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Sujet : Étrangement désastreux


De Arca1943, le 23 septembre 2006 à 20:23
Note du film : 1/6

Je serais curieux de savoir s'il ne serait pas passé quelque chose pendant le tournage de ce film…? Comment expliquer qu'un réalisateur comme Henri Verneuil aboutisse à produire cet étrange désastre : un film d'aventures sans action ? C'est son domaine, l'action; même ceux qui ne l'aiment pas le lui concèdent. Mais j'ai attendu que ça démarre pendat tout le film; et ça ne démarre jamais. Ce n'est pas tant Belmondo (néanmoins paresseux) qui est en cause ici, que les scénaristes incompétents et le réalisateur qui s'est laissé refiler ce scénario. Ceux qui n'aiment pas les films d'Henri Verneuil vont se repaître de celui-ci : voyez comme c'est moche, diront-ils. Moi qui l'aime bien, je suis bien obligé d'admettre que j'ai rarement autant perdu mon temps devant un film.


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De Impétueux, le 23 septembre 2006 à 20:37
Note du film : 1/6

Ce qui va tout à fait dans votre sens, c'est aussi que ces affligeants Morfalous sont aussi le dernier film d'Henri Verneuil ; enfin…le dernier, en 1984, avant qu'il réalise, en 1991 et 1992, ce retour sur son enfance qui tranche énormément avec le reste de sa carrière et où il narre, sûrement un peu longuement, mais avec une grande piété filiale, quelquefois très émouvante, son enfance et son adolescence. Mayrig et 588 rue paradis valent en tout cas mieux que le terrible insuccès qu'ils ont recueilli et qui a dû assombrir la fin de sa vie…


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De PM Jarriq, le 23 septembre 2006 à 21:01
Note du film : 1/6

Avec son affiche à la Rambo, son cast attractif, ses extérieurs ensoleillés, Les morfalous avaient tout pour s'inscrire honorablement dans la filmo de Verneuil : hélas, les héros sont fatigués, et tout est allé de travers. Du scénario affligeant, caviardé de bons mots de Audiard, au numéro narcissique d'un Bébel complaisant, jusqu'au bâclage technique (on aperçoit les explosifs sous les chemises, avant les impacts de balles !), ce film est une véritable catastrophe. A faire passer le précédent face à face Belmondo-Constantin (La scoumoune) pour du Bergman. Et que dire des bagarres navrantes, où les cascadeurs sont si aisément identifiables ? A cette époque, Verneuil n'était plus que l'ombre de ce qu'il fut (le déclin a commencé avec le risible Peur sur la ville, et son tueur à l'oeil de verre), et on préfère oublier cette période, et espérer la sortie DVD de La bataille de San Sebastian, La vingt-cinquième heure, ses deux films imparfaits mais ambitieux avec Anthony Quinn. Ceci dit, son meilleur film reste probablement Week-end à Zuydcoote.


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De Arca1943, le 23 septembre 2006 à 22:25
Note du film : 1/6

« on préfère oublier cette période, et espérer la sortie DVD de La bataille de San Sebastian, La vingt-cinquième heure. »

Oui, La Vingt-cinquième heure en particulier est un grand film, plutôt inattendu dans la carrière de son réalisateur – porter à l'écran l'incandescent récit de Gheorghiu, faut le faire ! – et Anthony Quinn y est grandiose en paysan illettré jeté de tous bords par la tourmente militaro-concentrationnaire. C'est comme une version hardcore de La Vache et le prisonnier, en quelque sorte… Je suis très étonné qu'on ne le trouve toujours pas sur DVD.


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De paul_mtl, le 23 septembre 2006 à 22:29
Note du film : 2/6

Allez, je vais tenter une surenchere à 2/6 mais avec atout :

Verneuil a la réalisation et audiard au dialogue

+ un riche casting

Jean-Paul Belmondo Michel Constantin, Jacques Villeret, Michel Creton, François Perrot

Le film se veut un film d'action et une parodie de films a la rambo.

Sauf que les acteurs sont sans doute fatigué par la chaleur écrasante du lieu de tournage: la Tunisie.

Les paysages sont beaux et ensoleillés mais les organismes n'etant plus tout jeune coincent.

C'est un nanard mais francais alors ca vaut bien un petit point de plus que les nanards US d'action mais sans humour.


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De David-H, le 24 septembre 2006 à 00:59
Note du film : 4/6

Ah tiens, je vous trouve sévère pour une fois. Bien que ces Morfalous ne valent bien sûr La vache et le prisonnier, ils m'avaient plutôt bien diverti.

Peut-être suis-je moins exigeant pour l'avoir découvert plus récemment que vous, soit il y a deux ans?


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De verdun, le 24 septembre 2006 à 16:12
Note du film : 1/6

"Celui-là, c'est la première fois qu'il fait des étincelles avec sa bite".

Ce dialogue de Michel Audiard, aussi grossier soit-il, est tout ce qu'il y a à retenir de ces biens tristes Morfalous. Belmondo était à cette époque si sûr que nom suffisait à garantir le succès qu'il s'enfonça dans les limbes du n'importe quoi.

Aujourd'hui ces films sont irregardables: revoyons plutôt les films du Belmondo bressonien des années 60: pas forcément les Godard mais Classe tous risques, Le voleur, La Sirène du Mississippi , film moyen mais avec un Belmondo touchant, Borsalino,La viaccia, Un nommé La Rocca, Le doulos, Léon Morin, prêtre, A double tour, l'homme de Rio, Cartouche, L'ainé des Ferchaux, Les mariés de l'an II, ou Le magnifique.

Quant à Verneuil, il y a du bon et du mauvais:

Le meilleur: Des gens sans importance, Le président, les inoxydables Mélodie en sous-sol et Un singe en hiver avec, là, du grand Audiard, Week-end à Zuydcoote, Le serpent ou La vingt-cinquième heure.

J'aime aussi beaucoup son dyptique politique I… comme Icare et Mille milliards de dollars, films non dénués des facilités propres à Verneuil, mais ce sont deux films puissants, avec une ambition et une subversion rares dans le grand cinéma commercial hexagonal. D'ailleurs ces films doivent déranger tant ils sont rares sur les grandes chaînes de télé…

Peur sur la ville a beaucoup vieilli, et apparaît maintenant comme un ersatz douteux des films de Clint Eastwood ou de Steve Mc Queeen. Et les maladresses sont impardonnables: le tueur à l'oeil de verre, la séquence où Belmondo tire sur l'écran sans raison, etc…

Le clan des Siciliens a lui aussi pris la poussière: réalisation trop raide, Gabin pas crédible en Don Corleone, intrigue de casse sans grand relief, dialogues ineptes, invraisemblances.

Les Verneuil les plus diffusés ont beaucoup vieilli.

N'empêche que Verneuil avait souvent une ambition et un gôut du travail bien fait que l'on cherche en vain chez Luc Besson.

Le principal souci chez Verneuil, c'est qu'il alignait tous les éléments pour faire un film populaire à succès: stars, action, morceaux de bravoure ultra-spectaculaires, musique de Morricone (tres inspiré chez Verneuil) ou de Sarde, Lai, etc..

Mais que dans ses échecs, la sauce a du mal à prendre..

Au fait, notre ami Vincentp pourrait-il nous expliquer en détail les raisons pour lesquelles il a mis le sympa mais anodin Le casse dans sa liste de films préférés ?


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De Arca1943, le 24 septembre 2006 à 16:24
Note du film : 1/6

Pour ma part, je viens tout juste de le voir pour la première fois, et tout indique que ce sera la dernière !


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De droudrou, le 24 septembre 2006 à 18:28
Note du film : 1/6

D'accord avec l'ensemble de la critique de Verdun à propos des Morfalous.


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De fretyl, le 28 août 2007 à 21:43
Note du film : 4/6

Perso j'adore ce film depuis tout petit a 4 ans j'était Fan de Belmondo et celui ci je l'adore dés les premiére seconde du film l'image ensoleillée ,la musique de Delerue les militaire allant vers leur mort . Bébel bronzé au sourire carnassier et en marcel avec des dialogues percutant d'Audiard c'est du régal et puis .. la légion ! Ses soldats courageux et gouailleurs, patriotes mais opportunistes bravant le désert, les Allemands et la dysenterie pour s'emparer de la réserve d'une banque et de la femme du banquier


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De bob65, le 9 juillet 2012 à 12:42

Un bon nanar avec une musique furieusement accrocheuse, des scènes de combat assez réalistes et moins faussement baroques que celles d'il faut sauver le soldat Ryan. Le casting, alléchant au premier coup-doeil, est néamoins trompeur. Bébel est fatigué et agaçant de suffisance, mais Créton le dépasse en superficialité. Constantin lui aussi a vieilli mais assure un minimum et honnêtement son rôle d'adjudant borné. François Perrault est plutôt crédible en banquier blasé et en mari trompé. Laforet relève le niveau en incarnan t une manipulatrice de premier ordre. L'acteur qui en impose le plus est Villerêt. Les dialogues d'Audiard ce sont appauvris, mais ils sont à comparer avec ce qui ce fait maintenant. On regrette l'utilisation d'un AMX 13 comme erzast de panzer. Au final, les Morfalous est un "bon film du dimache soir sur TF1" mais certainement pas un chef d'oeuvre. Cela tombe bien, il n'en avait aucunement la prétention. Peutêtre que Verneuil a souhaité réalisé une parodie des films de Rambo (l'affiche le subodore).


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