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Forum : Décès de J. Delannoy

Sujet : Ça tombe comme à Gravelotte


De Sophie75, le 19 juin 2008 à 13:37

Et vlan, encore une disparition dans le landernau cinématographique. C'est au tour de Jean Delannoy de nous quitter. Et moi qui croyait qu'il était mort depuis des lustres. En ce moment, ça tombe comme à Gravelotte !

Mes souvenirs de Delannoy sont assez diffus, à part les Maigret tournés avec Gabin et Notre Dame de Paris avec Anthony Quinn. Le reste m'est quasiment inconnu.


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De Impétueux, le 19 juin 2008 à 13:39

Jean Delannoy n'a pas été un grand réalisateur, mais un artisan plus qu'honnête, sensible et intéressant. Je viens de découvrir, avec un certain plaisir Macao, l'enfer du jeu et je m'apprête à regarder un de ces soirs L'assassin a peur la nuit : beaucoup des films de Jean Delannoy sont édités en DVD…

L'éternel retour, (non édité) qui est peut-être son film le plus connu, est absolument insupportable – sans doute du fait de Cocteau et de Marais, La symphonie pastorale est encore plus larmoyante et bêta que le roman de Gide, Notre Dame de Paris ne vaut que pour le décolleté de Gina Lollobrigida et le maquillage d'Anthony Quinn, mais il y a beaucoup de très bons films, des films qui tiennent la route…

Au premier rang, Pontcarral, colonel d'empire, désuet, mais très noble, Marie Antoinette reine de France, bouleversant et – Sophie75 a raison – les deux adaptations de Georges Simenon, Maigret tend un piège (remarquable reconstitution du Marais d'antan lors d'un été torride et assassin), et Maigret et l'affaire Saint-Fiacre.

Et j'ai une tendresse particulière pour l'adaptation du roman à succès de Gilbert Cesbron, Chiens perdus sans collier, mais aussi pour Le baron de l'écluse, charmante vieillerie avec une délicieuse Micheline Presle

Je précise avoir écrit ce message sans avoir lu celui, quasi simultané, de AlHolg ; que nous n'ayons pas les mêmes choix ne nous empêche pas à avoir une réelle sympathie pour le centenaire disparu aujourd'hui……


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De vincentp, le 19 juin 2008 à 14:10

Je ne peux pas parler de ce monsieur, n'ayant vu aucun de ses films. On espère néanmoins que Delanoy n'a pas rimé avec De l'ennui.


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De PM Jarriq, le 19 juin 2008 à 15:58

Pas vu grand-chose non plus de ce M. Delannoy, à part et comme tout le monde, Notre Dame de Paris. Il y avait de belles choses, dans ce film d'ailleurs, si on passe sur un évident académisme.

Après Mel Ferrer, Desailly, Risi et Charisse, l'été risque d'être chaud pour les seniors du 7ème Art…


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De PHIL LUC, le 19 juin 2008 à 16:04

Gravelotte, Verdun et les Dardanelles réunis, oui ! Je ne sais pas quel festival on monte sur l'autre Rive mais y a du monde sur les marches ! On recrute, parole ! De fait, je le tenais aussi pour calenché le Delannoy. Faut dire qu'il était déjà mort une fois, trucidé par la Nouvelle Vague, entendez les surfistes de cette vague, ceux qui sont aujourd'hui ( s'ils ne sont pas, comme Truffaut ou Demy d'heureux veinards morts trop tôt) de vieux soldats plus trés frais… Delannoy, on te vous l'éreintait à l'époque. Aujourd'hui, on découvre que les films de cet artisan besogneux même si sans génie ont moins de rides que les " monuments " des Goddard et Rivette & Truffaut. Quel est ce mystère ? J'ai bien aimé " les Amitiés particulières ", les deux Maigret avec Gabin qu'il ficela avec adresse; " Fièvres ", un film de l'Occupation, amer et trouble, avec Tino Rossi, Génin, Delubac… Mais aussi " le Garçon sauvage", mélo gris, iodé, avec le trop oublié Franck Villard. "le Bossu" qu'il signa, avec Blanchar dans le rôle – titre, est une sympathie méconnue… J'en passe d'autres, plus ternes, " Aux yeux du souvenir" ou " la Symphonie pastorale"… Il avait cent ans et plus, n'était plus en activités, vrai, mais c'est tout de même un serviteur zélé du ciné de chez nous que nous avons perdu là !

Bien à vous,

philippe_lucas43@yahoo.fr


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De Jean-Pierre., le 19 juin 2008 à 16:26

Je suis étonné par la réflexion d'Impétueux à propos de La symphonie pastorale que j'estime être un film de grande qualité. Vous semblez le trouver mièvre et niais, alors qu'à mon avis c'est un film remarquable par le jeu de ses acteurs. Michèle Morgan, comme il a été dit plus haut est troublante dans le rôle de cette jeune aveugle et il est vrai que ses yeux ne sont pas très bien dans leur "contexte". De plus, on y voit Jean Desailly, disparu il y a quelques jours. Cela fait pas mal d'années que j'ai vu ce film, mais je l'avais trouvé d'une grande tristesse. C'est le genre de vieux film à faire peut-être pleurer dans les chaumières, mais qui nous distrayait. Alors si vraiment vous ne lui reconnaissez aucune qualité, j'aimerais connaître vos raisons.


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De Impétueux, le 19 juin 2008 à 17:49

Ce débat, Jean-Pierre, trouverait mieux sa place sur le fil de La symphonie pastorale, vous ne trouvez pas ?

Mais puisque vous m'interrogez, outre que si j'apprécie beaucoup André Gide en mémorialiste, je le trouve désarmant de naïveté – ou de fausse perversion – lorsqu'il touche au roman, outre que je ne suis pas du tout un fan de Michèle Morgan (sauf notables exceptions), je me permets de vous renvoyer à l'article que Le Monde d'aujourd'hui reproduit : c'est un billet du même Monde écrit en 1946 lors de la sortie du film ; voici le lien :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@(..).

Je ne partage pas la totalité de ce point de vue, mais ce qui est dit sur l'exalté Pierre Blanchar est bienvenu !

PM Jarriq, vous qui avez tout vu, vous ne me ferez jamais croire que vous n'avez pas jeté un coup d'œil sur les deux Maigret de Delannoy interprétés par Jean Gabin ! Ce n'est pas du domaine du possible !!!


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De PM Jarriq, le 19 juin 2008 à 18:09

Exact : après vérification, j'ai bel et bien vu Maigret tend un piège, où le brave Desailly était plus veule que jamais. Dire que j'en ai gardé un souvenir impérissable serait exagéré.


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De Starlight, le 22 novembre 2010 à 22:19

Tout cela est triste… bien triste même !… Mais cet oubli de l'actrice (comme d'autres acteurs d'ailleurs)… la faute à qui ?… Au médias qui ne pensent qu'à l'audimat !… et surtout au fait qu'à ma connaissance il n'y a pas eu de supports vidéo pour immortaliser leurs prestations.

Tous ceux qui ont eu la chance de voir et d'entendre ce couple mythique sur les scènes parisiennes, ou en province (la Compagnie Valère-Dessailly se déplaçait) ont en mémoire leur professionnalisme au service de textes les plus prestigieux comme ceux de Giraudoux, Roussin, Anouih, Tchekhov, Montherlant… j'en passe et des meilleurs !

Nous voyons bien à l'heure actuelle que le support vidéo est devenu indispensable. Sans vouloir faire de comparaison d'acteurs, on voit bien que la majorité de gens déplore cette absence pour des pièces relativement récentes comme "La cage aux folles"… On ne peut pas en vouloir aux jeunes générations d'ignorer la présence et de surcroît le jeu de tels acteurs s'ils n'ont pas les moyens de visualiser ce qui a fait notre bonheur…

C'est peut-être la rançon pour ces acteurs qui ont donné du bonheur à ceux qui avaient la chance de se déplacer pour aller les voir dans leur fief…


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De Gilou40, le 22 novembre 2010 à 22:19

Désolée ! J'éfface mon message. On ne peut , en aucun cas, évoquer la disparition d'une artiste majeure comme Simone Valère sur un fil intitulé Ça tombe comme à Gravelotte ! Les artistes, même si ils sont de bons soldats défendant une noble et belle cause, ne sont ni des palombes ni des veaux !


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De vincentp, le 22 novembre 2010 à 22:20

Voui…

Il vous reste à rencontrer de son vivant DIMANCHE 28 NOVEMBRE 16 h – à Bourg la reine (92)- Pierre Etaix en chair et en os, pour la projection de Tant qu'on a la santé, réalisé par Pierre Etaix.Avec Pierre Etaix, Denise Péronne, Simone Fonder…


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