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Forum : Le Diable par la queue

Sujet : Un film charmant


De larry, le 24 décembre 2005 à 18:53
Note du film : 6/6

L'histoire est charmante, les décors enchanteurs, la réalisation enlévée, la musique de Georges Delerue sublime et toujours à point nommée , les acteurs sont parfaits et malheureusement disparus pour la plupart.


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De Wolf Larsen, le 24 décembre 2005 à 20:12
Note du film : 4/6

Même si j'ai du mal à supporter le numéro de Montand, le reste du casting, et la petite musique de De Broca valent le détour.


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De PM Jarriq, le 16 août 2007 à 08:46
Note du film : 3/6

Tant d'années après, Le diable par la queue ne sort pas tout à fait indemne, et enjolivé par les souvenirs, il se révèle bien inconsistant. Bien sûr, c'est charmant, léger, enjoué, mais le film sent le bâclage, le travail à la va-vite, le manque absolu de rigueur, que ce soit dans l'écriture, le casting ou le rythme. Ainsi, si Madeleine Renaud, Maria Schell et Marthe Keller (dont on aperçoit la petite culotte dans toutes les scènes où elle apparaît !) sont justes et charmantes, si Rochefort est excellent en baron mollasson et sentencieux, Montand, Marielle, Gélin (et ne parlons pas de l'ineffable Tanya Lopert, de Balutin et Tornade !) sont des caricatures impossibles, des pantins ridicules et vraiment peu drôles. L'équilibre entre la grosse farce à la Lautner (tout ce qui concerne les gangsters) et le marivaudage champêtre est constamment rompu, et au bout du compte le film paraît bien plus long que sa durée réelle.

Nommé César pour la première fois, avant le film de Sautet et Jean de Florette, Montand fait un numéro pénible, annonçant celui du Grand escogriffe, et vampirise un peu le film, au détriment de bons comédiens comme Piéplu ou Clotilde Joano, à qui il reste peu d'espace vital. C'est d'autant plus regrettable, que leur scène à deux, à la fenêtre, est une des plus réussies et poétiques du film, grâce à la finesse des deux acteurs.

Heureusement, la musique de Delerue, d'heureuses idées de casting (on dirait vraiment que Schell et Keller sont mère et fille), et des instants de fantaisie, viennent égayer Le diable par la queue, un film qu'on aurait aimé apprécier davantage.


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De fretyl, le 12 juillet 2009 à 16:02
Note du film : 2/6

Hou là là… Quel coup de vieux. C'était certainement à l'époque un divertissement sympathique et enlevé. A le voir aujourd'hui, "tout" (y compris la petite culotte de Marthe Keller) à vieillit. La musique de Delerue aussi belle soit-elle ne colle jamais avec le film, et comme le dit PM Jarrig les deux caricatures façon Lautner des truands abrutis, sont bien loin d'être hilarants.
On s'ennuie civilement, et le film ne trouve jamais son rythme. Même Montand pour son premier rôle comique n'a pas l'air à sa place, alors que le film ne se regarde "vraiment" que pour lui. Le diable par la queue ressemble à une grosse bulle de savon, qui n'a pas duré.
Et au final, une espèce de tristesse déprimante insondable finit même par sortir de ce film, dont la gaieté parait continûment factice !


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De vincentp, le 13 juillet 2009 à 15:22
Note du film : 4/6

Le souvenir -lointain- néanmoins d'une prestation de Marthe Keller de qualité. Mais Montant surjoue et montre ses limites…


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De fretyl, le 13 juillet 2009 à 16:54
Note du film : 2/6

A y regarder de près, sans dire que c'est un pitoyable acteur, Montand aura souvent été mauvais, par rapport à d'autres acteurs de sa générations. Dans Le hasard et la violence par exemple, Montand sera loin d'y être brillant ; dans Clair de femme son jeu beaucoup trop effacé donnait l'impression que n'importe qui, aurait pu jouer à sa place, dans Le grand escogriffe il cabotinait encore plus que dans Le diable par la queue  ! Et pour certains (pas pour tout le monde) Montand n'a pas bien joué le papet de Jean de Florette et de Manon des sources … Et je n'ai pas non plus entendu parler qu'en bien de sa présence dans Les routes du sud

Heureusement on oubliera pas ses prestations dans L'aveu, Z, Police python 357 César et Rosalie ou Le sauvage !


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De vincentp, le 13 juillet 2009 à 19:17
Note du film : 4/6

On N'oubliera pas non plus sa prestation assez convaincante dans Le cercle rouge. Il n'était pas fait pour jouer la comédie, mais plutôt des durs à cuire.


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De fretyl, le 13 juillet 2009 à 20:02
Note du film : 2/6

Ça dépend ! Par exemple Le choix des armes souffre un peu trop de la présence de Montand, justement parce qu'il n'a pas l'air d'un gros dur. Comme le constate Pm Jarrig sur le fil du film, dans le même rôle Ventura aurait eu plus d'effet. Alors que par contre dans le registre à demie léger de César et Rosalie Montand excelle !


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De Pianiste, le 18 mars 2014 à 12:26

Il est vrai que Le Diable par la queue est un film charmant et plaisant. Yves Montand interprète à merveille un séducteur sans scrupules (rôle qui lui va très bien) et Jean Rochefort, bien que moins professionnel qu'à son habitude, est encore une fois à la hauteur de nos espérances. Ce film a un-peu vieilli mais n'a en rien perdu de ce petit rien qui en fait un plaisir à regarder. Il fait partie de ces moments de cinéma qu'on apprécie de revoir encore et encore.


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De JIPI, le 6 décembre 2023 à 11:49
Note du film : 5/6

Un temps révolu peut-être à jamais ou l’on pouvait encore se dénuder moralement et physiquement dans la joie et la bonne humeur loin de tous préjugés quels qu’ils soient.

De jolies femmes de tout âge pleines de vie entreprenantes, aguichants sans jamais provoquer, libre d’exprimer leur légèreté et leur décalage dans un contexte farfelu.

Un dynamisme constant que l’on partage bien souvent dans un état second sur un site protégé, loin de la foule déchainée.


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De Impétueux, le 7 décembre 2023 à 19:26
Note du film : 4/6

Au fait, si vous recherchez un peu la signification et l'origine de l'expression Le diable par la queue, vous pouvez tomber sur celle ci-après, qui me semble correspondre assez bien au tour, à l'esprit et au déroulement du récit du film… Car qu'est-ce que ça peut pouvoir dire, Le diable par la queue au-delà du simple être dans le plus complet dénuement ? Eh bien, si l'on va un peu plus loin, on trouve que celui qui tire la queue du diable est quelque miséreux qui aurait recours au Malin afin que ce dernier exauce ses faveurs et qui refuserait de lui lâcher la queue tant qu’il n’aurait pas répondu à ses demandes. Et comme Philippe de Broca, le réalisateur, et Daniel Boulanger, le scénariste étaient des hommes à la fois extrêmement spirituels et extrêmement cultivés, il ne m'étonnerait pas – vraiment pas du tout – qu'ils aient choisi ce titre dans cette optique particulière

Tiens, tiens… Si vous avez regardé le film, vous verrez assez vite de quoi je veux parler. Et que l'élégance du délicieux Philippe de Broca, narquois, spirituel, dix-huitièmiste (comme le fut Éric Rohmer) aura mis au-devant de la scène. Une sorte de thébaïde insouciante et farfelue où vivent quelques délicieux, attachants et insignifiants parasites, un château admirable et vermoulu, dont la toiture percée de partout s'affaisse, dont les chambres aux subtils et sublimes décors s'effritent, où le seul serviteur est un pauvre bossu fidèle. Il y a là, maître et seigneur (vous n'attendez pas que je mette ces titres et fonctions au féminin, j'espère ? sinon, déchantez et ne me lisez pas !), il y a donc là la marquise de Coustines (Madeleine Renaud) dont tout montre qu'elle a vécu une longue vie de volupté, de libertinage et d'insouciance.

La marquise règne sur une dèche heureuse, tranquille, souriante ; son admirable demeure est censée recevoir, en caractère, des voyageurs, des hôtes qui y trouveront tranquillité et beauté harmonieuse. Elle n'abrite guère qu'un pensionnaire, l'atrabilaire Patin (Claude Piéplu) et la smala familiale : Diane (Maria Schell) et Georges (Jean Rochefort), à la relation conjugale un peu perverse, l'un et l'autre très excités par les flirts qu'ils commettent au vu et au su de leur conjoint. Puis la délicieuse, lumineuse Amélie (Marthe Keller), toujours nu-pieds et blanc culottée, déjà divorcée à 19 ans et qui fait tourner en bourrique son amoureux Charly (Xavier Gelin), le petit garagiste du patelin, qui ne peut jamais résister à ses coquineries et à son charme. Et enfin la cousine Jeanne (Clotilde Joano), pianiste diaphane…

Philippe de Broca place et situe exactement son préambule, superbe de rythme et de gaieté. Pour que le château-hôtel reçoive un peu de clients, la démone Amélie/Keller poussée par grand-mère et mère va inciter son amoureux Charly, garagiste indélicat, à mettre en panne les voitures de ceux qui ont le malheur de s'arrêter à sa station-service. Puis à les conduire au château où ils seront pratiquement rackettés par la marquise. Tout cela est drôle, virevoltant, gentiment immoral, très amusant.

Le film se gâte un peu quand y intervient sa vedette (ce qui est plutôt embêtant, n'est-ce-pas ?), c'est-à-dire César (Yves Montand), brillante canaille, gangster délicieux qui séduit d'emblée toutes les femmes de la famille. On peut dire, d'abord, qu'il cabotine au-delà de ce qu'il a jamais cabotiné, ce qui n'est pas rien. Mais davantage, il impose une histoire finalement assez banale : il a cambriolé une banque avec deux complices (vraiment minables : Pierre Tornade et Jacques Balutin, dont les apparitions font baisser la température du film de plusieurs degrés) et il cherche à échapper aux recherches.

On a compris : toutes les femmes qui sont présentes au château, celles de la famille et aussi les visiteuses (Tanya Lopert, Janine Berdin), rameutées par le garagiste, c'est-à-dire envoyées là par ses sabotages habiles, sont fascinées par ce grand escogriffe séduisant et séducteur qui les conquiert, les charme, les émerveille, les fascine et avec qui elles sont à deux doigts de succomber.

On aura aussi compris que César ne cherche d'abord qu'une chose : c'est de quitter la belle thébaïde avec le million de francs qu'il a cambriolé ; on comprendra vite qu'il subira, comme d'autres, le charme languide, délicieux du château.

Le film est gai, drôle, libertin ; l'érotisme y est omniprésent : non seulement la baronne Amélie/Keller est un vivant attentat à la pudeur, mais sa mère Diane/Schell, voire sa grand-mère/Renaud et sa cousine Jeanne/Joano sont délicieusement séduisantes : nous sommes dans une sorte de fête intelligente, élégante, virevoltante. Qui n'aimerait aller passer son existence dans ce château ?

D'ailleurs, à la fin, tout le monde, au mépris de l’honnêteté élémentaire, va désormais y vivre heureux… Ce qui est, au demeurant, une morale excellente.


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