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Forum : John Mac Cabe

Sujet : Avis


De Arca1943, le 20 décembre 2003 à 04:29
Note du film : 6/6

Quelle frustration: j'aime tellement McCabe and Mrs Miller que je n'arrive pas à m'exprimer.

Mais ça viendra…

Arca1943


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De dumbledore, le 20 décembre 2003 à 10:12
Note du film : 6/6

J'en ai de très bons souvenirs. Du grand Altman, pur et radical. Un Western anti-dramatique, un peu comme si Antonioni réalisait un western.


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De Arca1943, le 21 août 2005 à 06:42
Note du film : 6/6

Je viens de revoir McCabe & Mrs. Miller et j'ai encore une fois été subjugué par ce film. La rude poésie qui s'en dégage me laisse sans voix. Et cette poésie est inséparable de la vraisemblance de la peinture des moeurs et des mentalités. De tous les westerns que j'ai vus, je pense que McCabe & Mrs. Miller est celui qui m'a fait la plus vive impression de véracité. Je crois vraiment beaucoup à l'Ouest qu'on nous montre là. La vie quotidienne des prostituées, les travailleurs Chinois au fond de l'image, la pluie, la boue puis la neige qui s'infiltrent partout, les constructions mal foutues, les intérieurs mal éclairés, la ville qui s'appelle Presbyterian Church alors que l'église n'est même pas finie, le caractère fruste des personnages, à commencer par McCabe… C'est un monde petit, précaire, étriqué, pitoyable, où la vie est dure et brève. La mise en images du maestro Vilmos Zsigmond fait penser à de vieilles photos qui reprennent vie, les chansons de Leonard Cohen sont d'une indicible mélancolie et collent si parfaitement au film et vice-versa que ça tient du prodige, et puis il y a Julie Christie, si émouvante avec ses poupées, sa boîte à musique et sa pipe d'opium. L'histoire est ténue mais justement pour cela si crédible. C'est une histoire de western classique : McCabe est un joueur professionnel qui décide de s'installer à demeure à Presbyterian Church après avoir racheté le tripot local, auquel il ajoute un bordel dont une certaine Constance Miller devient la tenancière. Mais cette entreprise florissante marche sur les pieds d'une grosse compagnie minière qui convoite le sous-sol et finira par envoyer ses tueurs… Ce film bouleversant et magique me hantera toujours.

Arca1943

P.S. D'ordinaire, je suis un partisan du doublage. Mais dans ce cas précis, la VF est à fuir comme la peste, car on y a traduit en français les chansons de Cohen ! L'atmosphère est brisée. Ça alors, quelle connerie ! Je n'en reviens pas.


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De Impétueux, le 21 août 2005 à 10:13

Pour mettre un point d'orgue à votre post-scriptum, j'ai une épouvantable version d'Orfeu negro où les chansons de Vinicius de Moraes sont ânonnées en français ; et je me souviens avoir vu à la télévision une Mélodie du bonheurJulie Andrews était doublée par la divette Mathé Althéry !

Accablant !


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De PM Jarriq, le 21 août 2005 à 10:22

Et l'époque glorieuse où les exploitants francisaient les noms des personnages ? Je me souviens de Gunfight at the O.K. Corral où Wyatt Earp devenait "Edouard Torpe" et Doc Holliday "Toubib Haliday"…


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De Impétueux, le 21 août 2005 à 11:34

Pour nous consoler – ou plutôt pour garder la juste mesure de notre indignation – disons nous qu'aux Etats-Unis, il y a dû avoir encore bien pire avec des films français ou italiens !


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De Arca1943, le 21 août 2005 à 17:02
Note du film : 6/6

Eh bien non, car aux États-Unis, le doublage est rarissime. C'est le paradis des partisans du sous-titrage ! Les films européens, et particulièrement français, on le sait, sont "intellectually stimulating" et "very sophisticated" et "highly artistic" – on pense tout de suite au Dîner de cons, aux Visiteurs, à La Vérité si je mens, à Grosse fatigue, aux Ripoux – et doivent être vus, dûment sous-titrés, dans des "arthouse theatres" où ne vont pratiquement que des étudiants et quelques professeurs; plus, à Los Angeles ou à New York, les gens qui travaillent dans le domaine du cinéma. C'est quand j'ai vu Cinema Paradiso sortir à Toronto dans des conditions pareilles, qui rendent évidemment impossible le succès retentissant que connaissait le film à Montréal (il avait battu le premier Batman de Tim Burton, sorti au même moment) que je me suis convaincu que le doublage était vraiment une nécessité incontournable pour l'exportation d'un film. Au Canada anglais – dont Toronto est la métropole – le "vrai monde", comme on dit au Québec, c'est-à-dire le grand public, n'est pas allé voir Cinéma Paradiso, pas plus d'ailleurs qu'il n'est allé voir Les Invasions barbares, qui est pourtant un film canadien! (Dans ce dernier cas, d'ailleurs, il y a eu des protestations dans les pages du Globe & Mail de Toronto contre la distribution "parallèle" du film).


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