Le nom de Paul Barlatier reste lié à ceux de Vorins, Marodon et Champavert qui, dans les années vingt, œuvrent dans le giron de la société d'édition marseillaise Phocéa-Film pour développer la production locale. Réalisateur et scénariste depuis 1918, Barlatier dirige la section Lauréa Films et met en scène, dans les studios de la Croix-Rouge, plusieurs drames édifiants, dont le plus représentatif est sans doute Hors de la boue. Dans ce film, un souteneur et sa protégée recueillent une petite orpheline qu'ils maltraitent, jusqu'au jour où celle-ci les amène à comprendre que le salut est dans le travail. « Travail, travail, rédemption » martèle alors un intertitre. La technique de Barlatier est certes maladroite (il affectionne les longs plans de coupe sur les expressions exacerbées des comédiens), mais l'utilisation des décors naturels confère aujourd'hui un intérêt documentaire à ses films. Peut-être conscient de ses limites, il s'assure, en 1923, l'aide de collaborateurs pour mettre en scène ses scénarios. Avec G. Mouru de Lacotte, Barlatier réalise Âmes corses, probablement son seul sujet d'inspiration vraiment régionale, et, avec Charles Keppens, Mes pt'its et la Course à l'amour, sympathique comédie tournée entre Nice et Évian. Dans la même veine, il signe également quelques courts métrages comme le Trésor, qu'interprète Georges Péclet. En 1924, alors que disparaît la société Lauréa-Film, Paul Barlatier semble cesser toute activité dans la mise en scène d'œuvres de fiction. (http://1895.revues.org) |
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