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Forum : La Jeune fille de l'eau

Sujet : Avis


De dumbledore, le 10 décembre 2006 à 10:52
Note du film : 1/6

J'ai également essayé cette jeune fille de l'eau… sans avoir réussi à aller jusqu'au bout tellement ce film est une profonde débilité. Entre les coïncidences scénaristiques (la présence à proximité de la vieille asiatique qui connaît – comme par hasard donc – la légende), et la présence du réalisateur dans le rôle mythomane de celui qui sauvera le monde grâce à son oeuvre !!! Beurk.


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De jipi, le 12 janvier 2007 à 10:36
Note du film : 5/6

Le monde magique des océans est délaissé au profit de la conquête des terres, l'homme s'est déconnecté de la féerie des eaux, le monde bleu chassé des esprits a laissé sa place à la normalisation tellurique.

L'être humain est cloîtré dans des modules thématiques : immeuble de verre, bricolage, mots croisés, cours d'étudiant, critiques d'art, le courant ne passe plus dans cette toile ne fonctionnant que par quelque arrêts facultatifs entre les composants, Les portes se ferment presque brutalement après quelques renseignements difficilement obtenus..

Story (Bryce Dallas Howard) belle Narf aquatique pale et ruisselante parachuté dans ce monde ne valorisant que les hobbies alimentaires ou de divertissements va remettre de l'ordre dans tout cela, à son contact les bégaiements de Cleveland Heep (Paul Giamatti) gardien d'immeuble solitaire, isolé, chauve, binoclé et ventripotent s'arrête instantanément.

Le monde bleu est confondu avec un nom d'immeuble, la séparation entre l'environnement terrestre et aquatique ne peut se combler que par la résurrection de comportements de groupes oubliés redonnant vie au tracé existentiel le plus merveilleux, une guilde reformatant un groupe émotionnel de travail, une sensibilité chassant un existentiel faussement protecteur ne sauvegardant que des taches répétitives exécutées seuls dans son coin.

Story douce et attachante à besoin des hommes, sa dépendance s'ajoute à une puissance persuasive par la maîtrise de la prédiction, les visages sont attentifs devant des futurs dévoilés, la confiance envers cette créature de l'onde est acquise, une équipe soudée se façonne, fabrique le retour d'une douceur instantanée dans son monde.

Revenue à la vie grâce à des larmes et des mots trop longtemps contenus un cœur pur à l'image de l'uniformité des eaux se blottit dans les bras d'un protecteur ressourcé.

La jeune fille de l'eau malgré quelques maladresses positionnées sur des scènes inutilement longues est une oeuvre correcte avec entre autre la désopilante scène d'ouverture de la traque d'une bête mystérieuse terrorisant un groupe soudé réactif uniquement par la peur.

L'esthétisme n'acceptant que ses semblables est enfin balayé, Story est belle, Cleveland presque repoussant, pourtant de merveilleux sentiments passent entre eux, Story en toute confiance s'endort dans les bras de cet homme meurtri, l'entoure de ses bras en le contemplant, ce n'est pas un mari, ni un amant, ni un père, c'est une pierre angulaire entre l'eau et la terre.

Des personnages insignifiants, solitaires ne se côtoyant que par la procédure deviennent une chaîne intellectuelle de protection permettant à une majesté venue des airs d'emporter vers son site originel un raisonnement élaboré par deux mondes oubliés que le cœur à reconstruit.

Night Shyamalan est un grand monsieur.



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De Freddie D., le 12 janvier 2007 à 10:41
Note du film : 1/6

Tu es sûr, Jipi ? On parle bien de La jeune fille de l'eau, là ?


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De jipi, le 12 janvier 2007 à 10:47
Note du film : 5/6

Bonjour Freddie

Oui je sais, c'est presque une daube, j'essaie de sauver l'ensemble par la force du message.


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De jipi, le 12 janvier 2007 à 11:37
Note du film : 5/6

Bonjour Vincentp

J'essaie de maintenir à flots un message performant discrédité par un traitement médiocre, terne et ennuyeux. Il nous faut à tous beaucoup de patience, de tolérance et de temps afin de comprendre le mécanisme interne de Night Shyamalan qui sera certainement une révélation quand il sera intégralement compris, pour l'heure ce bonhomme par ce film retourne à la condition d'un Tohu Bohu en construction.


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De jipi, le 12 janvier 2007 à 12:26
Note du film : 5/6

Et puis reconnaissons que la scène de la belle endormie dans les bras d'un balourd est bien belle, enfin quelque chose de jeune, de beau, de dénudée, de fin blottie en toute confiance au dessous d'un visage d'aspect faussement satirique enfin non rejeté par les approches sélectives esthétiques d'un aspect hors norme par un corps dégalbé et une différence d'age condamnant la consommation d'un tel privilège. Rien que pour cette ouverture d'esprit, ce film a une valeur.


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De Freddie D., le 12 janvier 2007 à 16:10
Note du film : 1/6

Je crois que sa seule valeur, est d'avoir permis à Night d'évacuer sa haine des critiques, de s'être autopromu sauveur de l'humanité (du cinéma ?), et avec un peu de chance, de lui donner l'occasion de passer à autre chose. Des bons films comme Sixth sense, ou même des presque bons comme Le village.


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De PM Jarriq, le 24 janvier 2007 à 10:03
Note du film : 1/6

En voyant que Shyamalan avait été nommé au "Razzie" du pire acteur de l'année, je me suis demandé quels réalisateurs avaient réussi à donner une interprétation convenable dans un film… Pialat peut-être, en flic dans Que la bête meure ? Quant aux autres, De Truffaut (L'enfant sauvage) à Tarantino (From dusk till dawn), en passant par Chabrol (terrible !), Vadim (dans Série noire pour une nuit blanche), Cronenberg, et j'en passe, ce n'est pas fameux !


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De Impétueux, le 24 janvier 2007 à 10:26

Je citerais tout de même Sacha Guitry – mais c'est un peu spécieux, tant le réalisateur et l'acteur étaient en lui liés, mais aussi Jean-Pierre Melville, dans Deux hommes dans Manhattan ; il y a aussi l'anecdotique Mocky dans plusieurs de ses films, Jean Renoir dans La règle du jeu, Lucas Belvaux

Mais en fait je vous ai peut-être mal compris…


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De aragorn, le 24 janvier 2007 à 11:03

John Huston, Otto Preminger ont été d'excellents acteurs.


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De droudrou, le 24 janvier 2007 à 17:39

Connaissant Jipi, son avis à propos du film ne m'étonne pas. Donc, n'ayant nullement en tête d'aller voir le film ou d'en faire l'acquisition quand il sera disponible en DVD, je ne m'immiscerai pas dans la discussion.

En ce qui concerne le metteur en scène, Shyamalan machin, je serai très réservé à propos de ses oeuvres précédentes. Jipi a peut-être raison quand il dit que nous ne le comprenons pas mais je serai assez tenté de dire la même chose à propos de Shyamalan Machin. Nous nous trouvons confrontés à des sujets où la culture des uns et des autres fait que nous pouvons ou ne pouvons pas aborder "l'objet" de la même façon.

Je crois que la première fois, tout un chacun a pu prétendre dire "il est une découverte" mais, je crois, la découverte a vite présenté ses points extrêmes…

 

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De PM Jarriq, le 24 janvier 2007 à 21:04
Note du film : 1/6

A part Melville, tous ceux que vous citez (à juste titre) ont eu une formation de comédien. Je parle des réalisateurs à l'égo surdimentionné qui ne peuvent plus se contenter de rester derrière la caméra. Pour notre plus grand malheur, la plupart du temps !


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De DelaNuit, le 27 mai 2007 à 20:25
Note du film : 4/6

Puisque ce forum permet de donner son avis, j'avoue avoir bien aimé "La jeune fille de l'eau", en le considérant comme un petit film sans prétention mais agréable à regarder, et finalement plus attachant dans sa simplicité que bien des grosses machineries bourrées d'effets spéciaux.

Certes, la réalisation tient peut-être davantage du téléfilm …mais j'ai trouvé l'actrice touchante et j'ai apprécié les références mythologiques, telles l'intervention finale du Grand Aigle qui, des métamorphoses de Zeus/Jupiter ou Horus dans les légendes antiques à la chanson de Barbara ("L'aigle noir"), en passant par "Le seigneur des anneaux", est décidément un thème mythologique récurrent jusque dans le cinéma contemporain, comme un lien indéfectible et toujours renouvelé avec les récits fondateurs de notre culture.


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De Arca1943, le 11 octobre 2008 à 19:25

« Je parle des réalisateurs à l'égo surdimentionné qui ne peuvent plus se contenter de rester derrière la caméra. »

J'en ai trouvé un pas mal du tout, même si j'ignore s'il a l'ego surdimensionné : Roman Polanski dans Le Bal des Vampires et Le Locataire.


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De PM Jarriq, le 12 octobre 2008 à 13:51
Note du film : 1/6

C'est vrai, Polanski. Je ne pense pas que ce soit un immense acteur, mais il a une personnalité singulière, et probablement un vécu, qui lui donnent une certaine épaisseur à l'écran. Mais il est fort probable que Le locataire se serait mieux porté avec un vrai comédien à sa place, d'autant que le personnage est omniprésent.


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