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Comédie 6* avec Gassman & Peppino


De Tamatoa, le 10 juin 2013 à 02:25
Note du film : 5/6

Moi qui ne suis pas un thuriféraire (ca y est, je sais l'écrire !) du cinéma Italien, j'avoue ne pas avoir boudé mon plaisir devant cette comédie très enlevée et fort drôle jusqu'à la dernière seconde, présentée ce soir au Cinéma de minuit. Dernière seconde qui n'est pas sans nous rappeller la dernière scène de Un Eléphant ça trompe énormément . Comme certaines autres scènes nous font penser au très délicieux Assassins et voleurs de Guitry. J'ai beaucoup aimé cette succèssion d'arnaques, véritable mode d'emploi pour insomniaques mal-intentionnés. Le bijoutier et la boulangère m'ont enchanté ! Hélas, si j'approuve Impétueux qui affirme avec raison que, pour être fort apprécié, ce film ne peut être vu que dans sa langue d'origine, il n'en demeure pas moins que la langue Italiènne qui déboule et dégringole plus vivace et fraiche que les cascades de Faarumai, très paradoxalement, me sâoule comme mauvais Beaujolais ! Et, deuxième handicap, les sous-titres ont grand-peine à suivre à tel point qu'on les sent bien raccourcis par rapport à ce qui se dit. Pour pallier à ce désavantage Paul_mtl préconise d'apprendre l'Italien. Sage conseil mais qui se révèle un peu tardif en ce qui me concerne. Et puis il faudrait réapprendre à écrire "thuriféraire" en Italien, quel calvaire ! Deux solutions : Ou bien les Italiens se mettent à parler comme les Suisses ou bien les sous-titres sont plus conformes à la réalité des dialogues. Ou bien alors, que les post-synchroniseurs (sateurs ?) Français soient pourvus d'un phrasé mitraillette très compréhensible.

Mais, malgré la barrière de la langue, c'est quand même un très bon moment de comédie. C'est fou ce que l'immoral et le cynique peut nous plaire quand il est de cette qualité !

La semaine prochaine : Lucia et les Gouapes.


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De Impétueux, le 20 novembre 2012 à 18:42
Note du film : 4/6

L'ingéniosité, l'inventivité, la canaillerie souriante des escroqueries est vraiment délicieuse. Et même si le film n'est pas du niveau d'Une vie difficile, du Fanfaron, des Monstres, de Parfum de femme, de Fantôme d'amour, de Valse d'amour, on se demande pourquoi Dino Risi paraît ne pas figurer au panthéon des grands, des très grands réalisateurs du cinéma de tous les temps et de tous les pays, la renommée, idiote et aveugle le confinant souvent au second rang.

Cela dit, qui est une goutte de bile versée sur tous les Visconti, Antonioni, Bertolucci et Ferreri qui encombrent les anthologies, je me faisais hier, en revoyant L'homme aux cent visages, la réflexion assez sotte que cette glorieuse outrance du Mattatore ne devait pouvoir être regardée qu'en italien… Ce qui tombait bien, puisque l'édition que je possède ne propose que la VO sous-titrée.

Mais donc, me disais-je, que serait le film sans cette langue déliée, sonore, harmonieuse, fluide comme une huile d'olive parfumée ? Je gage qu'on aurait de curieux effets si l'on regardait Vittorio Gassman s'exprimer par la grâce du doublage, en allemand ou, pire, en hollandais. L'expérience vaut peut-être la peine d'être vécue… Il est vrai qu'on pourrait s'amuser à regarder Raimu dans La femme du boulanger jaspiner le moldo-valaque…

L'homme aux cent visages est un film délicieux.


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