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Forum : La Guerre des polices

Sujet : Avis


De EDELWEISS4, le 15 mai 2009 à 15:17

Je trouve vraiment dommage que les réalisateurs n'aient pas davantage la notion de compassion envers les aimaux utilisés pendant les tournages : ainsi à la vision de ce film, j'ai été particulièrement choquée par la scène ou Claude Rich attrape à pleine main de pauvres poules de batterie, et les jettent sur Rufus, qui est en charge de nourrir ces pauvres bêtes. Les poules souffrent déjà suffisamment de devoir passer leur misérable et courte vie dans cet enfer à étages, cette horreur absolue où elles n'ont jamais de repos, doivent pondre jusqu'à épuisement total, vivre dans le bruit et la crasse, ne pouvant jamais étendre leurs ailes, jamais dormir, jamais récupérer, c'est une vie épouvantable, sans avoir encore un acteur qui les attrape par les ailes, les brutalise, les jette quitte à leur casser une aile ou une patte ! De plus, cette scène n'avait rien d'obiligatoire pour améliorer l'histoire du film, cela n'a été finalement que de la cruauté gratuite rajoutée à de la cruauté déjà existante… Je suis d'autant plus peinée que j'admire ce réalisateur, et que je ne comprends pas ce qui lui est passé par la tête le jour où il a eu l'idée de cette scène stupide.


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De PM Jarriq, le 15 mai 2009 à 16:42

Je suis d'autant plus peinée que j'admire ce réalisateur, et que je ne comprends pas ce qui lui est passé par la tête le jour où il a eu l'idée de cette scène stupide.

Il a quelque chose contre la volaille, cet homme-là… Rappelons-nous la séquence avec les dindons affamés assaillant Deneuve dans le sublime Le choc !


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De Arca1943, le 15 mai 2009 à 18:19

« Rappelons-nous la séquence avec les dindons affamés assaillant Deneuve dans le sublime Le choc ! »

Et après, d'aucuns iront prétendre que la France n'a jamais répondu à la Toho et à son Godzilla ! Les dindons arrivent, tous aux abris.


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De PM Jarriq, le 15 mai 2009 à 18:24

Anéanti, Toho !


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De Romuald, le 15 mai 2009 à 19:12

…..leur misérable et courte vie dans cet enfer à étages, cette horreur absolue où elles n'ont jamais de repos, doivent pondre jusqu'à épuisement total, vivre dans le bruit et la crasse, ne pouvant jamais étendre leurs ailes, jamais dormir, jamais récupérer, c'est une vie épouvantable…

C'est tout à fait exact ! Alors que dans La shoah de Lanzman, tous ces touristes en pyjamas qui gambadent entre leurs villas de bois et les douches nous offrent un spectacle autrement plus humain et rafraîchissant…

                                     pour \Lagardère

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De Gilou40, le 15 octobre 2010 à 23:07
Note du film : 4/6

Voilà un bon polar ! Robin Davis qui a, je ne le savais pas, co-réalisé Le battant avec Delon, n'y va pas par quatre chemins et il met la gomme. Scénario très bien ficelé et distribution éclatante. Je ne sais pas si cette guerre là existe réellement entre les différents services de police, mais au cinéma c'est délectable.

Et, disons le de suite, c'est déléctable en grande partie grace à la prestation de Claude Rich, merveilleux Ballestrat de la territoriale face à un Claude Brasseur de l'anti-gang, un peu en dessous. Cela dit sans vouloir dénigrer cet acteur. Le métier est là, l'aisance et les gênes qui ne mentent pas. D'autant que je crois me souvenir qu'il avait eu un César pour ce film là, Brasseur. Mais devant un tel numéro, une telle composition de flic misogyne, sournois, fouteur de merde, anarchiste et pourtant obséquieux quand il le faut devant son directeur, on s'incline devant la performance de Claude Rich, comédien multicartes. Je me rappelle avoir vu ces deux monstres sacrés au théâtre quand ils jouaient Le souper et déjà Claude Rich dominait, ne serait ce que par la taille, Claude Brasseur et semblait porter la pièce à lui tout seul. Une voix et une présence incomparable.Le diable boiteux, ce soir là, n'avait pas le visage de Guitry. Une fois n'est pas coutume. Ah ! Si il avait eu autant de gueule notre Antoine Delafoy devant Angiolino Giuseppe Pasquale Ventura dans Les tontons flingueurs, l'Italien aurait réfléchi avant de le faire passer à travers des portes, m'sieur Antoine !!

Le film est donc construit sur la mésentente entre deux fonctionnaires de police ne travaillant pas dans la même brigade. Et c'est le très excellent François Périer, directeur de la Police, qui compte les points. Un rôle très court, mais un rôle en or pour un comédien. Et toutes les scènes sans exception avec Périer sont remarquables. Il a une faculté à remettre ses cow-boys à leurs places qui relève du génie.
''&&"- Ah mais vous n'y êtes pas, Fush, vous n'y êtes pas du tout ! Moi ? Moi j'm'en fous ! C'est pour vous que je me démène. Pour que l'État vous offre un bon salaire. Et que vous pouviez, en contrepartie, prendre de bonnes vacances et taper sur tout ce qui bouge. Les noirs, les arabes et quelques PD…Ben quoi ? Je vous apprends quelque chose ? !! Vous vous prenez pour qui ? Des êtres abstraits , iréels ?? ! Mais vous êtes à la botte, Messieurs !!&&''

Marlène Jobert, elle, à un coeur qui balance entre les deux policiers. Elle travaille pour le tyran Ballestrat, Rich, mais à un faible pour Fush, Brasseur.Faible qui se concrétisera doucement et qui donnera au film une respiration bienvenue dans la nervosité ambiante..

Il y a dans ce film tous les ingrédients réunis pour que la sauce prenne vite et bien. Action, suspens, belles répliques, trahisons, humour, coups bas, et un chouïa d'érotisme.

Certaines scènes nous emmène à Pigalle oû étaient diffusés dans les grandes salles de cinéma les films pornos. Aujourd'hui, les sex-shops ont pris la relève et Internet à porté le coup de grâce à ce commerce . Mais sans parler pornographie, la nudité de Marlène Jobert nous est révélée en tout début de film et, mon Dieu, beaucoup de messieurs ont du être émus.


La tendresse est aussi au rendez vous. Par le biais d'une très jolie petite fille, Sabine Thomas, que son flic de père aime passionnément. Car Brasseur fils est père…(!)

Jean-Pierre Kalfon et Rufus font des apparitions fugitives mais très remarquées. Rufus dans la scène des poulets (les vrais !) élevés en batterie et si bêtement décriée en début de fil. Il n'y a pas une seconde d'ennui. Formidablement enlevé, c'est quatre vingt dix minutes champion ! Pas de messages subliminaux, peu ou pas de morale à toute épreuve, aucuns exemples à exposer à notre jeunesse, juste le plaisir de voir un très bon film d'action comme l'époque savait encore les fabriquer. Dommage que la fin ne soit pas une happy-end. Parce que c'est bien le seul message du film : A trop vouloir jouer au cow-boy… Ou quand on entre dans la police, on ne s'installe pas à l'EDF !


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