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Forum : La Règle du jeu

Sujet : Personne ??


De Fellini77, le 9 mars 2006 à 11:04

Non, je rêve, c'est pas possible ! Personne sur le forum de ce chef d'oeuvre ? Vous abusez, là ! La Règle du jeu de Renoir, c'est pas n'importe quoi, tout de même ! Comédie, drame et satire en même temps ! Interprétation magnifique : aah, Marcel Dalio dans le rôle du marquis de La Chesnaye, il est pas merveilleux là dedans ? Hein ? et Julien Carette : il nous fait tellement rire, qu'on oublie qu'un braconnier de Sologne ne devrait pas parler avec l'accent parisien ; Paulette Dubost avec son air gouailleur fait des merveilles ; Gaston Modot est superbe, comme toujours, en mari jaloux. Jean Renoir était soucieux de son talent d'acteur d'où le charcutage des scènes où il apparaissait en 1939. Mais je le trouve superbe moi là dedans, une sorte de bonhomie, et lorsqu'il se déguise en ours lors de la fête, et qu'il trouve personne pour lui retirer sa peau d'ours, c'est une scène à mourir de rire !! Et des dialogues merveilleux : "Sur cette terre, y a une chose qui est effroyable, c'est tout le monde a ses raisons", dit le personnage de Renoir. Ou bien : "Moi, les femmes, que ce soit pour les avoir, pour les quitter ou pour les garder, j'essaie d'abord de les faire rigoler, quand une femme rigole, elle est désarmée, vous en faites ce que vous voulez, mais vous m'sieur le marquis, pourquoi vous essairez pas d'en faire autant ? – Mon bon Marceau, parce qu'il faut être doué pour ça ! – Bien sûr !" On pourrait y passer des heures à les citer ! Enfin, une mise en scène superbe, profondeur de champ, plan séquence (voir le début, la dans macabre), mouvements de caméra très bien dirigés, (panoramiques surtout) et des scènes d'anthologie : la chasse et la fête, pour ne pas dire tout le film.

Enfin, si vous l'avez pas vu, jetez vous dessus et apprenez le par cœur, parce qu'il vaut le coup. Renoir est LA référence du cinéma français. Rohmer l'appelait "La Patron". Truffaut disait : "La Règle du jeu, le film des films", André Bazin, le plus grand critique de cinéma français, en disait : "l’œuvre la plus évoluée, la plus riche d'enseignement, tant pour l'esthétique du scénario que de la mise en scène, du cinéma français parlant". Il avait pas tort.

Il y a une édition DVD sortie en novembre 2005 : restauration numérique pour l'image et le son. Achetez le et vite. Je veux plus voir un DVD de "La Règle du jeu" dans les rayons. C'est un film que tout cinéphiles se doit de connaître par coeur.


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De Xaintrailles, le 11 décembre 2007 à 18:30
Note du film : 6/6

Ce film génial est si riche et si complexe qu'il semble défier toutes les interprétations qu'on en a proposé, qu'elles soient sociales, politiques, historiques, morales, psychologiques voire phisosophiques… A peine en a-t-on trouvé une qui semble convenir qu'une scène revient en mémoire qui ne peut s'y inclure. Par exemple, il semble qu'on n'ait jamais remarqué que c'est le Marquis lui-même qui commet les trois erreurs qui vont provoquer l'espèce de dérèglement général qui se produit à partir de la Danse Macabre. Et il est à noter qu'il commet ces trois erreurs uniquement par gentillesse, par largeur d'esprit, pour faire plaisir à tout le monde ! Premièrement il accepte d'inviter Jurieux au château pour complaire à Octave ; deuxièmement il accepte d'engager le braconnier Marceau comme domestique parcequ'il le lui demande et troisièmement, il finit, à contre-coeur par embrasser sa maîtresse une dernière fois sans se douter que sa femme l'observe à la jumelle. La marquise va vouloir se venger en partant avec un amant (peu lui importe que ce soit Saint Aubin, Jurieux ou Octave) , et Marceau va se mettre illico presto à courtiser la femme de Schumacher, lequel, fou de rage va le poursuivre à travers la fête en tirant des coups de révolver… On peut remarquer aussi que si tout rentre dans l'ordre à la fin, c'est à la suite d'un double quiproquo puisque Schumacher tue Jurieux en croyant tirer sur Octave qui, croit-il à tort, va rejoindre Lisette dont la Marquise a revêtu la pélerine. En sorte que la morale de l'oeuvre pourrait être aussi bien : "L'enfer est pavé de bonnes intentions" que "Tout finit par rentrer dans l'ordre même si c'est par hasard". Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce film inépuisable qu'on peut égaler aux plus grands chefs d'oeuvre de la littérature !


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De vincentp, le 27 décembre 2007 à 09:09
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Plusieurs documentaires très intéressants présents (ou non) dans le(s) dvd(s) racontent la genèse de ce film. Ainsi un documentaire sobre et bien conçu de la BBC de deux heures retraçant la vie publique et privée de Jean Renoir. Peter Bogdanovitch, metteur en scène, témoigne de son admiration pour Renoir : \"il filmait la vie\".

Egalement des conversations avec André Labarthe. Renoir, merveilleux conteur, explique ainsi que son idée de départ relatif à La règle du jeu était de retranscrire l\'état d\'esprit de son époque (avant-guerre). Une phrase pour la résumer (empruntée à un inconnu du XIX° siècle) : \"nous dansions sur un volcan\".

Ainsi que le documentaire relatif à Laborit et Durand, les deux cinéphiles qui ont remonté le film (avec l'aide finale de Renoir) vingt ans après sa sortie initiale. On l'a échappé belle !


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De Florian, le 23 septembre 2011 à 21:00

Tel qu'Impétueux l'a fait avec French Cancan pour saluer Cora Vaucaire il y a quelques jours, je me permets d'utiliser La règle du jeu à cause de son immense rayonnement pour dire adieu à Paulette Dubost, décédée le 21 septembre 2011, qui, si elle n'était pas la doyenne des comédiens-nnes français(e)s, est pour l'instant celle totalisant la plus longue carrière, devant Denise Grey et Charles Vanel, mais espérons que Darrieux et Casadesus restent longtemps parmi nous.

Paulette Dubost, minois familier des années 1930 faisait partie de ces visages qu'on aime à croiser au détour d'une scène, elle emporte avec elle tout un pan du cinéma français. Je ne dirais pas "la grande dame", expression utilisée à tort et à travers, mais "l'excellente artiste".


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De Impétueux, le 24 septembre 2011 à 10:18
Note du film : 3/6

Je crois, Florian, que vous avez eu raison de placer sur le fil de La règle du jeu la nouvelle de la diparition, à 101 ans, de Paulette Dubost ; en camériste effrontée, virevoltante, coquine, prompte à tromper son Schumacher (Gaston Modot) à gros godillots et à se laisser mettre la main au corbillon par le futé Marceau (Julien Carette), elle y était une Lisette parfaite…

Elle n'était pas faite pour les premiers rôles, sans doute (en témoigne l'affligeante Bécassine, de Pierre Caron), mais elle savait dessiner des silhouettes formidables… La Forestier du Déjeuner sur l'herbe, par exemple ; ou, mieux encore, Mauricette, la bouchère à la sensualité lourde de Maigret tend un piège

101 ans…


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De vincentp, le 24 septembre 2011 à 10:38
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Pour info, La règle du jeu est sorti cette semaine en blu-ray. Ce support, associé à une remarsterisation, permet d'apprécier plus encore les classiques (French cancan, The Professionals, The searchers, Where eagles dare, pour ma part).


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De evajoly, le 6 février 2012 à 16:58

Quelle débilité d'applaudir pour voir une tueurie de lapins …


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De Tamatoa, le 6 février 2012 à 17:25
Note du film : 6/6

N'exagérons rien ! La règle du jeu n'est pas qu'une tuerie de lapins ! D'ailleurs, je vous signale que la scène fut tournée encadrée par une meute de vétérinaires et des représentants de la SPA qui veillaient au grain. Renoir raconte que cette scène fut apocalyptique à tourner puisque aucun lapin ne devait être tué ! Je ne suis pas vraiment sur que tous y échapperent. Dans cette scène, tout n'est qu'illusion . Mais au prix d'un travail incroyable ! Pour le reste, ce film est un formidable témoignage sur les moeurs de la bourgeoisie à une époque oû elle vacillait de peur devant une guerre inéluctable. Inspiré du Jeu de l'amour et du hasard, La règle du jeu reste pour beaucoup de cinéastes, le Chef-d'oeuvre qui leur donna envie de faire du cinéma. Preuve que la "tuerie" de lapins n'est pas le centre du film. Ou peut-être pour quelques fous de la gâchette..


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De vincentp, le 28 avril 2012 à 23:00
Note du film : Chef-d'Oeuvre

J'ai revu ce soir la règle du jeu en blu-ray (très belle édition) puis revu également le supplément d'analyse "image par image" (auteur Jean Douchet).

Le film est bien sûr exceptionnel (le meilleur film français ?), et j'ai tout particulièrement admiré ce soir la sophisitication des séquences (par exemple, étagement des personnages sur plusieurs plans) et l'emploi très élaboré de la composante sonore.

Les idées avancées par le supplément de Douchet sont sans doute justes et bien argumentées (ce documentaire est à voir absolument) mais je ne perçois pas le film comme Douchet (qui voit en gros La règle du jeu comme une analyse minutieuse des mécanismes de domination sociale et de perpétuation de cette domination). De mon point de vue, plutôt une analyse des leviers permettant de faire évoluer une société.

A mon sens, le piano mécanique (vu en plongée oblique) délivrant sans musicien des notes enjouées de musique traduit l'idée centrale que la vie peut obéir à une logique ne suivant pas la règle du jeu définie par la classe aristocratique (dominante). Le jeu est ouvert et rien n'est figé, est-il exprimé, me semble-t-il à travers cette séquence située au deux-tiers du film.

A mon sens également, une scène capitale est la rencontre entre le braconnier Marceau (Carette) et le comte la Chesnaye (Marcel Dalio). Ce dernier sympathise immédiatement avec le premier. Il me semble que La Chesnaye ne croit pas (ou ne croit plus) aux valeurs du milieu social auquel il appartient. Il vient de décider -et va bientôt l'annoncer à l'intéressée-, usé et désabusé, son intention de rompre sa liaison avec sa maîtresse et se situe dans une phase de prise de conscience du caractère factice de sa vie. Il recherche la compagnie d'individus ne partageant pas les us et coutumes de son milieu. Et il se raccroche en revanche à des valeurs artistiques (voir son enthousiasme débridé pour les automates) qu'il souhaite faire partager à d'autres. Influent, intelligent, cultivé, organisé, il est visiblement une pièce maîtresse susceptible de faire basculer la règle du jeu dans d'autres directions.

Le film est basé sur le principe de la nécessité pour une société de s'organiser de façon harmonieuse, par la déclinaison concrète de certaines valeurs (amitié et fraternité), permettant de triompher des clivages humains (essentiellement sentimentaux) et sociaux, inhérents à l'espèce humaine. A mon sens, Renoir montre que cette harmonie se situe à portée de main mais nécessite des efforts individuels et collectifs (pour triompher de la pesanteur des normes du passé), avec quelques individus moteurs pour tirer le collectif. Il suggère aussi me semble-t-il la mise en place d'un cadre législatif plus approprié (est-il judicieux par exemple de laisser des individus tirer sur tout ce qui bouge lors de la partie de chasse qui ne laisse aucune chance au gibier ?). L'art est montré comme un vecteur essentiel facilitant l'obtention de cette harmonie sociale (domestiques et invités mondains partagent le même enthousiasme pour le petit théâtre), et permettant de rassembler des individus autour de valeurs communes.


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De Impétueux, le 30 janvier 2015 à 17:43
Note du film : 3/6

J'ai bien dû voir le film sept ou huit fois et ma dernière vision, qui date d'hier, n'a pas changé mon point de vue : La règle du jeu est comme Jean Renoir a dit qu'il voulait le faire, avant de se rétracter pour ne pas désespérer ses admirateurs fanatiques, un bon petit film normal. C'est exactement le jugement qu'a eu la critique, en 1939, lors de la sortie sur les écrans et, s'il n'avait pas en étant charcuté d'abord, en disparaissant ensuite, acquis un statut de film mythique, acclamé lors de sa restauration en 1959, on le classerait aujourd'hui bien en deçà des grands films du réalisateur. C'est-à-dire, à mes yeux, Le crime de Monsieur Lange, La grande illusion, French Cancan et, au dessus de tout, le moyen métrage Une partie de campagne.

Bon petit film normal, qui mérite la moyenne, grâce à des grâces techniques (la profondeur de champ, le montage rapide – mais enfin, ce n'est tout de même pas extraordinaire, le cinéma a déjà quarante ans, le parlant, dix), grâce à quelques acteurs d'immense talent et à quelques séquences d'anthologie. Immense talent de Marcel Dalio/le marquis de La Chesnaye, de Julien Carette/le braconnier Marceau, de Gaston Modot/le garde-chasse Schumacher : grâce à ces trois-là, vous avez la scène la plus drôle et la plus percutante du film lorsque le marquis engage à le servir le braconnier devant le garde-chasse indigné. Ajoutons à la distribution le charme fluide, léger, piquant de Paulette Dubost/la camériste Lisette, femme volage de Schumacher, et on a fait le tour de la distribution intelligente.

Car, pour le reste, quelle catastrophe ! Je veux bien exclure les potiches, invités (Mila Parély/Geneviève, maîtresse du marquis, Pierre Magnier/le général, Pierre Nay/Saint-Aubin, Odette Talazac/Charlotte de La Plante) ou domestiques (Eddy Debray/Corneille, le majordome, Léon Larive/le cuisinier – et ses préceptes sur la confection de la salade de pommes de terre -). Mais Roland Toutain/l'aviateur André Jurieux joue faux, sonne faux à tout moment, Nora Grégor/la marquise de La Chesnaye séduit un tas de monde sans avoir ni charme, ni vraie beauté.

Et le pire est à venir : pourquoi diable Jean Renoir a-t-il cru pouvoir interpréter le rôle difficile d'Octave, qui est un peu le lien entre tous les milieux et tous les personnages et pose au raté qui a envie d'être consolé ? Mais quelle idée ! Quelle idée idiote ! Ni ses gestes, ni sa voix, ni ses mimiques, ni sa façon de se déplacer n'ont de pertinence et on est presque gêné de le voir errer sur l'écran… Je me suis demandé qui aurait mieux joué Octave… Deux idées, sûrement aussi absurdes l'une que l'autre, sans doute : Michel Simon (un peu trop laid) ou Robert Le Vigan (un peu trop beau)… En tout cas, pas Renoir lui-même…

Et les dialogues !!! Doux Jésus ! Sainte pitié ! Aller chercher Jacques Prévert pour Le crime de Monsieur Lange, Charles Spaak pour Les bas-fonds et La grande illusion, constater l'extraordinaire apport de dialoguistes de génie et croire qu'on peut faire aussi bien qu'eux ! Ah, misère…

En revoyant le film, j'ai songé au théâtre de Musset, que j'ai jadis beaucoup lu ; un peu à On ne badine pas avec l'amour, beaucoup et surtout aux Caprices de Marianne ; et, de fait, je m'aperçois que Renoir avait voulu primitivement intituler son film qui s'achève de façon un peu analogue à la pièce. Je ne vous aime pas, Marianne, c'était Cœlio qui vous aimait…

Dès lors vouloir faire de La règle du jeu un film politique où la fin d'un monde serait annoncée, me semble du plus terrible grotesque. Outre que ce monde n'est pas mort le 3 septembre 1939, mais le 3 août 1914, se survivant à peine, comme le canard qui court le cou coupé, ce genre de sur-interprétation rétrospective permet de trouver tout dans n’importe quoi et l'univers dans un grain de sable.

Le comble du comique est atteint par une paraphrase du supplément du DVD faite par le critique marxisant Jean Douchet, que je n'avais jamais encore entendu, mais dont le commentaire m'a scié de rire. Déjà, présenter Renoir comme une sorte de vigilante sentinelle antinazie, il faut le faire !!!

Si, sous l'influence de sa compagne d'alors, Marguerite Houllé, il fut proche un temps du Parti communiste (réalisant même, pour son compte, l'agréable La vie est à nous), il s'en est détaché assez vite, quoique fort prudemment. Et qui trouverait dans La bête humaine une profession de foi en la lutte des classes (le cadre, sinon le sujet aurait pu y pousser) irait tout de même bien loin dans la sollicitation.

Puis La règle du jeu, donc. Et après ? Vous savez ce que fait le paladin de la lutte démocratique ? Il part tourner une Tosca… en Italie ! Oui, m'sieurs-dames, en Italie fasciste (Mussolini, circonspect, n'a déclaré la guerre à la France que le 10 juin 1940). Et, prudemment, il s'embarque pour les États-Unis à la fin de l'année. Il se fera d'ailleurs naturaliser étasunien plus tard. Cinéaste talentueux, sinon génial, sûrement ; citoyen courageux, c'est autre chose.

Donc Douchet déblatère, avec un brio certain, compare des images, trouve des lignes de force dans différentes séquences qu'il ajuste de façon tout à fait arbitraire… Du grand art : ça m'a fait penser à ces conservateurs spécialistes d'art contemporain qui vous font visiter une exposition de tableaux monochromes, trouvent des myriades d'images dans la moindre bavure de peinture et vous étourdissent de mots en vous les décrivant. Comment peut-on s'y laisser prendre ?

Que La règle du jeu soit régulièrement classée comme un des meilleurs films de tous les temps continue à m'éberluer.


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