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Sujet : À sa manière, un must

VOTE
De Arca1943, le 10 juillet 2007 à 05:36
Note du film : 4/6

Tiens, tout le monde – moi le premier – a négligé ce film de peur espagnol qui valait pourtant le détour. Parmi tous les succubes du cinéma bis qui hantent le Net, il me semble que le fandom de films d'horreur espagnols des années 70 se fait discret. Pourtant, il y en avait des chouettes. Celui-ci, si je me rappelle bien, ne faisait pas appel au surnaturel : aucun vampire ni mort-vivant. C'est plutôt l'histoire ultra-classique du gars qu'on a laissé sortir de l'asile psychiatrique un peu trop tôt…

Ça risque d'avoir vieilli, pour sûr. Mais on ne sait pas tant qu'on n'a pas vérifié ! C'est le troisième du genre pour lequel je vote, les deux autres étant Cérémonie sanglante et La Marieé sanglante.


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De Arca1943, le 15 juin 2009 à 23:23
Note du film : 4/6

Ces vieux films de peur espagnols des années 70 avaient "quelque chose" et présentaient souvent un curieux mélange de poncifs et d'idées originales. Aujourd'hui, avec en tête quelques terrifiantes ou envoûtantes réussites du genre en provenance de l'Espagne – L'Orphelinat, Rec et plusieurs autres – j'imagine que ces vieux films m'auront l'air d'autant plus anciens. Pourtant, je les aimais bien, je n'étais pas le seul et je pense que l'on devrait profiter de la vague actuelle pour nous ressortir… pas tout, puisqu'il y en avait des tonnes de valeur très variable, mais disons peut-être un mini catalogue sélectif de quatre ou cinq titres ? En tout cas, dans le genre, La Cloche de l'enfer était une belle réussite, avec une ambiance de cauchemar…


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De Arca1943, le 16 juin 2009 à 15:12
Note du film : 4/6

Bien sûr, c'était du cinéma bis, comme on dit. Mais je trouve intéressant que cette branche du cinéma ait souvent réussi aux Espagnols, alors comme aujourd'hui : ils ont une véritable tradition dans ce domaine. Tandis que les films d'horreur français ne sont pas légion, c'est le moins qu'on puisse dire, malgré des réussites comme Les Yeux sans visage. Pourquoi les Espagnols et pas les Français ? Très probablement parce que le peuple français étant d'un courage indomptable, il n'a peur de rien et donc les producteurs se disent que ça ne vaut même pas la peine d'essayer de l'effrayer…


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De Impétueux, le 17 juin 2009 à 22:46

Je ne suis pas sûr que Maupassant soit la référence littéraire parfaite, malgré le magnifique et angoissant Horla.

Je pense avec vous que le Français n'a pas vraiment la tête à l'épouvante, mais il y a quelques bons contre-exemples dans la littérature populaire du feuilleton : Eugène Suë, (Le Juif errant), Gaston Leroux (La double vie de Théphraste Longuet ou, dans la série des Rouletabille, Le château noir) et naturellement Souvestre et Allain, les deux papas de Fantômas, qui n'est pas la pitrerie ennuyeuse d'André Hunebelle, mais une série de terribles histoires…


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De Arca1943, le 18 juin 2009 à 01:12
Note du film : 4/6

Du côté du cinéma, ça vient de me revenir, il y a eu en France, dans les années 70, au moins un réalisateur qui s'est lancé systématiquement dans le cinéma fantastique avec Au rendez-vous de la mort joyeuse (1973), La Femme aux bottes rouges (1974) et Leonor (belle histoire de vampires avec Liv Ullman). Seulement, comme il s'appelle Juan Luis Bunuel, alors ça fait quand même un peu espagnol. Décidément, y'a rien à faire. C'est la faute à Descartes !

Le plus énervant, c'est peut-être Le Locataire, du Polonais Roman Polanski, qui montre bien les riches possibilités non seulement de Paris mais de la vie à la française comme terreau fertile d'où l'on peut tirer une fable fantastique et onirique de choc. (Mais sauvons l'honneur ici : c'était une histoire de Topor).

Bien qu'il ne s'agisse pas d'un grand film, Le Démon dans l'île (récompensé à Avoriaz) m'avait flanqué une certaine frousse, dans le temps.

Au Québec, nous avons timidement tâté le terrain avec La Peau blanche, une assez jolie variation vampiresque.


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De Impétueux, le 18 juin 2009 à 09:46

Ami AlHolg, si je mets au dessus du lot que vous citez Edgar Poë et Lovecraft, si je tiens Dracula piour une des plus belles réussites du roman, je place dans mon pinacle Eugène Sue et Gaston Leroux aux mêmes rangs que ceux que vous citez (à qui vous auriez pu ajouter les romanciers noirs anglais, Horace Walpole, Ann Radcliffe, Matthew Lewis et sans doute bien d'autres…).

Par ailleurs, ce que nous évoquions, c'était moins le genre fantastique que le genre horrifique ; je ne connais pas bien Nerval, beaucoup mieux Villiers de l'Isle Adam, mais les Contes cruels ne sont pas terrifiants… En revanche, la fin de Tribulat Bonhomet est assez glaçante…

Tout cela est bien loin du cinéma ! Mille excuses !


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De fretyl, le 18 juin 2009 à 11:14

Je dois dire que j'imagine mal des cinéastes français tentait de prendre modèle, comme on le faisait avec les polars, le cinéma fantastique Américain. Imaginerions nous Amityville tourné à Paris, Les dents de la mer à Saint-Tropez, Massacre à la tronçonneuse dans la Beauce ou Dracula à Chamonix…

Pour Polanski, Bunuel ou autre… On est quand même, me semble t'il, beaucoup plus dans un style "d'auteur" que dans le réel film fantastique avec tous les ingrédients qu'il comporte.


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De fretyl, le 18 juin 2009 à 14:34

On peut le dire, mais pas moi ! Carpenter ou Fisher reste quand même à classer dans un cinéma beaucoup plus "commercial" que celui de Bunuel.
Terence Fisher était un employé talentueux de la Hammer faisant avec une grande habileté une colorisation et un nouveau ton des grands mythes fantastique.
L'extraordinaire imagination perverse de ou de [artiste id=140]Robert Wise (dont je n'ai à l'heure actuelle pu voir que La maison du diable) va à peu prés dans le même sens.
Et pour Carpenter, j'ai du mal à considérer des films comme Halloween, Christine ou Vampires comme des films d'auteur. Et je dois avouer avoir trouvé Halloween d'une banalité écrasante par rapport à d'autres films d'horreur de la même époque et avoir trouvé affligeant l'adaptation du livre de Stephen King, Christine.
En fait je déteste Carpenter !!


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De Arca1943, le 18 juin 2009 à 15:33
Note du film : 4/6

Levons pour Fretyl une équivoque : le Bunuel dont il est question ici est Juan Bunuel et pas Luis Bunuel, son père. Juan a réalisé quelques longs-métrages seulement, presque toujours dans la veine du cinéma fantastique.


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De Torgnole, le 18 juin 2009 à 16:17

Carpenter a réalisé beaucoup de films moyens, et sans rejeter leurs qualités, je ne suis pas un grand amateur d'Halloween, ni de Christine, mais je pense que l' Antre de la Folie est un petit bijou de l'épouvante non dénué de reflexion profonde sur l'acte créatif et la société de consommation, tout comme Assault qui est d'une qualité exemplaire, étant donnée l'utilisation optimale des faibles moyens dont Carpenter disposait pour le réaliser.

Après, une question que je me pose est la suivante: Un film d'auteur est il forcément à but non commercial? Autrement dit, un film d'auteur doit-il forcément prendre le grand public à contrepied pour être considéré comme tel?… Mais en fait, c'est quoi un film d'auteur?…


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De Torgnole, le 19 juin 2009 à 07:55

Merci pour ces précisions qui clarifient ma vision des choses. Il m'arrive souvent de faire l'amalgame entre film d'auteur et film original, pour moi, dès qu'un film a un style singulier qui se dégage de la masse, je le considère comme tel, peu importe les moyens, la relation avec son auteur ou son accessibilité. A mes yeux par exemple, les films de Terry Gilliam, Tim Burton et Danny Boyle sont des films d'auteur.


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