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Une composition anthologique de Veronica Lake


De vincentp, le 7 juillet 2013 à 11:16
Note du film : 5/6


Comédie réputée réalisée en 1944 par René Clair durant son séjour aux Etats-Unis, au cours de la seconde guerre mondiale. Clair bouscule les conventions de la comédie américaine, y introduisant une grande liberté de ton très caractéristique de son oeuvre (cf la séquence au cours de laquelle les nouveaux-nés d'une maternité, ensorcelés, babillent leur adhésion au gouverneur en cours d'élection). Drôle, émouvant par moments, Ma femme est une sorcière, déroulé à toute allure (sa durée n'est que de 73 minutes), met aux prises un monde guindé et conventionnel (celui de la bonne société américaine) à un univers fantaisiste et débridé (celui de la jolie et espiègle sorcière et de son père, vieux sorcier bougon). A nous la liberté finira très logiquement par clamer le gouverneur, converti à une vie épicurienne mais aussi à quelques contraintes de père de famille… Des qualités scénaristiques, de mise en scène, et de photographie (Ted Tetzlaff) évidentes pour cette oeuvre, mais Ma femme est une sorcière aurait pu n'être qu'une comédie en demi-teinte…

L'interprétation de Fredric March ne marquera par exemple pas les esprits : on a vu cet acteur mieux inspiré (ou mieux dirigé) dans d'autres long-métrages (tel par exemple Sérénade à trois). La composition de Veronica Lake est en revanche anthologique, l'actrice déployant de bout en bout de ce récit un charme féminin exceptionnel (très certainement une des plus belles réussites du genre contenue dans une oeuvre cinématographique). Peut-on d'ailleurs parler de composition tant la présence de l'actrice à l'écran est emprunte de naturel ? Lake déploie, avec un minimum d'efforts, un charme féminin fou, distillé par le port de tête et une longue chevelure blonde, un sourire de coin, des gestes et mots doux, des déplacements feutrés. Habillée dans un pyjama qui met en évidence ses formes féminines, même sans filtre d'amour, Veronica Lake, superbement photographiée, suscite un désir irrésistible auprès du spectateur masculin. Lequel n'aura qu'une seule envie : prendre cette sorcière dans ses bras, et conclure dans son imaginaire le récit par un happy-end…


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De JIPI, le 28 septembre 2006 à 17:29
Note du film : 4/6

« Ma femme est une sorcière » se situe dans la période américaine de René Clair. C'est une oeuvre pleine de charme naïve et spontanée. Un cinéma joyeux et chaleureux.


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