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Sujet : Cher ange...


De Frychar, le 13 octobre 2006 à 14:51

Le cher Ange…..

Le professeur Rath , célibataire, la soixantaine…A une vie privée pratiquement inexistante… Sa gouvernante est dévouée…Mais sa vie se résume à son métier de professeur…

Venu faire la morale à ses élèves au cabaret « l'ange bleu », et faire des reproches à la chanteuse Lola Lola , il se laisse facilement corrompre par les membres du cabaret…

Des marionnettes représentant des chérubins pendent au plafond de la scène ,mais le Dr Rath n'a rien d'un bébé joufflu…

Lola Lola le séduit et dit le trouver mignon. Bien qu'il soit beaucoup plus âgé qu'elle, elle le materne surtout… Et le manipule… Marlène Dietrich (Lola Lola) retrouvera un rôle de "femme fatale" dans "la femme et le pantin".

Le film est de 1930,en pleine montée du nazisme… La peur sous toutes ses formes est sous-jacente dans le film….


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De Frydman Charles, le 30 novembre 2006 à 09:32

Le Dr Rath se fait l'apôtre de la morale… et lorsqu'il surprend un élève avec une photo de Lola-Lola ,les réprimandes fusent… Mais c'est lui qui va tomber amoureux de Lola-Lola à l'ange bleu… et distribuer les photos de la chanteuse à un public mal famé.. Du haut de sa position sociale ,il ne fait pas attention au clown muet qui l'importune ,mais le Dr Rath deviendra lui même ce clown muet à la fin du film !!!

L'inversion est une transformation mathématique… les cercles deviennent des droites et inversement… c'est magique !!! En taupe (classe préparatoire aux grandes écoles ,un taupin n'est pas UN RAT ),une journée est consacrée à l'inversion : Le prof prend la place de l'élève et l'élève celle du prof !

Au début du film, les maths sont en filigrane. Car le cours du professeur fait suite à un cours de maths… Le tableau mobile fait apparaître deux cercles trigonométriques. Un angle à 45 D° est matérialisé sur chacun des cercles… Malgré l'effacement du grand tableau fixe par l'élève Angst, un cercle inscrit dans un triangle reste en filigrane…

Le film « la moutarde me monte au nez » (1974) est l'inverse de « l'ange bleu » par de nombreux aspects : on retrouve le cercle trigonométrique et l'angle à 45 D°… Ce sont les collégiennes qui surprennent le professeur avec une photo osée de Jackie Logan… Mais Durois est un prof aimé de ses élèves alors que le Dr Rath est haï… Durois est un clown involontaire très drôle alors que Rath est un clown volontaire triste… Durois n'est pas un tartuffe… il a un vrai sens de la morale… Cependant ses gaffes mettent à mal sa déontologie…


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De Impétueux, le 3 février 2015 à 22:59
Note du film : 2/6

Ma foi, voilà un film dont l'aura est si grande que tout amateur de cinéma se doit un peu de l'avoir regardé, comme tout amateur de peinture a une sorte d'obligation de venir au musée du Louvre contempler le sourire béat et agaçant de la Joconde. Ça fait partie des exercices imposés ou, en termes musicaux, de l'apprentissage du solfège, passage nécessaire pour aller plus loin ou plus haut.

En d'autres termes, on n'est pas forcé de trouver ça merveilleux ; c'est seulement une date, un jalon dans l'histoire du cinéma, une œuvre qui, grâce à une conjonction de facteurs hétéroclites existe beaucoup plus pour sa sonorité dans l'inconscient collectif que pour ses mérites intrinsèques. Ici c'est le début d'une collaboration mythique entre Josef von Sternberg et Marlene Dietrich qu'on est censé saluer bien bas.

Le malheur – tout relatif et rattrapable – est que je n'ai vu aucun des supposés chefs-d’œuvre tournés par ce binôme, Shangaï express, Blonde Venus ou L'impératrice rouge et que je ne suis donc que très peu à même d'affirmer avec fougue que L'ange bleu permet de discerner déjà le miracle osmotique qui réunira un peu plus tard le réalisateur et l'actrice. Je suis donc bien obligé de demeurer, dans mon point de vue, sur l'impression d'une bluette mélodramatique très théâtrale, jouée avec les tics du muet encore tout proche et sauvée par les cuisses de Marlene Dietrich.

Ich bin von Kopf bis Fuss auf Liebe heingestelt : c'est-à-dire, en bon français De la tête jusqu'aux pieds je suis faite pour l'amour ; c'est sans doute dans l'agressivité érotique de ces paroles que L'ange bleu peut conserver sa charge violente et une partie de magie. Parce que, s'il s'agit de scruter la déchéance d'un homme grave, timide et ridicule sidéré par la puissance charnelle d'une femme, La chienne de Jean Renoir est bien davantage puissante et Michel Simon plus pantelant qu'Emil Jannings.

Sans doute toute la partie sur l'abjection consentie par le professeur Rath est-elle assez forte et assez poignant le passage du Herr Professor, détesté par ses élèves mais placé socialement dans un rang respectable au cercle grotesque de la troupe interlope réunie par Kiepert, le magicien (Kurt Gerron). Mais les instantanés pris par Sternberg laissent tout de même apparaitre des trous, des facilités de scénario et certaines séquences sont de la pure pantomime, notamment celles où Lola/Dietrich, jusqu'alors assez bonne fille, est séduite par le fier-à-bras Mazeppa (Hans Albers).

A-t-on remarqué combien, dans L'ange bleu, tout le monde est hideux, les filles de la troupe de beuglant ramassant le pompon de la laideur ? Tout le monde, sauf, naturellement Lola.

Marlene Dietrich, c'était une autre histoire…


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