pour illustrer mon propos. Il y a une quinzaine d'années, en pleine ascension de l'imprégnation politically correct sur les campus anglophones d'Amérique du Nord, une prof de littérature d'une université de Toronto a fait une virulente sortie publique contre… ses étudiants. Pourquoi ? Eh bien, ils avaient appris qu'elle était lesbienne et lui demandaient de se présenter devant la classe en montrant sa pride, sa fierté d'être homosexuelle, en déclarant au début de chaque cours : "Bonjour, je m'appelle Yadmillah (nom fictif) et je suis une lesbienne."

Pourquoi Yadmillah s'était-elle fâchée tout rouge ? Parce qu'elle n'était PAS QUE CELA. Et elle énumérait : "Je suis lesbienne ET je suis une femme ET je suis arabe ET je suis torontoise ET je suis ontarienne ET je suis anglophone ET je suis du Parti libéral (exemple fictif) ET je suis prof de littérature et c'est en tant que prof, non en tant que lesbienne, que je me pointe chaque semaine devant cette classe." (Je cite ses propos de mémoire, mais croyez bien que le sens y est).

Ma concitoyenne s'était trouvée confrontée à cette bizarre idéologie qui se croit progressiste alors qu'elle est en réalité tout le contraire – et elle ne s'était pas laissée abuser, elle ne s'est pas laissée écraser dans la catégorie par ces benêts de bonne foi qui croyaient lui vouloir du bien.


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De DelaNuit, le 18 juillet 2010 à 13:01
Note du film : Chef-d'Oeuvre

L'exemple que vous citez, Arca est très intéressant. Evidemment, ces étudiants avaient une démarche absurde en voulant imposer à cette personne de s'afficher dans cette différence alors qu'elle n'en ressentait pas le besoin, et que celle-ci n'était qu'un élément parmi d'autres de sa personnalité.

Et bien justement, c'est pour cela même que je trouve agaçant par un titre du type "folle du désert" de réduire un personnage comme Lawrence d'Arabie à ce qui n'est qu'un aspect de sa personnalité, alors qu'il en a bien d'autres. Comme si cet aspect devait prendre le pas sur ses autres qualités et lui dénier la qualité de guerrier ou même d'homme.

Quant au professeur dont vous parlez, c'est tant mieux à mon avis si elle estimait ne pas avoir besoin de parler de sa vie privée. Mais ce qui me semble surtout important, c'est qu'elle avait le choix : elle n'était pas "obligée" de faire croire qu'elle était hétérosexuelle par peur de la prison, de la torture, voire de la mort. Or, si les homos peuvent aujourd'hui avoir ce choix (dans une minorité de pays rappelons-le), c'est parce qu'ils se sont regroupés en une communauté ayant un poids social pour faire avancer les mentalités d'une société qui ne voulait surtout pas les entendre, et ce après des siècles de persécution.

Je n'apprécie pas plus que vous le communautarisme, et quand je dis que nous sommes tous différents, c'est bien pour exprimer la complexité de l'être humain, chaque personne étant unique à travers tout ce qui la constitue. Je ne dis surtout pas cela pour favoriser le communautarisme.

Ceci dit, je pense que lorsqu'on est une minorité et que l'on souhaite se faire entendre pour revendiquer des droits que l'on a pas et faire cesser ce que l'on considère comme une injustice, le poids social communautaire peut être un mal nécessaire temporaire pour se faire entendre et faire bouger les choses.

A nous tous ensuite de faire en sorte que ce communautarisme ne perdure pas, notamment en évitant de stigmatiser des personnes qui se relèvent à peine de près de 20 siècles de persécutions, ce qui ne peut avoir comme conséquence que de les pousser au repli communautaire…

A mon avis, on ne peut pas à l'heure actuelle par exemple comparer l'humour sur les Belges ou sur les blondes à l'humour sur les homos, car on na pas pendant des siècles poursuivi, emprisonné ou tué des Belges ou des blondes en raison de cette particularité, et ils ne sont pas condamnés à mort pour ce qu'ils sont dans certains Etats… alors que les homos, si.

Je souhaite vivement qu'une fois ce droit à la différence acquis (ce qui est loin d'être le cas) on puisse ensuite passer au droit à l'indifférence.


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De Le sage, le 18 juillet 2010 à 16:29
Note du film : 4/6

Jules César, Alexandre le Grand n'étaient ils pas "reconnus" comme homosexuels ? A cette époque, l'homosexualité était d'ailleurs vue comme la plus noble des relations sexuelle, et un homme, un vrai, était un homme qui aime les autres hommes, autant qu'une femme ayant des relations homosexuelles était considérée comme au summum de la féminité. Autant dire que la vision des choses suivant les moeurs et les époques change considérablement, d'un extrême à l'autre dans le cas présent.

En effet, le titre "La folle du désert" porte tort à un guerrier, à un film légendaire, et provoque un malaise qui n'a pas lieu d'être. A part, peut être, dans l'esprit de son auteur..


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De Impétueux, le 18 juillet 2010 à 17:34
Note du film : 2/6

Non, non ni Alexandre le Grand, ni Jules César n'étaient reconnus (!!!) comme homosexuels ; vous plaquez des points de vue d'aujourd'hui sur des réalités d'hier, sur des façons de penser qui sont à cent, à mille lieues de notre actualité. C'est d'ailleurs pareil si l'on essaye d'interpréter les Guerres de religion, les conquêtes ultramarines, voire, tellement proche de nous, la colonisation de l'Afrique.

Ce sont des débats qui peuvent ravir des sites philosophiques ou historiques, mais sur quoi on ne va pas ergoter, dans une démarche que je vois militante, chez DelaNuit à propos d'un film qui m'a ennuyé et de l'image absolument grotesque du valeureux colonel frétillant, sautillant, s'émoustillant sur le toit d'un train.


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De DelaNuit, le 18 juillet 2010 à 18:16
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Que voulez-vous, la discussion dépasse de loin le film et concerne une question de société. Mais c'est vous qui l'avez provoquée…

Certes Alexandre le grand ou Jules César n'étaient pas "reconnus" comme homosexuels puisque le monde antique pratiquait une sexualité libre sans distribuer des étiquettes "hétéro" ou "homo."

Ceci dit, l'amour d'Alexandre pour son compagnon d'arme Héphaistion ou les aventures sexuelles de César avec des garçons sont rapportés par les historiens de l'époque. Alors si l'appellation "homosexuel" ne leur était pas donnée à l'époque puisqu'elle n'existait pas, il n'empêche que de tels sentiments ou pratiques sexuelles correspondent bien à la définition d'homosexualité, bien que celle-ci soit plus récente. Et si ces personnages sont aujourd'hui cités dans ce genre du discussion, c'est uniquement pour montrer qu'aimer quelqu'un du même sexe et être un bon guerrier, ça n'est pas incompatible, c'est tout. Peut-être que pour vous c'est évident, mais ça ne l'est pas pour tout le monde, loin de là.

Pardonnez si je suis virulent sur la question. Je ne prétends pas chercher à valoriser une forme d'amour plutôt qu'une autre. Il s'avère que par mon travail, j'ai assisté et assiste encore à trop de situations lamentables de jeunes chassés par leurs parents ou se suicidant en raison de ce qui ne devrait être qu'une différence parmi tant d'autres. On ne dit jamais dans les médias que l'une des premières causes de suicide chez les jeunes est la découverte de leur homosexualité et leur difficulté à gérer l'image négative (peut-être plus toujours haineuse mais trop souvent méprisante et condescendante) que la société lui attache. Il y a derrière ces histoires encore bien trop de souffrance, y compris dans notre beau pays, et j'estime qu'il n'est pas nécessaire d'en rajouter.

Ce d'autant plus que l'homosexualité peut toucher n'importe quelle famille, et que nous pouvons tous être confrontés à la question directement ou indirectement.


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De cinefil123, le 18 juillet 2010 à 19:05

Vous avez tout à fait raison, DelaNuit, de vous indigner. Sur ce sujet,l'homosexualité, aujourd'hui encore, on ne compte plus les suicides, traumatismes et dépressions dûs au regard des autres. Car ce n'est pas l'homosexualité qui est un drame. C'est le regard des autres, regard insupportable, féroce, sarcastique et au bout du compte destructeur. Quand on cite les habitants d'un immeuble, on parle de l'avocat du premier, du medecin du quatrième, du jeune couple du rez de chaussée, et du pédé du cinquième. C'est une réalité française, aussi tenace que pitoyable. Que "Lawrence d'Arabie" soit défini comme un film racontant l'histoire de la folle du désert, ne m'étonne guère. Les régiments de la médisance sont là pour faire reculer le monde, bien en place pour distiller des idées d'un autre âge. On a le droit de ne pas aimer "Lawrence d'Arabie", mais qu'au moins ce soit pour de bonnes raisons, ne serait-ce que par respect pour David Lean, qui, s'il n'a pas réalisé ici son meilleur film a néanmoins largement prouvé qu'il faisait LE CINEMA et non pas DU CINEMA comme certains commentateurs occasionnels.


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De fretyl, le 18 juillet 2010 à 21:42

En dehors d'Impétueux les participations des uns et des autres sur ce film m'insupporte au plus haut point.

Il n'est malheureusement pas rare de lire sur internet ce genre de connerie, balancé par des libéraux/socialo/bien pensant, sur leurs conception du droit à la différence et du politiquement incorrect.
Le politiquement incorrect consiste me semble-t'il à remettre en cause des vérités reçus, un style de pensé et d'être par cette occasion en dehors des limites du prêt à penser actuel.
Tout ce que je viens de lire, en ce qui concerne l'homosexualité m'effare, tant on est dans la pleurnicherie, dans l'esprit gentil, gnian gnian''.

Je ne serai pas étonné que Delanuit qui nous dit que par son travail, il a assisté et assiste encore à trop de situations lamentables de jeunes chassés par leurs parents ou se suicidant en raison de ce qui ne devrait être qu'une différence parmi tant d'autres fasse partit de ces assistant social à la gomme dont l'ouverture d'esprit, dont l'esprit soixanthuitard et l'esprit civique moderne empeste depuis trente ans la société française et son éducation.

N'oublions pas que l'homosexualité est par nature, contre nature, dans la mesure ou elle révèle une anomalie biologique.
Vouloir créer des collectifs de défense des gays, des fêtes annuelles et vouloir terroriser les homophobes pour le droit à la différence démontre bien le temps qu'on à perdre certains au moment ou la crise financière ruine les classes moyenne, dont la majorité n'a strictement rien à foutre de la gay pride.
Être un homophobe est une erreur, je ne suis pas homophobe dans la mesure ou je ne juge pas les qualités humaines d'une personne en fonction de sa sexualité ; mais faire la promotion de l'homosexualité, vouloir normaliser ce qui n'est pas normal, voila quelque chose qui me scandalise profondément !

J'ajoute que si l'on tranchait définitivement avec l'idéologie soixante-huitarde actuelle et son éducation gauchiste, beaucoup de jeunes ne serait pas homosexuel et ne finirait pas suicidé !


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De Grise mine, le 18 juillet 2010 à 22:14

Ami DELANUIT ne vous laissez pas impressionner par les réfléxions de IMPETUEUX et de FRETYL nous avons juste à faire a deux sympathisant du FRONT NATIONAL, copains comme cochon, qui devoile regulierement sur ce site leur admiration pour le borgne.

Leur message haineux n'etonneront personne.

Le FN a parlé.


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De DelaNuit, le 18 juillet 2010 à 22:24
Note du film : Chef-d'Oeuvre

La question du caractère naturel ou contre-nature de l'homosexualité a toujours divisé, et je ne prétends pas connaître les desseins de Mère Nature, n'ayant jamais eu l'occasion d'en discuter avec elle. Mais il faut bien que chacun s'exprime…

Une chose est sûre pour moi, c'est une réalité humaine qui a toujours existé. Je ne vois pas le rapport avec la crise financière actuelle. Je ne vois pas davantage le rapport avec l'esprit des années 60. Rien ne permet d'ailleurs d'affirmer que les homos soient plus nombreux depuis ! En revanche, ils font davantage parler d'eux c'est sûr, et s'assument davantage. Cela peut déranger ou effrayer, je le conçois aisément.

Pour ma part, je préfère voir deux hommes ou deux femmes vivant heureux ensemble que finir seuls dans leur coin comme avant ou mariés dans une mascarade en faisant souffrir un(e) conjoint(e) du sexe opposé par des mensonges.

A lire le message de Fretyl, on croirait que les gens sont homosexuels par choix ou par mauvaise influence, ce qui dénote une méconnaissance totale du sujet.

Au delà de la crise financière actuelle, je constate toutefois que la planète se porterait mieux si la démographie humaine était moins galopante, si nous tirions moins sur ses ressources et provoquions moins de pollution. Que des hommes ou des femmes ne se reproduisent pas ne me semble donc pas un problème, au contraire. Peut-être est-ce là même un processus naturel pour éviter la surpopulation ?

Ce que je note surtout, c'est l'éternelle "peur de l'autre" : les hétéros seraient terrorisés par des homos qui feraient la promotion de l'homosexualité… Et bien moi je ne me sens en rien terrorisé par des gens qui demandent juste le droit d'exister. Mais on est le plus souvent dérangé ou effrayé par ce qui risque de nous remettre en question… Moi je ne me sens pas remis en question, considérant la diversité comme une richesse.

Cette discussion dépasse de loin le cadre du film et exprime combien la société est divisée sur cette question. Il ne fallait pas lancer le pavé dans la marre, il n'arrête pas de provoquer des remous…


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De Le sage, le 18 juillet 2010 à 23:20
Note du film : 4/6

@Frétyl…

Voilà bien de la véhéménce pour dire que l'on est pas homophobe…Tant qu'à déclarer que l'homosexualité est "contre nature", c'est bien mal connaitre la nature! Même le cancer n'est pas "contre nature" ! La chtouille et le choléra non plus ! Alors l'homosexualité….Et, que je sache et me rappelle, je n'ai jamais rencontré d'assistante (ou assistant) sociale à la gomme, empestant la société ! Jamais ! Des gens bornés et obtus ,oui.

@Grise mine…

Cette discution n'a rien a voir avec le FN ! Pitié ! Ne ramenons pas toujours "tout" au FN. Même si ce parti n'a pas une ouverture d'esprit à 360 Degrés.. Nous évoquons une image qui, par l'attitude du héros, peut être interprêtée, ressentie d'une manière ou d'une autre. Même si l'homosexualité peut être latente, passive, cachée, affirmée, etc, etc…il y a un mot qui n'a pas été prononcé : Subjectif…Et qu'est ce qui ne l'est pas dans la nature de l'homme ? Pire : Dans le regard que nous lui portons ..


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De cinefil123, le 19 juillet 2010 à 11:54

Fretyl pense que l'homosexualité est contre nature, et cela, par nature car c'est une anomalie biologique ! Idées d'un autre âge, comme je l'ai déjà précisé, car il y a longtemps que ces arguments sont condamnés en droit français, et rejetés par les médecins. Il doit falloir une sacrée dose de désespoir pour tenir de tels raisonnements,et une sacrée dose d'inculture pour les écrire. Toute cette haine rentrée et cette intolérance sont significatives d'une frange de France très bête, celle qui ne tombe jamais à côté quand elle vote. Je suis étonné qu'à propos de "Lawrence d'Arabie" personne n'ait encoré écrit " J'aime bien les arabes, mais à condition qu'ils restent chez eux". Ce sont les mêmes qui écrivent " Je ne suis pas homophobe, mais…". Ces gens là ne sont pas forcément du FN, ils ne sont ni de droite, ni de gauche. Ils sont juste très cons.


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De scrogneugneu, le 19 juillet 2010 à 12:01
Note du film : 6/6

Et voilà ! nous sommes sur le fil d'un forum de "sexologie" !… Je persiste à croire que l'Homme est fait pour "être" avec la Femme et s'agissant de rapports homosexuels, nous sommes dans des errances que d'autres que moi pourront qualifier ! La Liberté de pensée et l'évolution des moeurs sont une façon de se dédouaner d'une situation marginale… Le problème de la complémentarité des sexes est ce qu'à prévu notre Mère-nature.


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De Arca1943, le 19 juillet 2010 à 12:42

Je ne crois pas que Fretyl comprenne bien ce qu'est la political correctness, trend apparu sur les campus américains pendant la première moitié des années 90, trend qui plus souvent qu'autrement résistait à l'analyse de ceux-là même qui prétendaient s'en gausser. Curieusement, le premier foyer d'infection se trouva dans les départements de littérature et non de science politique. Comme j'étudiais justement la littérature dans une université nord-américaine à cette époque-là, vous pensez si la chose m'intéressa.

Depuis, l'expression même s'est tellement répandue qu'il est devenu illusoire d'essayer de s'y retrouver pour en donner une définition. Le terme a été galvaudé au-delà du point de non-retour. Il n'est donc plus possible d'affirmer aujourd'hui que la political correctness est un trend totalitaire. Dommage.

Quant à cette histoire de nature, je ne varie pas de position : comme le montre bien Vercors dans son essai La Sédition humaine, l'humanité même de l'Homme réside dans son échappée hors de la nature. Ou comme le dit Hannah Arendt dans son chapitre conclusif sur les camps de concentration nazis : l'Homme est l'être non-naturel par excellence. Et voilà pourquoi Sciascia, analysant les raisons du philonazisme de Knut Hamsun, conclut : "La nature, il ne faut jamais trop l'aimer, car on finit par peu aimer l'Homme." Tout ça se tient. Traduit pour le cas qui nous occupe, ce principe signifie que même s'il existait un soi-disant "gène de l'homosexualité", de toute façon il y aura des types qui n'ont pas ce gène de l'homosexualité et qui pourtant sont homosexuels, de même qu'il y aura des types qui ont ce "gène de l'homosexualité" et qui pourtant ne sont pas homosexuels : car il est dans la "nature" même de l'Homme d'échapper à la Nature (du moins jusqu'à ce que la mort le rattrape, eh eh). Alors, ce que moi je pense du discours biologique ou biologisant sur l'orientation sexuelle : de quelque bord qu'il vienne, c'est un affluent des Rivières pourpres.

Cela dit, je veux d'abord et avant tout répondre à DeLaNuit qui prétend qu'il n'aime pas plus que moi le communautarisme… avant de conclure que le communautarisme est un "mal nécessaire". Qu'il relise mon message, et il constatera que je vois la chose dans une lumière beaucoup plus sinistre que lui. Je parle bien d'une idéologie qui n'est pas du tout ce qu'elle croit être, qui est prise par beaucoup pour tout autre chose que ce qu'elle est en fait, et je persiste et signe.


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De DelaNuit, le 19 juillet 2010 à 13:03
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Si vous voulez, Arca… Votre opinion ne me pose pas de problème… D'autant que vous parlez de votre expérience en campus américain, où le "communautarisme" est beaucoup plus véhément qu'en France, ce qui explique aussi que, n'ayant pas le même vécu, nous n'ayons pas le même ressenti. De toute façon, le fait que chacun ait une opinion différente sur ces questions de société ne me pose pas de problème en soi.

Mon intervention sur ce fil tenait à demander un minimum de savoir vivre pour permettre les échanges entre nous, c'est tout. Pour moi, réduire un personnage homo comme Lawrence à un rôle de "folle", c'est faire de la provocation insultante et gratuite, qui ne peut que conduire sur des chemins conflictuels, la preuve en est en lisant toutes ces interventions.

Je trouve qu'il est malvenu d'utiliser un vocable méprisant et insultant comme "folle" pour les homos mais ni plus ni moins que "cul béni" pour les cathos, "youpin" pour les juifs, "négro" pour les noirs etc.

Etre attentif à ce genre de chose éviterait d'exacerber les tensions et de sortir trop loin des cadres du cinéma. Et puisque le terme de "respect" parait si galvaudé, disons qu'il s'agit simplement de "savoir vivre" ensemble ?


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De Arca1943, le 19 juillet 2010 à 13:41

« n'ayant pas le même vécu, nous n'ayons pas le même ressenti »

J'irais jusqu'à dire que je n'ai ni "vécu", ni "ressenti", car ce vocabulaire est la marque reconnaissable entre toutes du psychoblabla simplet et nombriliste mis à la mode par les baby-boomers de gogauche après 68. Enfant puis adolescent dans les années 70-80, j'ai eu à me farcir à l'école les programmes d'éducation insensés, infestés de prêchi-prêcha gnangnan, de mièvrerie et de sensiblerie, mis au point par ceux que nous appelions "les crétins du vécu" (sic) et qui ne faisaient en réalité que diminuer le savoir, la culture et l'instruction (tenus pour "bourgeois"). Alors vous prononcez le mot vécu, je dégaine mon sabre ! Parlez-moi plutôt de la vie ou de l'expérience, sinon il pourrait vous en cuire ! Enfin, je plaisante, mais quand je parle d'une idéologie beaucoup plus sinistre que vous ne le croyez, je ne plaisante pas du tout. C'est l'humanité même de l'Homme qui est en jeu. Toutefois pour qu'il n'y ait pas de malentendu, il me faut rappeler que le corporatisme identitaire – que vous appelez communautarisme – peut aller se gripper – et se grippe – dans pratiquement n'importe quel "nous", l'identité sexuelle ne constituant que l'un d'entre eux. Cependant le pattern, la configuration est toujours le même : c'est celui de l'oxymoron, du poison caché dans le remède. L'idéologie à laquelle était confrontée Yadmillah se prend – et dur comme fer – pour une anti-homophobie mais en fait elle prend le relais de l'homophobie pour écraser la citoyenne Yadmillah dans la catégorie – et ce en tout aveuglement, bien entendu. Remplacez "homosexuelle" par "prolétaire" et vous avez les staliniens; remplacez "homosexuelle" par "Italienne" et vous avec les fascistes. Et ce militantisme ne se voit absolument pas aller. QUel piège !


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De Le sage, le 19 juillet 2010 à 14:59
Note du film : 4/6

Dommage que l'endroit ne s'y prête pas car nous aurions pu aussi évoquer le triste et sinistre "mouvement" dit des "Chiennes de garde!" voulant faire bruler en place de grêve le moindre des hommes sous prétexte qu'il en est un !

Vous avez ça, au Canada, Arca ?


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De Arca1943, le 19 juillet 2010 à 15:03

Bien qu'en quantité modeste, mous avons de tout, des cinglés d'extrême-droite aux cinglés d'extrême-gauche, des fous de Dieu anti-avortement, des agités du drapeau, des féministes et des masculinistes, et même une sorte d'antiracisme qui croit dur commer fer au délire de la race.


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De fretyl, le 19 juillet 2010 à 16:37

Dans un autre débat, un peu sur le même sujet sur je ne sais plus quel fil, j'avais conseillé à plusieurs Dvdtoileur d'écouter l'essayiste extrêmement efficace, parfois un peu paranoiaque, mais en tout cas souvent juste (Alain Soral) qui, des chiennes de garde jusqu'à la Gay pride critique les communautarismes sous toute ses formes, qu'il soit juif, musulman, catholique, ou simplement sexuel…

Son analyse vaut le coup :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/alain+soral+ardisson/video/xp3fp_ardisson-alain-soral_blog

En ce qui concerne le débat en question, je n'ai apparemment pas réussi à bien me faire comprendre.

L'homosexualité cache des complexités, elles peuvent être psychologiques, ou hormonales.
Loin de moi l'idée que l'on deviendrait homosexuel, par choix ; devenir homosexuel est sans doute un mécanisme extrêmement compliqué.
J'ai par exemple remarqué que souvent les enfants mal aimé peuvent devenir homosexuel.

Mais ce qui m'énerve ce n'est pas les homosexuels, c'est la conception politique et l'utilisation des gays dans le tissu associatif et social.
Pourquoi un homosexuel devrait-il être inévitablement de gauche pour être bien vu ?

En 1996 à Toulon ; Poulet-Dachary membre et militant du Front National est assassiné alors qu'il revient d'une soirée homosexuelle.
A l'annonce de son homosexualité au cours de l'enquête, c'est une véritable « haine » qui sortit de la bouche des commentateurs politiques à l'idée que le FN ait pu avoir un homosexuel parmi ses troupes.
Poulet-Dachary n'avait donc pas le droit d'être homo et de droite ? Cela n'était-il pas compatible ?

Soudainement au cours cette affaire ce sont les défenseurs des homosexuels qui sont devenu homophobes lorsqu'il s'agissait de pourfendre un militant du FN.

Voila ce qui me gène. Le mec qui nous dit : je suis de gauche et c'est normal, je me fais enculer !


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De vincentp, le 19 juillet 2010 à 19:55
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Ce débat polémique est sans doute intéressant, mais me parait un peu éloigné des réalités cinématographiques de Lawrence d'Arabie. Je ne peux que vous convier à consacrer votre énergie (après avoir fait -pourquoi pas !-le tour d'une question sur un sujet de société) à essayer d'établir un lien entre la forme et le fond de ce long-métrage, avec des arguments solides à l'appui.

Mon bon bouquin (écrit par quelqu'un d'autre !) paru chez Eyrolles (les plans au cinéma) et consultable en une heure, expliquant les plans (avec leur objectif en terme de narration), vous facilitera le travail d'analyse !

Ceci faciliterait le retour sur ce forum de cinéphiles-puristes comme Gaulhenrix, Verdun ou Pm Jarriq, peu enclins à débattre de sujets de société !


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De cinefil123, le 20 juillet 2010 à 19:16

Vous avez raison, vincentp : on pourrait -on devrait – passer des heures à analyser ce beau film de Lean (comme d'ailleurs tous ses films ou presque ). C'est le genre d'exercice qui développe l'esprit critique d'une manière intelligente, et je suis, comme vous, tout à fait partisan de rétablir le débat sur ce plan là .

Néanmoins, lorsqu'un Dvdtoileur comme DelaNuit (ou autre) se fait sauvagement et injustement maltraiter (et même agresser ) par des pseudo-savants de ce forum, il est normal de réagir.Simple question de citoyenneté.

Lisez le dernier article de frétyl : il atteint l'hystérie dans des propos qu'il finit (c'était à prévoir au lu de ses précédents messages )par ramener à des problèmes d'orifice. Et pour appuyer sa thèse, il cite Alain Soral, partisan avoué de Jean Marie Le Pen et défenseur de Dieudonné. La belle référence ! Au moins, cette fois tout est clair.


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De fretyl, le 20 juillet 2010 à 22:24

Lisez le dernier article de frétyl : il atteint l'hystérie dans des propos qu'il finit (c'était à prévoir au lu de ses précédents messages )par ramener à des problèmes d'orifice. Et pour appuyer sa thèse, il cite Alain Soral, partisan avoué de Jean Marie Le Pen et défenseur de Dieudonné. La belle référence ! Au moins, cette fois tout est clair.

Relisez le topic, ce n'est pas moi qui ait commencé à parler du Front National.

Quand à Soral vous oubliez qu'il vient du parti communiste et reste encore un homme de gauche. Il suffit de l'écouter encore aujourd'hui deux minutes sur son site pour en avoir le coeur net.


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De vincentp, le 21 juillet 2010 à 00:33
Note du film : Chef-d'Oeuvre

…monde aussi endormi, aussi consensuel, aussi gluant de bienveillance que le nôtre, le verjus, le vinaigre, le piment, la moutarde me semblent nécessaires, et dans le trop calme ronronnement de DVDToile, qui n'a pas toujours été ainsi, réveillent un peu… ! Que n'avez-vous connu les mémorables peignées vécues avec RdeT, les algarades avec Gaulhenrix, les duels au couteau avec tel ou tel !! L'essentiel est de trouver un combattant de son niveau…

%%% \

Les amateurs de Spirou auront reconnu Gustave Labarbe, maire de Champignac.


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De Arca1943, le 21 juillet 2010 à 02:06

« Quand à Soral vous oubliez qu'il vient du parti communiste… », dit Frétyl.

Et alors ? Doriot aussi venait du Parti communiste. Et Bordiga de même. Oswald Mosley provenait du New Labour, à gauche du Labour Party. Mussolini est passé d'une extrême-gauche antipatriotique à une extrême-droite ultranationaliste. Et je vous épargne Déat et le néosocialisme.

Alors, "Untel vient pourtant du Parti communiste", ce n'est pas un argument.


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De fretyl, le 21 juillet 2010 à 13:27

Et alors ? Doriot aussi venait du Parti communiste. Et Bordiga de même. Oswald Mosley provenait du New Labour, à gauche du Labour Party. Mussolini est passé d'une extrême-gauche antipatriotique à une extrême-droite ultranationaliste. Et je vous épargne Déat et le néosocialisme.

Alors, "Untel vient pourtant du Parti communiste", ce n'est pas un argument.

Ouai, c'est pas à moi que vous l'apprendrez. Sauf que Soral = Fasciste, c'est aussi ridicule comme argument.

Il faudrait déjà d'ailleurs que Dieudonné et Le Pen soit fasciste…


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De starlight, le 21 juillet 2010 à 22:38
Note du film : 5/6

Honte à vous tous qui déviez des commentaires intéressants de ce site !… Que sont devenus les contributeurs spécialistes du "cinéma" ?…. Comme pas mal de nos collègues j'ai quitté ce site (mais je lis les interventions des uns et des autres pour voir cette dégradation)… Vous cherchez à faire quoi en parlant de "politique" ?…. Tout cela est de la responsabilité d'Impétueux qui a allumé la mèche…. Depuis toujours j'ai su qu'il provoquait avec ses certitudes, ses insinuations à 2 balles…. Qu'il reste sur ce site avec les 2 ou 3 petits laquais qui lui lèchent les bottes…. Il faudrait fermer DVDToile et vous recentrer sur Facebook sous l'intitulé : "Impétueux – Arca et Compagnie" !


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De Impétueux, le 21 juillet 2010 à 23:04
Note du film : 2/6

J'allume des mèches et j'écris des messages ; celui-ci est le numéro 3853 ; quand vous en serez là, Starlight, qui fûtes jadis mieux inspiré, vous pourrez causer… D'autant qu'il y a, au moins, sur les 3852 messages précédents, 4 ou 5OO où je me suis retrouvé bien seul, à parler de films que vous n'avez pas vus ou dont vous n'avez pas la moindre idée de parler.

DVDToile n'est pas un site de critiques, mais d'amateurs passionnés, souvent passionnants, qui n'ont en tête ni objectivité, ni mesure, en tout cas qui font comme il leur chante, et c'est très bien ainsi…

Que puis-je si à ma goguenardise devant l'interminable et lassant Lawrence d'Arabie et ma moquerie provocatrice – j'en conviens bien volontiers et je la revendique – DelaNuit a répondu par une vertueuse indignation et si la machine s'est emballée ? Auriez-vous préféré qu'elle continuât à ronronner comme elle le faisait depuis plusieurs mois ? 34 ou 35 messages sur le même fil, c'est inespéré (et ce n'est sûrement pas fini)… La position de l'Observateur au dessus du sort commun, celle que vous adoptez, celle du dessus de la mêlée, dans quoi on rentre pour envoyer un vigoureux coup de pied en vicelard, en jouant aux grandes consciences indignées me semble particulièrement lâche.

Je n'approuve pas nombres de propos de Frétyl, notamment sur ce fil, mais il a au moins le mérite de sortir à visage découvert, sans vergogne, avec de la vigueur et des convictions ; il n'est pas donné à tous d'avoir du caractère.

Conclusion provisoire : Lawrence d'Arabie est un film trop long et mou comme un caramel, et Peter O'Toole est absolument ridicule à gambader comme un poulpiquet sur le toit de ce train ; n'est pas Tintin qui veut.


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De Gilou40, le 22 juillet 2010 à 00:02

34 ou 35 messages sur le même fil, c'est inespéré (et ce n'est sûrement pas fini)…

Tiens , non, ce n'est pas fini ! En voilà un 36e ! C'est la Gilou qui, depuis le 20 mai attend qu'on lui explique pourquoi "on" lui a viré son message alors qu'elle posait une question qui d'ailleurs n'a pas eu de réponse ! C'était peut être moins excitant que vos histoires de pédales ou assimilé, mais elle aurait bien aimé savoir la Gilou ! Mais si pour avoir une réponse je dois me faire "Enculer" (sic), adhérer au FN ou parler de ma sexualité, c'est sans moi !

A vous relire, amis !


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De vincentp, le 22 juillet 2010 à 00:31
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Allons, allons… Que les esprits se calment. Gilou : ne vous offusquez pas si votre message a été supprimé. Nombre de mes propres messages l'ont été avant le vôtre et je suis toujours là.

Il pourrait être intéressant de recueillir les avis des uns et des autres, sur des thèmes ou films précis, assez connus, avec des arguments solides (liant fond et forme du long-métrage) à l'appui. Prenez par exemple The naked spur, édité en dvd, sur lequel j'ai posté un avis récemment. Les avis éclairés de Arca, Gilou40, Impétueux, Droudrou, Starlight seraient intéressants à connaitre (et complémentaires).


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De La lectrice, le 22 juillet 2010 à 18:02
Note du film : 6/6

Un monument du cinéma . Comment peut – on ne pas aimer ce film ?

J'aime ce genre de grande fresque historique qui font vibrer , donne des frissons . une histoire grandisose et un personnage plein de complexité . Les seconds rôles sont eux aussi de vrais personnages , excellents, qui rendent l'histoire pleine de vie et non seulement de grandeur désincarnée magnifique .

3h40 d'une épopée historique grandiose , 3h40 de pur régal . Mais outre une réalisation soigné , c'est un film très profond et psycho , une histoire dans l'Histoire des plus intéressantes racontant les aventures d'un grand homme , Lawrence d'Arabie , interprété par Peter O'Toole , dans son meilleur rôle .

Une musique épique qui couplée aux magnifiques prises de vue offrent un spectacle grandiose ; La terrible chute de l'officier T.E. Lawrence nous est compté avec une très grande subtilitée et grande sincérité , le tout accompagné par des scènes d'anthologie .

David Lean, un réalisateur et un conteur au sommet du 7éme art .

Impétueux je dois dire que vous m'avez déçu .


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De vincentp, le 22 juillet 2010 à 19:25
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Vous avez raison de souligner la qualité de la musique de Maurice Jarre, qui mixe envolées lyriques et aspects plus intimistes. Parfaitement adaptée au sujet et aux images. Et effectivement, ce film est une fresque historique de belle ampleur. Il faut simplement arriver à rentrer dans cette histoire, et pour cela ne pas avoir d'idées préconçues.

Après chacun est libre d'adhérer ou non. Pour ma part, certains "classiques" n'ont pas mes faveurs : pêle-mêle, Ariane, Paris, Texas, Jules et Jim… Les frères Taviani, j'ai du mal, etc… Idem pour certains Godard (Passion, Prénom Carmen) que je trouve insupportable.

Hum, le titre totalement stupide de ce fil (folle du désert) m'indispose également. On dirait un forum de beaufs. Impétueux, qui est un "modérateur" de ce forum a le devoir de le rebaptiser plus sobrement. On ne peut pas accepter que soient stigmatisés des comportements et une façon de vivre qui respectent les lois républicaines. Sinon, ou allons-nous ? Allons-nous nous en prendre ensuite aux basques ou aux bretons ? Organiser une chasse aux sorcières à la Mairie de Paris ?


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De Impétueux, le 23 juillet 2010 à 22:47
Note du film : 2/6

Comment ça, Vincentp, on n'a pas le droit de s'en prendre à ceux qui respectent les lois républicaines ? Les bras m'en tombent !! On a parfaitement le droit de s'en prendre à tout le monde, aux riches, aux pauvres, aux gros, aux minces, aux beaux, aux laids, aux infirmes, aux croyants, aux athées, aux démocrates, aux communistes, aux cinéphages, aux amoureux du camping, aux gastronomes, aux alcooliques, aux Toulousains, aux footballeurs, aux philatélistes, aux fumeurs, aux gymnastes, aux fonctionnaires, aux garagistes et ainsi de suite !

Quelle drôle d'idée de vous enfermer dans cette immonde notion de respect !

Si le colonel Lawrence, arabophile et francophobe m'est insupportable, je n'ai pas le droit de le dire ? Si j'estime qu'il a démoli un germe de stabilité au Proche-Orient, qui serait bien plus opportunément resté sous la férule tranquille de l'Empire ottoman, je n'ai pas le droit de le dire ? Si je me gausse de ses mœurs pédophiles, je n'ai pas le droit de le dire ?

Et si, pour en revenir au film, je trouve ridicules ses gambades évaporées, je n'ai pas le droit de le dire ?

Mais on a le droit de TOUT dire, sous bénéfice d'inventaire, et sous restriction des dispositions législatives ! On a le droit d'écrire des choses intelligentes, et des conneries, on a le droit de ne pas supporter un film, de trouver Gérard Philipe et Jean Marais insupportables et Danielle Darrieux divine. ou le contraire ! Qu'est-ce que c'est que cette bien-pensance organisée ?

Naturellement, que Lawrence éthéré et mignard m'a fait penser aux travestis de Priscilla folle du désert ; naturellement, que j'ai trouvé que c'était ridicule ; et que je l'ai dit. Et alors ? Faut-il, sur un site d'humeur, se contrôler, se censurer, châtrer ses aversions, ses sarcasmes, ses moqueries ? Nous sommes dans la cour de récréation, non ?

Vous pouvez donc courir longtemps pour que je modifie ou altère le titre donné à ce fil ! 41 messages, déjà, et des peignées délicieuses ! Supposez que j'intitule le fil Un film beau, mais trop long… qui pourrait comprendre la suite des messages et les délices de nos empoignades ?

Quant à La Lectrice (qui, donc, lit, mais n'écrit que rarement), que puis-je lui dire ? Je l'ai déçue ? Je ne savais pas qu'elle me tenait en estime telle que je puisse la décevoir ; et elle s'en consolera…. Qu'elle sache, en tout cas, que la musique de Michel Magne m'est un des rares sujets de contentement de Lawrence d'Arabie, que je tiens David Lean en estime, au moins pour l'admirable Pont de la rivière Kwaï, et aussi pour Docteur Jivago (avec quelques réserves) et que dire que Peter O'Toole a trouvé en Lawrence son meilleur rôle me paraît relever de l'enfoncement de portes ouvertes… (a-t-il joué autre chose dont on puisse se souvenir ?)


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De cinefil123, le 24 juillet 2010 à 19:35

Message pour DelaNuit : Je n'interviens jamais dans ces débats, et j'ai jugé bon de le faire lorsque vous avez été attaqué d'une manière aussi bête qu'injuste.

J'ai eu tort, car quelques messages plus loin, votre assaillant avouait qu'il collait au moule d'Alain Soral. Si je l'avais su, je me serais gardé d'intervenir car on ne répond pas à ces gens là. Il vaut mieux les laisser prêcher dans le désert. Peut-être, dans ce cas précis, rencontreraient ils la folle dont on cherche en vain la présence dans "Lawrence d'Arabie".

J'ai par la même occasion, appris que les "modérateurs" pouvaient censurer certains articles, tout en exprimant librement leurs opinions que personne ne pouvait censurer. Il y a là, disons… une anomalie qui met à jour un certain état d'esprit. Je suis pour les modérateurs, evidemment, mais à condition qu'ils n'interviennent pas dans le débat, comme cela est le cas dans tous les sites similaires. On ne peut être juge et partie. C'est anti-démocratique, c'est contraire à la libre pensée.

Il y a quelques années, à la radio, Monique Pantel, une vieille critique ringarde, avait traité Brad Pitt de "Folle du Tibet" et Léna Ollin de "Lena Boudin". Ce genre d'attaque n'a rien d'original, contrairement à ce que peuvent penser leurs auteurs. Il y en aura d'autres, et encore d'autres. Le mieux est de les laisser dire.


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De crego, le 24 juillet 2010 à 20:04
Note du film : 4/6

Monique Pantel!!!! je l'avais complètement effacée celle là! C'était vraiment le fond du fond du panier en manière de journalisme ciné. Drôle de madeleine de Proust.


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De Gilou40, le 24 juillet 2010 à 20:26

Pour ma modeste part, je retire le mot "pédale", écrit dans un moment de colère, qui n'avait d'ailleurs rien à voir avec le débat.. J'ai, dans mon entourage proche, des homosexuels dont j'apprécie très souvent la mentalité et le savoir vivre que pourraient leurs envier bien des hétéros.

Pour le film, il est trop loin dans ma mémoire pour que j'exprime une quelconque opinion.


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De sophie75, le 26 juillet 2010 à 12:39
Note du film : 5/6

Depuis Le pont de la rivière Kwai, David Lean est devenu un spécialiste du film à grand spectacle où le thème central flirte avec des thèmes grandiloquents et universels à la fois. Là, le réalisateur s'attaque à brosser la prodigieuse destinée de Lawrence d'Arabie, fondateur des sept piliers de la sagesse (peut-être que certains contributeurs ne perdraient pas leur temps à y jeter un coup d'oeil…).

La force de ce film, outre les décors naturels jordaniens, marocains ou espagnols, repose sur une gallerie d'acteurs tout aussi poignants les uns que les autres. Notamment Alec Guinness, Anthony Quinn, Claude Rains, Jack Hawkins ou encore Anthony Quayle.

Néanmoins, ce film est un peu trop surestimé en raison d'un rythme souvent trop lent et d'un parti pris emphatique voire pompeux. Et puis, le guindé et doucereux Peter O'Toole fait tâche dans le casting haut en couleur.


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De vincentp, le 26 juillet 2010 à 15:16
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Eh bé, je suis bien esseulé avec ma note de chef d'oeuvre. Même Sophie75, qui fut ma compagne d'un jour sur un autre fil, ne se rallie pas à ma cause.

Et pourtant, voici ce que dit Wikipedia à son sujet.

Ce film est considéré comme un des chefs-d'œuvre du cinéma : il a été récompensé par sept oscars, dont celui du meilleur film. Il propulse Peter O'Toole et Omar Sharif au rang de légendes du cinéma. Il est aussi particulièrement bien classé dans le Top 100 de l'American Film Institute, où il se trouve être à la cinquième place. Le tournage a duré plus d'un an, de mai 1961 à octobre 1962. Une partie de ce tournage s'est déroulée à Almería en Espagne pour les scènes se passant dans le désert cf studios Texas Hollywood.


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De sophie75, le 26 juillet 2010 à 15:56
Note du film : 5/6

La notion de chef-d'oeuvre est toute relative. Chaque spectateur, selon son âge, son sexe, son humeur du moment, etc., se fait une idée personnelle de ce qu'il voit. Et à mon humble avis, si les qualités (esthétiques ou historiques) de ce film sont indéniables, je ne puis suivre votre optimisme béat à l'égard de cette oeuvre que je trouve ampoulée et très très longue avec de surcroît un ergot de taille en la personne de Peter O'Toole nanti de son charisme d'huître et des déhanchements dignes de Paul-le-poulpe !

La subjectivité et le libre arbitre sont les égides protecteurs d'une certaine uniformité quoiqu'en disent wikipédia, la médiathèque de Die ou l'American Film Institute. Carné me rebute alors que beaucoup l'encensent. Certains tressent des couronnes de laurier à O'Toole alors qu'il m'horripile. Chacun est libre de ses goûts neénmoins je ne crois pas qu'il faille disserter sur un site de cinéma de problèmes sociétaux ou personnels.


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De Impétueux, le 26 juillet 2010 à 17:56
Note du film : 2/6

Paul-le-Poulpe !!!

Pas mal inventorié ! Que m'eût-on dit si j'avais trouvé O'Toole gluant et ventouseux !!!

Revenez quand vous voulez, Sophie75 ! Et Bonjour chez vous !, comme on dit dans Le prisonnier.


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De vincentp, le 26 juillet 2010 à 21:10
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Peter O'Toole (78 ans le 2 aout 2010) toujours en activité sur les plateaux de tournage. Ses interprétations sont de qualité (Lord Jim, pour ne citer qu'un seul titre). Il est l'un des rares qui surnage dans le récent Troie. Un bon professionnel, au registre étendu…

Les jugements négatifs et sans appel des deux intervenants qui me précèdent me paraissent bien excessifs et bien surprenants !


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De DelaNuit, le 27 juillet 2010 à 17:38
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Pour les différentes facettes de Peter O'Toole, on peut aussi aller chercher du côté du médiéval Le lion en hiver, le SS psychopathe de La nuit des généraux, le mécano de La guerre de Murphy, l'ange de la mort de La Bible… et puis bien sûr l'incarnation du Lord Jim de Joseph Conrad.

Mais il est normal qu'un acteur ne soit pas apprécié par tous. Le charisme, comme la beauté, sont très subjectifs, et il n'est pas rare que les personnages originaux soient adorés des une et haïs des autres. Le pire, n'est-ce pas l'indifférence ?

En l'occurrence, le colonel Lawrence, dont la notoriété faisait déjà débat il y a près d'un siècle, continue aujourd'hui à faire controverse, y compris à travers son interprète.

Le film de David Lean ainsi que le livre de Lawrence "Les 7 piliers de la sagesse" sont indéniablement des événements marquants de l'histoire du cinéma et de la littérature du XXème siècle. Mais on ne peut pas demander à chacun de les aimer, et heureusement, car une telle uniformité serait presque décevante, surtout pour un personnage tel que Lawrence qui a manié l'ambiguïté toute sa vie, à bien des niveaux !

Cinéfil123, merci pour vos interventions. Mais ne souhaitez par à Impétueux de rencontrer Lawrence dans le désert… car on peut dire bien des choses confortablement installé derrière un écran d'ordinateur, c'est une autre histoire d'aller insulter sur son terrain un illuminé au coup de sable facile…

Et d'ailleurs, je soumets cette petite proposition à tous nos lecteurs ; celle de s'essayer, comme Lawrence, à faire brûler jusqu'au bout entre ses doigts une allumette sans montrer la moindre douleur. Attention à l'égo si vous n'osez pas ou n'y arrivez pas : vous avez moins de cran qu'une "folle"…


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De Impétueux, le 27 juillet 2010 à 22:45
Note du film : 2/6

Mais je n'ai rien contre Peter O'Toole, contrairement à ce que vous faites mine de croire, même si je n'ai pas vu grand chose de tous les films que vous citez !

Il me semble que Vincentp s'est autocensuré en supprimant de son message la référence à l'intéressant Caligula de Tinto Brass ; il a bien eu tort, car O'Toole y interprète un Tibère aussi glaçant, ambigu, scabreux, immonde que La vie des douze Césars le dépeint ; il me semble patent que l'acteur était fait pour ces rôles de type douteux, fêlés, vicieux… il en faut !

Cela dit, quelle drôle d'idée, DelaNuit d'inciter le vaste public de DVDToile à s'infliger une brûlure incongrue en gardant dans ses doigts une allumette embrasée ! Si Lawrence était masochiste, ce qui me semble assez bien aller de pair avec d'autres de ses pulsions, que voulez-vous qu'on y fasse ? Il y a des torturés qui se scarifient, qui se font implanter des machins sous la peau, qui découpent leur sexe en deux (le délicieux fakir Musafar, gloire des actionnistes étasuniens)…. Ma foi ! Si ça leur chante ! Chacun son truc ! J'ignorais que vous aviez ce travers-là…

Bonjour chez vous !

Ah ! 49 messages ! Encore un effort, chers amis pour passer la demi-centaine !


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De DelaNuit, le 29 juillet 2010 à 10:33
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Pour se donner le sentiment d'exister ou flatter son égo, certains jouent avec des allumettes ou vont se perdre dans le désert… d'autres font de la provocation gratuite sur internet… bien à l'abri derrière leur ordi.

Chacun son truc !

Ca fait 50, le compte y est ?


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De cinefil123, le 29 juillet 2010 à 17:06

Message pour DelaNuit.

Votre dernier agresseur, DelaNuit, fait mine de ne pas comprendre votre humour et détourne vos propos pour vous décocher quelques flèches insultantes dont il a le secret et auxquelles plus personne ne prête attention.

Seul son propre humour trouve grâce à ses yeux. Mais à force de déverser son venin, il est devenu triste à faire pleurer un oignon.


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De Impétueux, le 29 juillet 2010 à 18:56
Note du film : 2/6

Je suis si peu à l'abri derrière mon écran que mon nom et mon adresse de messagerie figurent à plusieurs reprises sur le site.

Et, sur une simple demande, je pourrai même vous donner mon numéro de téléphone, si ça vous dit de me chercher querelle…


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De Gilou40, le 29 juillet 2010 à 19:23

CHICHE !!!

J'ai lu qu'il ne fallait pas prononcer ce mot avec vous…


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De vincentp, le 29 juillet 2010 à 20:13
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Recentrons le débat sur Lawrence (et reconnaissons à Impétueux le mérite d'avoir réveillé le forum assoupi). Ce long-métrage me fait penser à Barry Lyndon voire à d'autres films comme Cléopatre, Autant en emporte le vent, Ben-hur. La longueur, allié à un style qui n'est pas forcément académique, peut avoir pour effet une immersion difficile du spectateur, surtout via le format dvd. Dans une salle de spectacle, sur grand écran, l'humeur du spectateur est susceptible d'être différente. C'est un film à voir totalement relaxé, et si possible sur grand écran. J'ai parfois perçu des écarts de ressenti importants sur certains films entre les deux formats, par exemple Eté précoce, Aventures en Birmanie (*). L'occupation de l'espace, les mouvements composent une véritable chorégraphie, qui agit sur le mental du spectateur. Ceci peut être parfois difficilement ressentable avec un simple téléviseur. Comme pour un opéra ou un ballet. De mon point de vue, le jugement du spectateur doit se faire via une vision en salle, si possible avec un écran de taille importante.

(*) : Le Grand passage, Southern comfort, L'étrangleur de Boston, Terreur aveugle, Pauline à la plage, Klute et plusieurs Minnelli m'ont laissé aussi de grands souvenirs en salle (salle Henri Langlois à la cinémathèque, l'arlequin, salle 500 au forum des images, grande salle au Grand action, grande salle au centre Pompidou, par exemple à Paris)


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De DelaNuit, le 30 juillet 2010 à 13:18
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Recentrons donc le débat sur Lawrence…

Je pense qu'il y a un malentendu à propos de ce film : ses images du personnage sur fond de désert et la musique de Maurice Jarre qui les accompagne sont tellement connus que ce film à la réputation d'un grand film épique populaire comme Autant en emporte le vent, Les canons de Navarone ou Les 55 jours de Pékin. Mais à mon avis il s'agit plutôt d'un film d'auteur, a fortiori dans sa version longue. En tout cas pas un film destiné à plaire de façon consensuelle à tout public.

Il est évident que le visionnage de ce film en vidéo, amoindrissant l'impact des images, n'arrange pas les choses.

Un plan m'a beaucoup plu, dont on ne parle jamais : vers le milieu du film, dans une des salles de l'ambassade de Grande Bretagne, Lawrence est filmé devant un mur sur lequel se déploie une mosaïque romaine. Celle-ci représente la chute d'Icare ou de Phaëton, je ne sais plus lequel des deux, mais en tout cas un personnage de la Mythologie grisé par l'enthousiasme de se prendre pour un dieu, s'élevant dans le ciel puis perdant le contrôle, finissant par chuter et s'écraser en bas. Ce plan tout sauf gratuit annonce la suite des événements pour Lawrence : son ascension puis sa chute…


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De starlight, le 30 juillet 2010 à 13:40
Note du film : 5/6

Je cite les propos de "DELANUIT" : "ce film à la réputation d'un grand film épique populaire comme Autant en emporte le vent, Les canons de Navarone ou Les 55 jours de Pékin. Mais à mon avis il s'agit plutôt d'un film d'auteur, a fortiori dans sa version longue. En tout cas pas un film destiné à plaire de façon consensuelle à tout public. Il est évident que le visionnage de ce film en vidéo, amoindrissant l'impact des images, n'arrange pas les choses"

Vous savez tous que je n'interviens plus sur ce site, mais continue à le lire… au même titre que je lis les "conneries" de l'affaire Bettencourt !… Cela dit : arrêtez de dire n'importe quoi sur ce film sans vous replonger dans l'année (1962) de sa sortie !… Ce fut un évènement salué par la plupart des critiques et qui a été récompensé par des oscars… Ceux qui le critiquent n'étaient peut-être par nés en 1962, mais je peux vous dire que la projection de cette épopée sur écran 70MM avec la musique de Maurice Jarre attirait des foules au même titre que les autres "fresques" citées plus haut ! Alors évidemment sur un écran de télévision bien calé dans ses pantoufles, cela n'a plus d'intérêt ! Je souhaite simplement que mon intervention soit la dernière pour ce "très" bon film (redondances) sauf à penser que notre collègue IMPETUEUX remette 2 sous dans la musique, histoire d'exciter nos humeurs déjà titillées par la canicule de cette fin juillet !


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De DelaNuit, le 30 juillet 2010 à 15:16
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Je ne comprends pas, Starlight, la raison de votre énervement.

Est-ce porter atteinte à ce film que le considérer comme un film d'auteur ? S'il me plait de le considérer ainsi (en raison par exemple d'un personnage plus ambigu que d'autres et d'un parti pris de lenteur dans certaine scènes), cela ne met pas pour autant en cause sa qualité (ma note parle d'elle même, la même que la vôtre d'ailleurs) ni même sa possibilité de rencontrer le succès.

On peut peut avoir des perceptions différentes sans pour autant que l'un des deux dise "n'importe quoi"… Décidément, quelle agressivité autour de ce film…

Entre les provocateurs à deux balles et les gardiens du temple sur le qui vive… Sans aucun doute la preuve qu'il s'agit pour un certain nombre de cinéphiles d'une oeuvre culte !


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De starlight, le 30 juillet 2010 à 17:20
Note du film : 5/6

Reconnais bien volontiers que je me suis "emporté" pour rien… votre note plaide effectivement en faveur de ce film-culte !

J'ai dû perdre la main en ne nuançant pas mes commentaires…. le fait d'avoir quitté ce site, d'avoir pris de l'âge et de lire les agressivités de certains contributeurs… Cela devient vraiment contagieux !… Encore mes excuses… sachant qu'il faut vraiment se replacer dans les années 60 pour comprendre que "globalement" il s'agissait d'un grand film…. Certes des longueurs, mais qui passaient très bien dans une bonne salle de ciné sans une femme avec chapeau à plume devant vous !


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De vincentp, le 31 juillet 2010 à 08:45
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Nous lisons avec attention vos avis éclairés, Starlight, et vous avez raison de nous rappeler quel fut l'impact du film à sa sortie. Comme Delanuit, il me semble que Lawrence regorge de scènes et de détails magnifiques.

Il serait par ailleurs intéressant que les différents contributeurs de ce forum regardent a Canterbury tale de Powell-Pressburger, film que j'aie revu hier soir, et apprécié différemment. Il s'agit d'un film très étrangement construit, les avis des uns et des autres seraient intéressants à connaitre. Soirée cinéclub peut-être en vue sur ce forum ! Nb : je posterai mon deuxième avis sur A canterbury tale ultérieurement.


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