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Sujet : Le film le plus romantique de tous les temps !


De gery, le 12 juillet 2005 à 17:57

Le film le plus romantique de tous les temps. Vite une réédition en dvd.


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De alexandre6, le 19 août 2005 à 00:03

Le MESSAGER de Losey est un des dix meilleurs films au monde ! Un film qu'il faut voir plusieurs fois pour en comprendre toutes les lectures possibles (au moins 4 différentes) et en savourer tout le pathos et les dialogues , un film proustien qui techniquement, esthétiquement et artistiquement est une perfection inégalée , le chef-d'oeuvre de Joseph losey !

Tous ses films sont sortis en DVD excepté celui-ci : pourquoi cet oubli ??


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De verdun, le 19 avril 2006 à 20:19
Note du film : 6/6

Je me joins à tous les appels pour rééditer ce très beau film de Joseph Losey. Comme par hasard, la palme d'or qui me fascine le plus n'est pas disponible or il faudrait que tous les grands prix soient disponibles en dvd.

De même,L'affaire Mattéi, Chronique des années de braise, La classe ouvrière va au paradis,etc….

Car Le messager est une superbe découverte, un film étonnant dans sa narration (mais qui est donc ce monsieur de notre époque que l'on aperçoit de temps à autre du récit ?). C'est un film qui diffère sensiblement de l'image que l'on a de l'univers de Losey: c'est un film qui se passe pour l'essentiel en plein air, dans un XIX° siècle, une vraie histoire d'amour, qui engendrera une déchirure pour un être et pas forcément celui que l'on attendait…

Par conséquent,c'est un film insolite dans la filmographie de Losey, en cei qu'il traite du thème favori de l'auteur, c'est-à-dire le rapport entre les classes sociales, mais il le lie à la sensualité et à la sexualité.

Car finalement, la douceur et l'innocence vont laisser place à une mélancolie et une omniprésence d'un passé que le personnage principal n'est jamais parvenu à occulter…

En somme, cette palme d'or, portée par le scénario, la caméra de Losey, le scénario et l'interprétation de Julie Christie et Alan Bates ou du jeune garçon, fut largement méritée. Il faut dire que l'adversaire de ce Messager n'était rien de moins que le terrible Mort à Venise de Luchino Visconti.

Reste une question: où est-donc passé ce film, comme ses contemporains italiens fou français? Pourquoi l'oubli pour des oeuvres comme celle-ci qui nous aident à en apprendre plus sur nous-mêmes ? Vive le commerce !


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De Arca1943, le 13 juillet 2006 à 05:51
Note du film : 6/6

« En somme, cette palme d'or, portée par le scénario, la caméra de Losey, le scénario et l'interprétation de Julie Christie et Alan Bates ou du jeune garçon, fut largement méritée. »

Ô combien méritée, indeed. Et je me souviens que le jeune acteur s'appelait Dominic Guard.


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De droudrou, le 13 juillet 2006 à 12:23
Note du film : 6/6

Bien sûr Losey n'est pas un metteur en scène facile ce qui veut dire qu'en termes de diffusion le nombre potentiel de clients ne sera pas forcément élevé et que… etc… etc… etc… – et il y en a combien de films comme celui-là qui attendraient une nouvelle carrière en DVD ? et il y en a combien qu'on semble soudain redécouvrir avec un autre regard ?

"Le Messager" (et j'adore le titre anglais) j'avais eu l'occasion de le lire. d'un abord difficile, on ne pouvait que complimenter le travail de Losey.


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De verdun, le 13 juillet 2006 à 13:04
Note du film : 6/6

Losey n'est certes pas un metteur en scène facile, mais dans l'ensemble, Le messager est un de ses films les plus accessibles. Seules les scènes où apparaissent un vieux monsieur -if you see what I mean- sont susceptibles de dérouter le spectateur- et encore c'est surtout les producteurs qui furent déroutés à l'époque.

Il n'empêche que Losey est mal édité dans l'ensemble et certains de ses films édités comme Accident sont disponibles en dvd mais pas si faciles quand même à trouver.

Le cinéma des années 70 reste à mon goût trop peu édité.

De même, comme je l'ai dit dans un message précédent, il faut que toutes les palmes d'or soient éditées.


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De droudrou, le 13 juillet 2006 à 13:45
Note du film : 6/6

Verdun : 50 – 60 – 70, il y a une véritable mine d'or à explorer et à exploiter – il y a des centaines de films à ajouter à la base de données déjà importante de DVD-Toile… – Le public n'était pas le même. La motivation d'aller au cinéma n'était pas la même. Les sujets traités n'étaient pas les mêmes dans la façon d'être abordés. Et il y avait ce mélange d'écrans… Il y avait aussi que cette notion de l'argent qui semble si chère à nos "grands" contemporains n'avait qu'une valeur "relative" même si la notoriété était recherchée.


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De r.pallainàwanadoo.fr, le 7 février 2007 à 18:53

Le "monsieur" qu'on voit de temps en temps, c'est le petit garçon qui a grandi et qui était amoureux de la belle héroïne du film, jouée par Julie Christie.C'est lui qui vient la voir a la fin du film et qui nous apprend la fin de l'histoire. C'est un film magnifique et je ne comprend pas qu'on ne puisse le voir en D.V.D. C'est quand même un prix de Cannes !!! A quand la sortie en DVD,


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De starlight, le 7 février 2007 à 19:18
Note du film : 5/6

Et que dire de la musique de Michel LEGRAND… J'ai le vinyl de sa composition (Thème et variations pour 2 pianos et orchestre)… Leitmotiv d'une très grande beauté et qui souligne les envolées lyriques de ce merveilleux film.


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De verdun, le 4 mars 2007 à 23:50
Note du film : 6/6

Cher Jarriq, vous avez raison de dénoncer cette pratique: Le Messager est disponible seulement dans un gros coffret Losey chez Studio Canal: que font ceux qui ont déjà les autres films ? En outre l'édition est médiocre: un format non respect, plein de tâches et d'erreurs de péllicule, aucun supplement alors que les éditions des autres Losey (parfois moins bons) sont belles ??

Pareil pour avoir le dvd Zone 2 d'un film comme Les proies de Don Siegel: il est le seul inédit dans un coffret Eastwood de 7 dvd !!

Quant au film en lui-même, c'est une merveille de sensibilité, qui paradoxalement synthétise de nombreux thèmes de l'oeuvre de Losey mais apparaît plus émouvant, vivant que le reste de son oeuvre. La musique de Legrand continue de hanter longtemps après la fin de la projection. Et c'est l'une des utilisations du flash-back les plus inventives et les plus mystérieuses de l'histoire du cinéma.

J'avais lu je ne sais où que Gilles Jacob, patron du festival de Cannes, considérait ce film comme la plus belle des palmes d'or. On ne saurait lui donner tort mais pourquoi est-il aussi peu et médiocrement diffusé ??


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De florianep, le 11 mars 2008 à 12:19
Note du film : 6/6

C'est le film de Losey que j'aime le plus, avec peut être "boom"(avec Liz Taylor et Richard Burton) , pas de chance il est introuvable en dvd (ainsi que "boom"), donc je vôte pour une édition.


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De Arca1943, le 13 septembre 2008 à 22:14
Note du film : 6/6

Ce film est un inoubliable classique, en même temps qu'un des films les plus accessibles de Joseph Losey. Il a connu une très belle carrière en salles, a reçu la Palme d'or et last but not least, Julie Christie joue dedans. Alors, que demander de plus ? Bon sang, pourquoi Le Messager ne sort-il pas en DVD ?


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De verdun, le 14 septembre 2008 à 00:06
Note du film : 6/6

Il est sorti dans un coffret Losey mais pas à l'unité- ce qui est choquant d'ailleurs pour ceux qui ont tous les films du dit coffret sauf l'inédit prestigieux en question. Comme je l'avais dit il y a quelque temps. Depuis, rien. Comme Falstaff


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De verdun, le 6 novembre 2012 à 19:32
Note du film : 6/6

Il y a des films dont la rareté fait particulièrement mal…

C'est le cas pour Le messager, qui à l'heure où je vous parle n'est toujours pas édité dans un dvd ou un blu-ray français alors qu'il eut droit jadis à plusieurs éditions en vhs.

Pourtant ce n'est ni un navet (loin s'en faut !!) ni un film obscur…

La musique de Michel Legrand est maintenant associée à une émission judiciaire, mais c'est avant tout la BO de ce film en passe hélàs d'être oublié..


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De Arca1943, le 6 novembre 2012 à 21:16
Note du film : 6/6

C'est très, très étrange. J'ai toujours tenu Le Messager – vu et revu avec ravissement dans ma jeunesse au petit écran de Radio-Canada – pour un classique incontournable du cinéma, et sans doute le meilleur film du brillant mais inégal Joseph Losey.


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De Impétueux, le 30 avril 2021 à 14:43
Note du film : 5/6

On a beau dire et même on peut maugréer tout ce que l'on veut, il y a, chez les Français (et sans doute chez beaucoup d'autres peuples) une fascination admirative et agacée pour l'Angleterre, pour la campagne anglaise, pour l'exquise élégance de ses pelouses, pour la correction stylée de ses domestiques, pour la coutume étrange d'ingurgiter rituellement cette sorte d'eau chaude peu sapide qui s'appelle le thé, pour la singularité de sa pratique de sports à peu près incompréhensibles au reste du monde (le cricket, cela va de soi). La situation géographique du pays, ni trop près, ni trop loin du Continent y est naturellement pour beaucoup, mais aussi et tout au moins autant, son histoire particulière.

Comme j'en ai déjà longuement parlé sur d'autres films à tonalité britannique, je m'abstiens de revenir là-dessus et de me répéter ; n'empêche que, quelle que soit l'œuvre en question, je retrouve des constantes profondes. Quelles que soient l'œuvre et l'époque qu'elles relatent. Orgueil et préjugés de Joe Wright, d'après Jane Austen, se situe au tout début du 19ème siècle. Chambre avec vue ou Les vestiges du jour, l'un et l'autre de James Ivory respectivement en 1907 et 1936. Et Le messager de Joseph Losey sans doute vers 1903 ou 4, c'est-à-dire juste après la seconde Guerre des Boers, en Afrique du Sud qui prit fin le 31 mai 1902.

Je sais bien que James Ivory et Joseph Losey sont nés aux États-Unis ; n'empêche que l'imprégnation anglaise doit être bien forte, bien prégnante pour que l'un et l'autre aient pu filmer des films aux tonalités si semblables. Parce que ce qui me semble primordial ici et là, c'est vraiment l'atmosphère (quel que soit l'angle d'approche) d'une période civilisée de l'histoire du monde. Un monde plein de codes et de contraintes, corseté, étouffant si l'on veut, mais un monde qui savait se tenir. Et qui a sûrement permis à la Grande-Bretagne de tenir seule, face à la Bête, entre juin 1940 et juin 1941.

Dans un décor magnifique, voilà une histoire sombre où un adolescent naïf, généreux, orphelin pauvre et brillant, Léo (Dominic Guard) est invité par son camarade de collège Marcus Maudsley (Richard Gibson) à passer quelques semaines des vacances d'été dans sa superbe demeure de famille du Norfolk, au Nord-est de l'Angleterre. Un été magnifique, lumineux, chaud, exceptionnel. Une famille accueillante et chaleureuse, attentive à ce que le garçon, moins favorisé par la Fortune, mais dont la famille est estimable, se trouve au mieux parmi elle. Grande qualité des hôtes, le hobereau (Michael Gough) et surtout sa femme, de sublimes élégance et beauté (Margaret Leighton). Que dire de Marian (Julie Christie), la jeune fille, la grande sœur de Marcus, magnifique, qui paraît s'ennuyer, rêver ? Fiancée au jeune lord Hugh Trimingham (Edward Fox) qui porte avec une grande classe la cicatrice qui l'a défiguré en Afrique du Sud.

À quelques encablures, dans la ferme voisine, il y a Ted Burgess (Alan Bates), simple métayer sans attache, qui porte une sorte de puissance tellurique, charnelle, envahissante, qui a séduit l'ennui fragile de Marian dont – on ne sait comment – il est devenu l'amant. Une jeune fille de l'aristocratie, un simple paysan : on voit bien que ça ne fonctionne pas ; qu'il faut un go between qui puisse faire le lien. La cruauté du film, c'est cela : le jeune Léo, émerveillé de l'amitié qu'il croit recevoir à la fois de Marian et de Ted se fait naïvement leur complice, leur servant de truchement et leur portant les messages de rendez-vous qu'ils échangent.

Les catastrophes suivant toujours leur pente naturelle, c'est lui qui, trente ans plus tard, reviendra constater les dégâts. Ted s'est suicidé. Marian, enceinte, s’est résolue à épouser Hugh, mais bien des années plus tard rêve encore à sa belle histoire ardente et folle. Et comme le dit, dans un moment assez triste, Hugh à Léo « Rien n’est jamais de la faute d’une femme ». C’est assez poignant et tout en nuances grises et blondes.

Léo a tôt compris qu’il avait été joué, qu’il n’avait été que le messager des deux amants, leur passerelle. Il est demeuré seul, sans âme et sans amour. Marian vieillit, seule, désemparée, éloignée du petit-fils écorché vif à qui elle n'a pas osé dire qu'il était le rejeton du métayer et non celui du vicomte.

Des vies gâchées. What else ?


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