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Sujet : «Un pionnier moins connu que les autres...»


De RdT, le 25 août 2006 à 18:16
Note du film : 6/6

Le Furet de Jean-Pierre Mocky est adapté d’un roman de Lou Cameron «Le Furet dans le métro». Lou Cameron fascinait Jean Pierre Mocky, il déclarait à son sujet «C'est un monsieur très âgé qui était contemporain aussi des Chuck Jones, des types qui faisaient les dessins animés de Tex Avery. Ce sont des vieux journalistes qui passaient leurs nuits dans les salles de rédaction à attendre les faits divers. Ils buvaient du whisky, puis ils écrivaient. Il y a eu aussi Frederic Brown. Plein de gens qui sont devenus les maîtres de la série noire et de la "pulp fiction" que Tarantino adore. "Quinto" (Petit nom donné à Quentin Tarantino) et moi sommes des amateurs de la série noire, avec Polanski aussi. Ces vieux de la vieille sont encore les pionniers de la série noire. Lou Cameron est un pionnier. Moins connu que les autres…» Lou Cameron est en effet un auteur de série noire fabuleux, outre «Le Furet dans le métro» il faut citer de lui «La rouquine aux sommiers». Dans les années quarante à soixante il avait adapté tous les grands auteurs de la littérature en bande dessinée : Herbert-Georges Wells, Alexandre Dumas, Emile Zola, Robert Louis Stevenson, Pierre Louys, Jean de Tinan, etc…

Du roman de Lou Cameron Jean-Pierre Mocky a tiré un film fabuleux avec dans le rôle titre l’inoubliable Jacques Villeret, mais on peut y apercevoir aussi Michael Lonsdale, Bernadette Robert (la Valérie Massonneau des “Oiseaux rares(1969)”!!!), Karl Zero, Dick Rivers, Patricia Barzyk et la charmante Roselyne Bieder… Un film de genre à savourer je vous le conseille vivement. Il faut préciser que la musique est de Vladimir Cosma.


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De Arca1943, le 25 août 2006 à 18:32

Ah bon ! Ce Mocky est donc un chef-d'oeuvre ! Je m'en doutais, malgré ce qu'ont pu me dire certaines mauvaises langues.


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De Impétueux, le 26 août 2006 à 10:18

Et Mocky, comme Lelouch (hi hi !) voit toute sa considérable (à défaut d'estimable) production éditée en DVD.

Il doit y avoir une erreur quelque part.


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De paul_mtl, le 26 août 2006 à 14:34
Note du film : 3/6

De J-P Mocky j'aime surtout Un drôle de paroissien et Les Compagnons de la marguerite

et son interview avec Raphael Mezrahi.

quand il joue dans ses films j'aime bcp moins.

J'ai trouvé cette comedie avait qq bon duo d'acteurs mais l'ensemble ne m'a pas particulierment séduit.

il faut aimer les histoires loufoques pour l'apprecier.

2/3 des scenes du film m'ont plutôt plu.


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De PM Jarriq, le 26 août 2006 à 16:01

Quel dommage, que Mocky ne soit pas fichu de soigner un peu ses films… Le personnage est amusant (pittoresque, plutôt), son univers personnel, il arrive parfois à attirer des comédiens de premier plan, mais à chaque fois, quelle purge ! Mal filmés, mal montés, écrits trop vite, horriblement musiqués, ses films sont quasi irregardables. Contrairement à Lelouch, c'est un cinéaste qu'on aimerait aimer, mais c'est vraiment beaucoup demander.


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De Arca1943, le 26 août 2006 à 17:10

Bien d'accord, hélas. Mocky croit qu'avoir quelque chose à dire justifie qu'on le dise n'importe comment. Une exception, quand même : Le Témoin, film quelque peu atypique – même si on reconnaît bien les thèmes du réalisateur – car bénéficiant d'un vrai scénario, signé Sergio Amidei et Rodolfo Sonego, où tous les noeuds viennent au peigne sans "mots d'auteur" intempestifs. Un film rigoureux, pour une fois. Et bien sûr, le duel d'acteurs Sordi / Noiret.

Je constate aussi – avec une certaine surprise ! – que le tout jeune Jean-Pierre Mocky était un acteur genre "jeune premier", dans Les Vaincus et Les Abandonnés notamment.


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De Arca1943, le 26 août 2006 à 22:43

Ah oui c'est vrai, d'accord au moins pour l'Ibis rouge, dans les bons derniers film de Michel Simon. (P.S. Il se nomme Jarriq et pas Jarrig. Attention aux susceptibilités : quand tu appelles un type par mégarde Ocatarinetabellatsointsoin alors qu'il se nomme Ocatarinetabellatchitchix…)


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De RdT, le 26 août 2006 à 22:51
Note du film : 6/6

« Mal filmés, mal montés, écrits trop vite, horriblement musiqués, ses films sont quasi irregardables.» P.M. Jarriq, je ne suis pas d'accord mais alors pas d'accord du tout avec vous. La musique de Cosma dans ce film est parfaitement réussie, totalement dans l'esprit de l'intrigue.Quel musicien êtes vous pour avoir cette impression? JJe n'ose penser que vous soyez ce type de mélomane dont Brillat Savarin écrivait «Ils critiquent car ils ne savent pas jouer»? Jean-Pierre Mocky a magnifiquement adapté «Le furet dans le métro» de Lou Cameron. Lisez le roman, comparez avec le film. Vous constaterez que l'adaptation cinématographique Lou Cameron est bien supérieure à la traduction française qui est proposée chez Gallimard. Pour ma part, je n'ai qu'une attente, que Mocky adapte à présent «La Rouquine aux sommiers» du même Lou Cameron. Mon seul regret c'est que Villeret ne pourra plus y apparaître.


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De Impétueux, le 26 août 2006 à 23:44

Ah là là, RdeT, vous vous faisiez rare, ces derniers temps, sur DVDToile, et nous manquait cet inaltérable esprit de sérieux qui vous caractérise et qui a le bon goût de nous rappeler, autres contributeurs, à notre misérable condition de galopins velléitaires !

Car citer Brillat-Savarin pour autre chose que la "Physiologie du goût" et faire les gros yeux à PM Jarriq parce qu'il n'a pas remarqué que ce Furet de l'abondant Mocky était la parfaite adaptation d'un certain Cameron, qui doit être un phare de la littérature à peu près aussi important que Jean de Tinan dont vous nous chantâtes naguère les mérites nous fait vous retrouver dans la plénitude de vos moyens !

L'enfant prodigue (mais érudit !) et godardien (et fier de l'être !) nous est revenu.

Entamons un péan enthousiaste (et mélodieux !).


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De RdT, le 26 août 2006 à 23:55
Note du film : 6/6

«Car citer Brillat-Savarin pour autre chose que la "Physiologie du goût"…» L'extrait que je cite de mémoire est extrait de «La physiologie du goût» relisez le. Je vous rappelle, en outre, que Brillat Savarin était un excellent musicien. C'est en tant que «musicien d'orchestre» que ce talentueux magistrat de la cour de Cassation a gagné sa vie aux Etats Unis, lors d'un exil politique forcé. Quant à Lou Cameron, ce que j'en sais je l'ai dit dans le premier message de ce fil de discussion. C'est un auteur américain de polar et de bande dessinée. Ses romans «Le furet dans le métro» et «La rouquine aux sommiers» n'ont pas été comme «Penses tu réussir ou les diverses amour de mon ami Raoul de Vallonges» de Jean de Tinan dédié à Maurice Barrès. Nul n'est parfait. Mais ce sont des romans qui se lisent sans déplaisir.


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De Impétueux, le 27 août 2006 à 00:13

Ce qui est exceptionnel avec vous, c'est que dès qu'on vous envoie un pétard, vous le prenez pour un feu d'artifice…


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De RdT, le 27 août 2006 à 01:07
Note du film : 6/6

Je n'ai pas l'outrecuidance, Impéteux, d'imaginer que vous êtes du style à envoyer des pétards. Je ne vous imagnie ni en artificier, ni en artilleur. Mais je suis forcé de réagir dès lors que vous m'envoyez cet oiseux boulet qui consiste à mettre sur le même plan Jean de Tinan à la prose éthéré et Lou Cameron au réalisme yankee. Comparez et jugez en. Pour le réalisme embourbé de Lou Cameron voici cet extrait de «La Rouquine aux sommiers» :

«La morte était complètement nue, à l'exception de ses bas, qui avaient éclatés comme la peau de saucisses trop cuites quand les cuisses avaient commencé à gonfler. On lui avait replié les jambes contre la poitrine, et attaché les poignets aux chevilles avec un bout de ficelle sale. On ne voyait qu'une partie de son visage. Il était coincé dans un coin du coffre, et reposait sur un lit de cheveux roux si beaux que c'en était presque obscène.»

Pour la prose aérée comme une aurore de Jean de Tinan je vous offre ces phrases tirées de «Penses tu réussir …»:

«Le cigare est ce que nous avons de meilleur, il est le temps perdu, il est la douleur bercée, il est aussi la précieuse transition, il est toute notre imagination qu'il symbolise. Vallonges, précisément, a écrit quelque part : «Les meilleurs de nos livres sont imprimés sur fumée de cigare.» J'applaudis.»

La comparaison est édifiante vous le reconnaîtrez : ces deux écrivains n'ont rien à voir. Et vous comprenez sans doute mieux pourquoi je disais que Mocky avait su redorer la syntaxe de Cameron. Quant à Jean de Tinan j'espère que vous aurez le bon goût de reconnaître la l'élégante légèreté de sa plume qui en fait un écrivain d'exception.


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De Impétueux, le 27 août 2006 à 09:43

Bien sûr que je suis du style à envoyer des pétards ! Malgré mon âge avancé, qui me rapproche davantage (et chaque jour un peu plus !) du cercueil que du berceau, je ne puis me résoudre à quitter cette condition de galopin tireur de sonnettes que j'apprécie tant.

Est-ce qu'il vous est arrivé une fois, une seule fois de votre vie de ne pas la prendre au sérieux ?

Et de comprendre qu'on peut se moquer de vous sans méchanceté ?


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De PM Jarriq, le 27 août 2006 à 09:52

Mon opinion (et ce n'est guère que cela) sur Mocky ne concernait pas particulièrement Le furet que je n'ai pas vu, mais son oeuvre récente en général. S'il a réussi des films de temps en temps, tant mieux pour lui, et surtout pour les rares spectateurs qui s'aventurent encore à aller les voir. De toute façon, je trouve très bien qu'il ait des défenseurs passionnés : Mocky n'est pas un médiocre "yes man" genre Berberian ou Louis Leterrier, ou qui sais-je encore, mais un artiste brouillon et hirsute. C'est toujours mieux…

Et merci à Arca de me rendre mon identité : oui, c'est JarriQ et pas JarriG ! C'est important, rappelez-vous comme c'est agaçant quand Endora se trompe continuellement sur le prénom de son gendre dans Ma sorcière bien-aimée !


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De Impétueux, le 27 août 2006 à 10:49

Et si je devenais "Impétueur" (en soi, l'idée n'est pas mauvaise et me tenterait assez !) notre ami RdeT, avec sa sympathique paranoïa habituelle croirait facilement que cette transformation lui est spécialement destinée (ce qu'à Dieu ne plaise !)


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De RdT, le 28 août 2006 à 11:30
Note du film : 6/6

«Mon opinion (et ce n'est guère que cela) sur Mocky ne concernait pas particulièrement Le furet que je n'ai pas vu». Alors tout s'explique! Si vous l'aviez vu peut être seriez vous tombé sous le charme de Roselyne Bieder, certainement vous auriez apprécié la musique de Cosma et sans doute, comme moi vous auriez apprécié le talent de Mocky à adapter Lou Cameron.


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