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Critique


De Impétueux, le 22 octobre 2011 à 17:56
Note du film : 4/6

Dix ans après qu'est ce qui reste de 8 femmes, qui a connu un grand succès, qui a ouvert des controverses, que j'avais beaucoup aimé à l'époque et que j'aime plutôt moins aujourd'hui ? Qu'est-ce qui reste de cet habile rassemblement de huit actrices, d'une théâtralité éprouvée, aux images colorées, aux rebondissements invraisemblables ?

Qu'est-ce qui reste, d'ailleurs de François Ozon, à qui l'on a cru un temps, que l'on a pris pour un esprit original et talentueux, et qui l'est peut-être, d'ailleurs ? En quatre ans Gouttes d'eau sur pierres brûlantes, Sous le sable, 8 femmes, Swimming pool, tous films qui, à des degrés divers, sont intéressants et davantage.

Puis plus rien. En tout cas rien qui accroche. En ce moment passe et repasse sur les multiples diffusions de Canal+ et de ses annexes Potiche, qui a eu, je crois, en salle, un certain succès, paraît assez bien fonctionner, grâce à Catherine Deneuve et Fabrice Luchini et qui est l'adaptation d'une pièce de boulevard de Barillet et Grédy.

De la même façon que 8 femmes était une adaptation de Robert Thomas ; c'est peut-être là un truc qui fonctionne, et Ozon devrait aller revisiter les comédies des années 50 et 60, Boeing-Boeing ou Noix de coco, qui ont fait l'objet de films souvent affligeants. Je ne plaisante qu'à demi : après tout les recettes éprouvées donnent de la cuisine consommable.

Mais il me semble qu'il y avait un peu plus d'ambition narquoise, à un degré supérieur, dans 8 femmes, avec une distance bienvenue, remarquablement bien évoquée ci-dessus par Dumbledore : puisqu'on filme une pièce du théâtre le plus ringard, le plus prévisible, le plus appuyé, le plus empli d'audaces sociétales qui devaient faire frissonner le spectateur de 1958, date où fut créée la pièce (homosexualité féminine, inceste), le plus caricatural qui se puisse, autant y aller jusqu'au bout !

Il y a tout de même de drôles de crapauds dans le chaudron de la sorcière, dit quelque part l'excellent Léon Daudet ; les crapauds femelles de 8 femmes représentent une telle collection de haines recuites, d'hypocrisies mauvaises, de frustrations lourdes, de manigances rancies. Au point que, comme le souligne notre distingué (tout autant que regretté Dumbledore), on se lasse du film avant d'en avoir atteint la moitié ; la révélation finale ainsi que la sorte de ballet dansé par les quatre couples féminins avant qu'ils se présentent alignés sur le devant de la scène, comme au théâtre, confinent même au peu supportable.

Le film a fait une partie de sa notoriété sur l'insertion de chansons, qui arrivent sans queue ni tête, mais avec une bien plus grande pertinence que dans le médiocrissime On connaît la chanson du médiocrissime Alain Resnais ; toutes ne sont pas idéalement chantées, ou idéalement choisies ; il me coûte beaucoup de devoir avouer que ma chère, si chère Danielle Darrieux est assez ridicule, malgré sa belle voix juste ; mais aussi, quelle idée idiote a eue Ozon de faire intervenir le beau texte grave d'Aragon, Il n'y a pas d'amour heureux dans un film qui aurait dû rester dans le registre de la comédie de mœurs, même s'il se termine par un suicide !

J'ai à nouveau apprécié les prestations vocales et la mise en situation de Mmes Isabelle Huppert, Fanny Ardant, Emmanuelle Béart ; davantage encore celle de Ludivine Sagnier (scène irrésistible où elle est entourée de Catherine Deneuve et de Virginie Ledoyen swingueuses).


Mais bon ; au fur et à mesure qu'elle avance, la machine s'embourbe.


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De Impétueux, le 7 juin 2008 à 17:35
Note du film : 4/6

Ludivine Sagnier : Papa, t'es plus dans le coup, que chantait Sheila
Virginie Ledoyen : Mon amour, mon ami, que chantait Marie Laforêt
Emmanuelle Béart : Pile ou face, que chantait Corinne Charby
Fanny Ardant : A quoi sert de vivre libre, que chantait Nicoletta
Catherine Deneuve : Toi jamais, que chantait Sylvie Vartan
Firmine Richard : Pour ne pas vivre seule, que chantait Dalida
Danielle Darrieux : Il n'y a pas d'amour heureux, poème de Louis Aragon, mis en musique par Georges Brassens.

Et, bien sûr, Message personnel de Françoise Hardy, chanté dans le film par Isabelle Huppert.


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Chansons-questions


De Goupil, le 8 juin 2008 à 20:10

Je tiens à remercier Impétueux pour cette liste de chansons qui m'aide ainsi à mettre un visage sur l'identité des interprètes originales. Cela a éclairé ma lanterne et c'est trés sympathique.


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De djbki, le 8 juin 2008 à 01:09
Note du film : 4/6

''Pour ne pas vivre seule
On vit avec un chien, ou avec une croix
pour ne pas vivre seule on s'fait du cinéma
on s'invente un amour, une ombre, n'importe quoi..''

Merveilleuse Dalida


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