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Forum : Mort d'un pourri

Sujet : Pourri


De Jarriq, le 8 mars 2003 à 17:32

Très bon produit dans le genre, avec que des kadors à tous les postes et un cast d'enfer. Quand Michel Audiard s'attaque aux magouilles politicardes, ça fait mal ! Et puis, c'est l'unique occasion de voir un face à face entre Delon et Klaus Kinski. Aguirre en train de dire de l'Audiard ! On rêve !!!


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De verdun, le 7 mars 2007 à 19:44
Note du film : 5/6

Autant revoir Le professionnel consterne, autant découvrir Mort d'un pourri est une bonne surprise.

Pourquoi ? Les acteurs sont bien dirigés, Alain Delon fournit une excellente prestation, sobre et charismatique sans excès de narcissisme, ce qui, convenons-en, ne sera pas toujours le cas par la suite… A côté de lui,il y a un grand casting qui ne se réduit pas encore aux faire-valoirs. quel plaisir de revoir des seconds rôles qui manquent au cinéma français: Jean Bouise, Daniel Ceccaldi ou Maurice Ronet -celui-ci un peu plus qu'un second rôle..

La réalisation de Lautner est sobre, sans effets, au service d'un récit vif, qui aurait put être filmée par Yves Boisset. D'ailleurs l'un des rares reproches que l'on puisse au film est son imprécision, qui débouche sur un "tous pourris" critiquable. Les dialogues d'Audiard sont eux aussi sobres, de sorte que, finalement, on n'est guère choqué de voir Klaus Kinski déclamer du Audiard, comme son compatriote Horst Franck le fit jadis dans Les tontons flingueurs.

Le film séduit par son atmosphère, renforcée par une excellente musique de Philippe Sarde et Stan Getz. Il a peu vieilli et c'est l'une des réussites de Lautner: la dernière ?


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De PM Jarriq, le 8 mars 2007 à 10:03

Tout à fait d'accord : la différence entre ce piteux Professionnel, et Mort d'un pourri, est que le premier n'est qu'un écrin servile à sa vedette, où tout le monde a bâclé le travail (Audiard en premier) et le second est un vrai film, pensé et écrit, où la star s'intègre dans un tout, et sert l'histoire, au lieu d'en être l'unique raison d'être. Et puis Delon n'a jamais eu peur de s'entourer de fortes personnalités ou de grands comédiens (ici Ronet, Kinski, etc.), alors que Belmondo ne tournait pratiquement qu'avec ses proches.


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De Reznik, le 9 février 2009 à 01:00
Note du film : 4/6

Bonsoir

La plupart des sources indiquent que le film fut tourné au format panavision 2:35. Or la jaquette du dvd Pathé mentionne du 1.66. Il s'agirait là d'un recadrage assez virulent (ils le sont tous me direz vous). Si quelqu'un possède le dvd et peut confirmer/infirmer ma supposition, qu'il fasse ! Je l'en remercie d'avance.


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De PM Jarriq, le 9 février 2009 à 10:47

Je n'ai pas souvenir que Mort d'un pourri ait été tourné en Scope. D'autant qu'à voir le DVD en 1.66 (format abandonné depuis longtemps, maintenant), il ne paraît pas avoir été recadré.

Il faudrait demander à Lautner


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De Reznik, le 9 février 2009 à 13:26
Note du film : 4/6

La page wikipedia indique 2:35 ainsi que d'autres sites. Après recherche, il semblerait que le film ai subi un pan & scan supervisé par Lautner (en prévision de diffusions tv) ce qui explique que le resserrement ne soit pas indigeste. Il l'avait déjà fait pour Ne nous fâchons pas (c'est dit dans le commentaire audio). Dommage quand même, sûr que le film sortirai grandi d'être vu dans son format original. Une telle palette de seconds rôles souvent réunis dans les mêmes scènes l'étaient sans doute aussi dans les mêmes plans au départ, ce que le recadrage, même supervisé, a en partie gâché.

C'est globalement le pb des collections par acteur. Tous leurs films sont traités dans le même moule éditorial. Les meilleurs (celui-ci est un des meilleurs Delon) ne bénéficient pas d'un traitement à la hauteur de leurs qualités.


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De Impétueux, le 28 mars à 14:21
Note du film : 3/6

Il y a eu une époque dans le genre du cinéma français de divertissement (j'écris ce terme, qui n'a rien de condescendant ni de méprisant, par opposition au cinéma directement militant) où des réalisateurs parmi les plus appréciés du bon public tranquille se sont senti animés d'une vertueuse fièvre dénonciatrice et ont tendu le poing à l'éternelle et insubmersible corruption des élites financières. Mort d'un pourri, de Georges Lautner date de 1977, Le sucre de Jacques Rouffio de 1978, Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre de 1981, Mille milliards de dollars d'Henri Verneuil de 1982. En gros les années Giscard, avec un petit dépassement sur les années Mitterrand, qui ne furent pas davantage exemptes de scandales affairistes et de jolis coups pleins de pognon.

Ma foi, dès que je regarde l'Histoire, je n'y vois guère que ce genre de choses, les malins et les sans scrupules n'ayant jamais hésité à tondre la laine sur le dos des braves honnêtes couillons. S'en indigner est chose commune et ce n'est assurément pas le délicieux climat pré-présidentiel dans quoi nous sommes plongés qui va me faire changer d'avis. Au moins quelques bons films ont-ils pu être réalisés sur cette éternelle indignation. Après tout, il faut bien que le Diable porte pierre.

Mort d'un pourri est-il un bon film ? Si l'on entend par là un film où on ne s'ennuie pas, où on suit sans difficulté les péripéties compliquées et souvent invraisemblables traversées par un héros presque omnipotent qui parvient à se faufiler au milieu des pire chausse-trapes, à rencontrer des jeunes femmes charmantes, à approcher de perfides canailles et enfin à dévoiler des traîtrises scandaleuses, on a son content d'émotions. D'autant que Georges Lautner n'est pas un réalisateur manchot, qu'Alain Delon en fait toujours plus que le minimum syndical et que, comme je ne cesse de m'en réjouir, la distribution est riche de ces trognes de second plan qui permettent de se tenir au chaud dans ses pantoufles, un ballon de bon cognac au creux de la paume. Grand plaisir, c'est vrai de revoir d'abord Maurice Ronet, mais aussi François Chaumette, Michel Aumont, Julien Guiomar, Daniel Ceccaldi… et les films contemporains peuvent ne pas trouver aussi girondes que Stéphane Audran, Mireille Darc ou Ornella Muti. Il n'y a que Klaus Kinski qui soit un peu incongru dans ce capharnaüm.

Est-ce que ça suffit ? Ah, c'est là que le bât me blesse un peu en l'occurrence. Deux jours que j'ai vu Mort d'un pourri (et j'avais bien dû le voir à sa sortie sur les écrans, puis lors d'une de ses diffusions télévisées) et il a fallu que je me rende sur Wikipédia pour me souvenir de son intrigue. Des scènes, des visages, des décors (Slavik omniprésent, mais c'est vrai, nous sommes en 77) tant qu'on veut en mémoire, mais pas la moindre bribe de structure ou de discours. À dire vrai ça n'a pas d'importance : compte tenu de l'époque du tournage, on sait qu'on va tomber sur des magouilles immobilières, sur des chantages politiques, des coucheries amicales et une dénonciation parallèle des méfaits obscènes des multinationales et des folies meurtrières de redresseurs de tort vertueux et fascistoïdes. Devant le sarcastique commissaire Pernais (Jean Bouise) bizarrement attifé d'un improbable canapé de Commandeur de l'ONM, Xavier Maréchal (Alain Delon) conclut La corruption me dégoute, mais la vertu me donne le frisson !.

On est bien content de n'avoir pas été dérangé pendant sa digestion.


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De Laurent Ermont, le 31 mars à 10:54

Un thriller politique sur fond de magouilles,politique de gauche influencée par la droite et politique de droite influencée par la gauche sous la V république.Des dialogues mordant d'Audiard mitonnés aux petits oignons,mise en scène efficace,et un Delon qui joue du pur Delon,un film bien ancré des années 70,mais aujourd'hui on connait la musique…


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