Forum - Johnny Guitare - Étrange western
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Forum : Johnny Guitare

Sujet : Étrange western


De mikedemagny, le 20 mars 2004 à 18:10
Note du film : 5/6

Un des plus fameux westerns. Joan Crawford et M. McCambridge sont criantes de verité


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De ouzbeque, le 18 juillet 2007 à 07:28
Note du film : 5/6

trés bon western ,avec la magnifique joan crawford dans un rôle magnifique. deux héros aux coeurs purs dans un monde sauvage ! et la musique une merveille…


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De DelaNuit, le 19 juillet 2007 à 00:07
Note du film : 6/6

Ah ! Joan Crawford habillée d'une chemise et d'un jean de cow-boy, dégaînant son flingue en haut de l'escalier de son saloon : "Dans cette salle, on sert du whisky et du gin, mais en haut de ces marches, soyez sûrs qu'on ne sert qu'une seule chose : une balle dans le corps !"…

Puis, descendant les marches lentement, toisant Mercedes Mac Cambridge qui lui dit : "Je vous tuerai un jour !", la royale Joan de répliquer calmement mais ironiquement : "Je sais, si je ne vous ai pas tuée pas la première !"

Joan, toujours, en longue robe blanche cette fois, jouant le thème musical du film au piano sans se laisser impressionner par la bande de "garants de l'ordre moral" qui viennent de faire irruption dans son tripot, prêts à la pendre…

Et son regard mélancolique puis douloureux lorsqu'elle entend son ancien amour Johnny Logan jouer ce fameux air sur sa guitarre…

Et la chanson si lancinante, interprétée par Peggy Lee

"Play the guitar, play it again, my Johnny… Maybe you're cruel, you can be kind, I know… There was never a man like my Johnny… Like the man they called… Johnny Guitar… Play it again… Johnny Guitar…."

Chef d'oeuvre absolu !


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De Gaulhenrix, le 19 juillet 2007 à 00:27
Note du film : 6/6

'Une robe blanche qui fait contraste avec le fond rouge sombre du rocher, puis avec le flamboiement rougeoyant de l'incendie du saloon


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De PM Jarriq, le 13 octobre 2007 à 14:26
Note du film : 5/6

La copie de cette nouvelle édition enterre définitivement celle sortie en France, il y a déjà quelques années. Quel film étrange…


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De Gaulhenrix, le 13 octobre 2007 à 15:30
Note du film : 6/6

C'est une excellente nouvelle, car la précédente édition ne mettait pas suffisamment en valeur le lyrisme et le romantisme échevelé de ce film à la beauté sauvage. J'espère que nous aurons l'occasion d'en reparler très prochainement, après avoir apprécié cette nouvelle édition.


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De droudrou, le 13 octobre 2007 à 15:51
Note du film : 5/6

Je lui attribue une bonne note parce que c'est une bonne réalisation de Nicolas Ray. Par contre, dans l'univers du western, j'avouerai qu'il ne figure pas parmi mes plus grands titres. Peut-être que voir l'univers du western mettre en scène deux femmes, aussi âpres dans leurs luttes que les hommes, expliquerait ma réticence. Peut-être que le personnage de Johnny Guitare un peu en retrait peut apporter une autre explication. Mais, je ne le cache pas : j'éprouve une sorte de malaise avec ce film…


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De Impétueux, le 9 novembre 2008 à 20:40
Note du film : 1/6

Eh bien, voilà une de mes plus grandes déceptions cinématographiques des cinquante dernières années, avec Branquignol et Bonjour sourire !

Alléché par une réputation sulfureuse et les commentaires presque dithyrambiques des estimés contributeurs de DVD toile, je me suis calé cette espèce de truc boursouflé, outré, ennuyeux en cette fin d'après-midi grisâtre et il n'y a pas grand chose qui ait pu enluminer le temps automnal, si ce n'est – et mon point de vue est là radicalement contraire à celui de Droudrou – la haine roborative entre les deux héroïnes et le massacre final. Parce que, sinon, qu'est-ce que c'est convenu, banal, fastidieux ! Ces histoires de vachers et de garçons d'écurie mal embouchés, cette sorte de casino en plein désert, cette caméra exténuée qui filme, dans des tons soit terreux, soit trop colorés, des paysages crasseux, ces dialogues infantiles, ce jeu exalté d'acteurs de second rang, quelle punition !

On atteint tout de même quelques sommets dans le grotesque, non ? La scène de danse entre Vienna (Joan Crawford) et Dancin'Kid (Scott Brady) atteint des sommets dans le genre, mais peut-être moins que le sauvetage de Vienna, Johnny Guitar (Sterling Hayden), juché sur un pont, détachant au dernier moment la corde de la pendaison ; que dans un Lucky Lucke ce genre de subterfuges pénibles puisse arracher un sourire, passe encore, mais dans un western où il n'y a pas la moindre trace d'humour, où tous les protagonistes se prennent au sérieux, où le réalisateur se prend, sans doute, pour un Tragique grec ! C'est un film de série Y (c'est dimanche, et, charitablement, j'écarte le Z ; quant au X, faut pas rêver !) qui se prend pour quelque chose et qui, inexplicablement, bénéficie d'une aura singulière… Parce que, si je ne suis guère amateur de westerns, j'ai vu tout de même de bien beaux films, La prisonnière du désert, Le train sifflera trois fois, L'homme des vallées perdues, sans compter tous les Peckinpah ou les Leone, qui ont tout de même une autre allure que cette pauvre chose mal fagotée !

Pourquoi 1 et pas 0, alors ? eh bien, outre la bonne idée de la détestation mutuelle des deux femmes – si évidemment réaliste et bienvenue – , deux ou trois trucs : l'image de Sterling Hayden retenant de sa main, prestement, un verre de whisky qui va tomber et déclencher la bagarre, métaphore du calme qu'il apporte dans l'extrême tension… Ou l'assez bon dialogue entre Vienna et Johnny :

  • Il faut bien se poser un jour. Et ici, c'est aussi bien qu'ailleurs !
  • C'est la déclaration la plus émouvante qu'une femme ait jamais entendue !

Maigre, maigre, maigrissime ! quel ennui !


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De vincentp, le 10 novembre 2008 à 08:50
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Il fut un des westerns les plus estimés en France dans les années soixante, comme l'atteste par exemple l'excellent livre "le western" publié dans la collection 10/18 en 1968. Le film arrivait en tête du classement des films préférés d'une trentaine de critiques réputés. Ceci peut s'expliquer par le fait que les thèmes abordés (ex : l'intolérance vis à vis de l'artiste) étaient en phase avec les idées contestataires de cette époque. Aujourd'hui Johnny Guitar est rentré dans le rang, même s'il demeure un film excellent, simplement un peu hors norme par son atmosphère.


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De Freddie D., le 10 novembre 2008 à 09:02
Note du film : 4/6

J'ai toujours trouvé que Johnny Guitar était plus une curiosité qu'un vrai classique. La vénération des cinéphiles français me paraît excessive, car cela reste une quasi série B un peu plus stylisée que la normale.


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De droudrou, le 10 novembre 2008 à 14:58
Note du film : 5/6

La question : qu'aurait été Johnny Guitar si les deux bonnes femmes avaient été remplacées par deux mecs ?…


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De DelaNuit, le 10 novembre 2008 à 14:59
Note du film : 6/6

Je ne trouve pas que Johnny Guitar soit rentré dans le rang. Il me semble en regardant autour de moi que son thème principal, à savoir l'ntolerance des bien-pensants hypocrites contre ceux qui ne vivent pas ou ne pensent pas comme eux, et la lutte des hommes et femmes qui veulent vivre libres malgré ceux-ci, est un sujet universel et intemporel…


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De vincentp, le 10 novembre 2008 à 15:37
Note du film : Chef-d'Oeuvre

"Rentré dans le rang" : je veux dire par là que c'est un classique parmi tant d'autres des années cinquante (Vera Cruz, La dernière chasse, Shane, The big sky…) et que ce n'est pas un phare qui guide la pensée contemporaine, comme cela a pu être le cas il y a quarante ans. Lisez les avis exprimés par exemple dans le livre dont j'ai mentionné l'existence dans mon précédent message, et vous comprendrez…

Avec le temps, ce sont plutôt les westerns d'Antony Mann-Borden Chase qui se sont imposés au firmament du genre.

Mais également, The searchers, sorti en France dans une salle (?), et dans l'indifférence générale, a vu sa côte montée en flèche à partir du milieu des années soixante-dix, dans un contexte de guerre du Vietnam.

Inversement Delmer Daves a vu sa côte un peu pâlir…


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De Impétueux, le 10 novembre 2008 à 16:27
Note du film : 1/6

S'il suffisait, DelaNuit, de présenter ce que vous appelez un sujet universel et intemporel pour réaliser un bon film, nous croulerions sur la qualité…

(Et d'ailleurs, un film qui défend des turpitudes et des horreurs, c'est bien plus rigolo et stimulant, non ?).

Œuvre d'art et bien-pensance font quelquefois bon ménage. Quelquefois. Rarement…


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De DelaNuit, le 10 novembre 2008 à 17:09
Note du film : 6/6

Sans doute !


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De zorbeklegras, le 28 août 2010 à 20:47

Une merveille dans l'histoire du cinéma ! un western-opéra avec des dialogues ciselés comme des joyaux ! Des scènes d'anthologie comme celle ou Joan Crawford fait mine de mentir à Sterling Hayden en répétant après lui qu'elle l'a toujours attendu. Ou celle, ultra symobolique, ou Joan Crawford empoigne le revolver du bandit qui la menace. Joan Crawford n'a jamais été aussi belle romantique et puissante et Sterling Hayden aussi tranchant et complexe ! Un chef d'oeuvre, sur l'amour et la possession, illustré par la splendide chanson de la B.O. Un des plus grands westerns classiques avec "L'Homme aux Colts d'or" et "Rio Bravo".

Sublime !


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De vincentp, le 19 août 2011 à 23:40
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Le prochain point d'eau se situe à 400 miles !

Revu ce soir. Que ce film est étonnant ! Une intrigue peu crédible et confuse, des dialogues grandiloquents : on baigne de plein pieds dans l'artificiel et le ridicule.

Et pourtant cette confusion et cette artificialité sont habilement organisées et portent les thèmes du récit : tragédie sentimentale où personne ne s'accorde ou ne se comprend. Pamphlet anti-maccarthiste également mettant en évidence le caractère totalement irrationel de ce courant de pensée. Des profusions de personnages désaxés à l'écran, représentés par des plongées suivies immédiatement de contre-plongées, le tout souligné par des notes de musique lancinantes, ou des décors baroques aux couleurs vives. Ward Bond et Mercedes McCambridge, on l'imagine à leur insu, sont caricaturés à outrance et incarnent le diable !

Mais également une utilisation optimale des décors naturels dans ce récit : les éboulements de rocher suivent le déplacement des personnages. La nature, verdoyante et ondulante, caressante, semble s'abattre soudainement sur les épaules de frêles individus, dans une sorte d'apocalypse de fin de monde.

Une (grande) réussite de Nicholas Ray, le poète "cosmique", et de ses collaborateurs (son scénariste Philip Yordan en tête de liste,…) détournant de façon très habile et personnelle les canons habituels de forme et de fond du genre western pour produire un grand film politique et lyrique.


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De vincentp, le 13 mars 2017 à 23:23
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Revu en simple dvd. Trente premières minutes un peu statiques, avec des dialogues âpres, à la limite de la grandiloquence. Point discutable, peut-être. La suite est magistrale. La gestion des déplacements physiques, l'intégration des décors naturels au sein de l'intrigue, la gestion de la couleur, la conduite des idées, sont au top. Nicholas Ray comme Anthony Mann furent considérés à juste raison au cours des années 1950 comme les meilleurs metteurs en scène de leur époque. Il y a un côté démonstratif dans Johnny Guitar


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