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Forum : Les Nus et les morts

Sujet : Avis

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De crego, le 28 janvier 2004 à 10:53

Si, il est sorti en salles. Il est même passé à la TV dans les années 70 où je l'avais découvert. Bon film si je me souviens bien, un peu entaché de mélo, contrairement aux films de Fuller, Aldrich ou Siegel du genre, dépouillés et sans concession.


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De crego, le 28 janvier 2004 à 18:50

Le terme "mélo" était peut-être mal choisi. Disons qu'il y avait des histoires entre les soldats et des filles de rencontre, qui ne sont pas ce qui vieillit le mieux dans les films de guerre de cette époque.


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De trampgi, le 15 septembre 2004 à 23:32

qui peut me dire ou le trouver en vidéo ou dvd ?

merci de votre aide


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De doum, le 29 novembre 2005 à 17:08
Note du film : 5/6

J'ai beaucoup aimé ce film au moment où il est sorti en salle. Je n'ai pas, non plus, souvenir d'un côté 'mélo'. Je n'attends qu'une chose : qu'il sorte en DVD. Je sais qu'il existe aux USA en cassette, mais pas en DVD.les nus et les morts


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De droudrou, le 1er février 2006 à 10:09
Note du film : 4/6

J'ai relu le roman de Norman Mailer à défaut de pouvoir disposer du DVD du film de Walsh.

Tout à fait d'accord avec notre estimable correspondant qui reproche cette partie "mélo" qui caractérise les films des années 50/60 et qui casse, bien souvent, l'action des films de "guerre".

Je penserai, sur ce sujet, que la façon dont on regarde le film y est pour quelque chose. Je citerai par exemple "Flammes sur l'Asie" qui en est une excellent illustration. De quel côté se place-t'on pour situer le genre du film ?

Pour moi, une chose certaine, j'aimerais revoir ce film de Walsh.


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De doum34, le 24 avril 2006 à 21:49
Note du film : 6/6

Ce film de Raoul Walsh est l'un des plus réussis sur le guerre du Pacifique. Pourquoi n'est-il pas encore sorti en DVD ? l'un des nombreux mystères de l'industrie de la vidéo.


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De vincentp, le 24 août 2006 à 22:41
Note du film : Chef-d'Oeuvre

On s'associe volontiers à cette pétition pour une édition dvd.

Walsh n'est pas très bien loti en la matière pour le moment…


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De loulou1942, le 14 juin 2007 à 14:24

Effectivement il a été programmé par une chaîne télé en 1970, je pense que c'est sur la une. Il devrait encore l'avoir en stock dans leurs archives. Il serait bien si c'est cette chaîne, qu'elle le rediffuse , et les magnetos… pouraient l'enregistrer.

Je me souviens de quelques images, comme celle du GI qui meurt, mordu par un serpent, une autre où l'officier qui ne faisait pas voir ses galons pour éviter de servir de cible à un sniper (jap) les met et se fait tuer, celle aussi d'un autre GI qui descend à pied ,en tirant avec sa Thomson pour chercher du secours .


Voila ce qu'il me reste en mémoire . Amicalement .


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De droudrou, le 14 juin 2007 à 15:51
Note du film : 4/6

Il y a une scène terrible où le sergent traite de "Youpin" un de ses hommes et que l'autre, excédé, va pour réagir et fait une chute abominable dans un ravin.

Une autre scène violente est l'instant où les Marines lancent leurs grenades autour des japonnais et que ceux-ci sont encerclés par les flammes et… bien évidemment, grillent.

C'est un film dur et âpre avec aussi des flash-backs importants qui permettent de resituer tout un passé qui n'est pas forcément glorieux où sont également évoques les relations homme/femme…


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De vincentp, le 22 février 2009 à 19:32
Note du film : Chef-d'Oeuvre

La guerre dans toute sa sauvagerie -on abat ici des ennemis qui se rendent-, et menée par des individus troubles, ambigus, névrosés ou psychopathes, ou bien paumés. Point de héros flamboyants, comme Errol Flynn dans Aventures en Birmanie, plutôt des personnages interchangeables, anonymes, qui baignent dans une relative banalité -voire médiocrité- de pensée, de comportement. Le matériau de départ (le livre éponyme de Norman Mailer) est costaud, aborde une floppée de thèmes, et plusieurs lectures possibles de Les nus et les morts sont possibles. On peut s'y représenter cette guerre, et la guerre en général, comme un affrontement permanent, immuable, âpre entre individus d'un même camp, pour des questions de pouvoirs, de prérogatives,…, révélant le fond de la nature humaine, son côté primitif et guerrier, mais aussi ses exigences affectives. Ou bien voir dans ce récit le combat de l'homme face à lui-même, confronté à des questions de morale : jusqu'ou peut-il bien aller pour faire triompher ses idéaux, ses aspirations à un mode de vie ? Ou bien encore percevoir une réflexion approfondie sur les différents modes de gouvernance possibles au sein d'une société humaine.

On retrouve ici sans surprise le style si typé de Raoul Walsh : ces courses rapides dans la jungle, ces encarts de journaux insérés de biais sur un arrière-plan pour signifier l'écoulement du temps, cette alternance d'action rapide et de scènes plus statiques, cette réserve sous-jacente vis à vis du mode de pensée de l'establishment… Mais aussi cette faculté à intégrer la nature, ses formes et ses couleurs, dans la dramaturgie du récit. Et cette maîtrise si étonnante des facteurs temps et espace…

Associée à l'excellentissime BOF de Bernard Herrmann, à un budget confortable, aux prises de vue très soignées de Joseph LaShelle (La garçonnière, Frontière chinoise,…), cette écriture cinématographique génère nombre de séquences anthologiques ; ainsi ce débarquement introductif coup de poing, réalisé par des masses uniformes se déplaçant en quatrième vitesse, vidant sur la plage de sable leur cargaison humaine, en un clin d'oeil, portées par une musique sourde, fragmentée, percutante. Ainsi également ces tanks immobiles, tapis en demi-cercle, guettant leurs proies, avant de cracher brusquement leurs flammes dans une gerbe de sons et de couleurs -rouges sur fond noir-. Ou bien encore la progression feutrée des soldats ennemis, silencieux, camouflés avec quelques brindilles d'herbe sur le casque. Soit autant de représentations stylisées, avec des emprunts évidents à la peinture, pour exprimer des idées, comme l'organisation et la puissance d'un côté, la ruse et la perfidie de l'autre.

Mais cette stylisation exprime sans aucun doute une idée plus générale, et propre -de toute évidence- à l'oeuvre de Raoul Walsh : il existe, selon cet auteur, une ligne de fracture résiduelle entre les manifestations de l'activité humaine -faite d'explosivité, de désordre et d'urgence- et l'espace naturel dans lequel cet homme se situe -un espace marqué par un caractère paisible, harmonieux et immuable-. On retrouve cette idée exprimée dans La piste des géants, réalisé par Raoul Walsh en 1930, par exemple. Dans Les nus et les morts, cette ligne de fracture est marquée par une puissante métaphore, présentée à mi-longueur du récit : le sergent, machine à tuer, étouffe dans son poing un oisillon blessé, produit inoffensif de la nature, au grand désespoir de ses subordonnés.

Cette ligne de fracture, si elle génère des chocs physiques ou psychologiques tels que ceux décrits précédemment, peut aussi se résorber par moments, jusqu'à permettre à l'homme de fusionner avec son environnement. Ainsi dans La piste des géants, John Wayne après avoir mené une rude bataille contre des ennemis de tout poil, sert sa dulcinée dans ses bras, planté au milieu d'une forêt de séquoias. C'est le happy end. Dans Les nus et les morts, cet aspect est illustré via la séquence représentant la progression de la colonne de soldats sur la colline. Déroulée sur un tempo lent, cette séquence met en lumière la petitesse des soldats, la dérision de leur entreprise par rapport au cadre naturel, paradisiaque, paisible et immense qui les entoure. Mais en même temps, ces personnages semblent fusionner progressivement avec ce décor. Des contre-plongées les fixent au milieu de nuages immenses, comme participant à un tableau céleste. Puis des plongées successives sur un horizon qui n'en finit pas de s'éloigner les assemblent comme éléments définitifs de cet espace.

http://www.casttv.com/video/ha2cru/raoul(..)

Une fusion exprimée via un subtil alliage d'angles, de mouvements, de rythmes, de couleurs, de lumières, et de sons… On est sans doute ici au coeur même de la définition du lyrisme, ce genre poétique consistant à produire des émotions, des sentiments intimes au moyen de rythmes, d'images propres à communiquer au spectateur l'émotion de son créateur. Mais le lyrisme qui baigne ce récit se conjugue également avec un certain onirisme, pour représenter les rêves fantasmés des soldats, lesquels s'imaginent loin du théatre d'action de Les nus et les morts, plongés au sein d'un monde empli de douceur et de reconnaissance affective.

Autant de thèmes, d'idées et de styles, objets de développements narratifs parallèles, synthétisés en un éclair par le biais d'une conclusion magistrale, foudroyant le spectateur tel le bouquet final d'un feu d'artifice hyper-créatif, ou les dernières touches d'une toile de peinture éthérée.

Mais aussi un pur joyau, mélant onirisme et réalisme, faits historiques avérés et stylisation des événements, immense réussite du cinéma américain, et qui mérite une réédition rapide en salles et en dvd. C'est sans aucun doute LA priorité du moment !


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De vincentp, le 26 septembre 2009 à 12:37
Note du film : Chef-d'Oeuvre

A noter que Cliff Robertson (lieutenant Robert Hearn, dans Les nus et les morts), acteur très talentueux, que l'on reverra ensuite notamment dans Les 3 jours du condor -inoubliable Higgins- ou Obsession est toujours en vie, âgé aujourd'hui de 86 ans.

On parle peu de Robertson, alors qu'il a imprimé sa marque dans des premiers ou seconds rôles du cinéma américain sur plusieurs décennies (comme son compère d'infortune Aldo Ray, ici le sergent Sam Croft).

On lit ceci au sujet de Robertson sur imdb : "after the Japanese attack on Pearl Harbor, eighteen year-old Cliff – then serving on a merchant ship in the Pacific – was reported dead to his family in California."

Etonnant destin, avec une fiction (Les nus et les morts) qui se rapproche de la réalité !


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De vincentp, le 11 septembre 2011 à 11:06
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Cliff Robertson est décédé hier, à l'âge de 88 ans.


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