Forum - Canicule - Un chaos
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Forum : Canicule

Sujet : Un chaos


De Jarriq, le 25 mai 2003 à 09:58
Note du film : 2/6

Pour Marvin disant du Audiard, pour David Bennent ("Le Tambour") en plouc beauceron, pour Carmet aux jurons salés ("Nom d'une bite !"), pour la vieille bonne bunuelienne qui se pend, pour l'absurdité d'un tel film, je vote pour un DVD.


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De Gaulhenrix, le 26 mai 2003 à 11:57

Tout à fait d'accord. Mais pour un film sur l'absurde, plutôt. Et pour la revanche des ploucs, comme dirait Belmondo à Ventura dans "Cent mille dollars au soleil" ! Voilà d'ailleurs un film à plébisciter pour ses situations cocasses et ses dialogues percutants.


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De nonoff, le 8 août 2003 à 14:05
Note du film : 5/6

Un histoire amorale à souhait, des acteurs rares et excellents, de l'humour…tout y est


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De dumbledore, le 8 août 2003 à 15:34

Puis vu le temps qu'il fait sur la France, c'est de circonstance… Allez, je vais me revoir l'âge de glace !


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De zorglub, le 25 août 2003 à 11:58

Nanar absolu. Juste derrière "Diesel" (avec Gérard Klein et Agnès Soral)

Boisset frappe fort. Bonnes intentions mais très gros sabots.


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De Moonfleet, le 25 août 2003 à 12:01
Note du film : 0/6

Encore une fois Boisset chausse ses sabots, prend sa caméra comme une tronçonneuse et nous assène un film insupportable.


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De Jarriq, le 25 août 2003 à 12:36
Note du film : 2/6

D'accord, d'accord… Mais rien que pour Lee Marvin


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De Impétueux, le 1er octobre 2004 à 11:57
Note du film : 1/6

Le meilleur film de Boisset ! Mais ça ne vaut pas tripette ! Je note 1 !

Et tout de même, je vote pour un DVD, afin de revoir Bernadette Lafont en nymphomane immonde !


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De PM Jarriq, le 8 décembre 2004 à 09:23
Note du film : 4/6

L'OVNI de Boisset vient de repasser à la télé. C'est réellement un "film monstre", fait de morceaux disparates, illogiquement assemblés, mais je confirme que ça vaut une édition DVD : Lee Marvin, Audiard, Carmet, Vautrin, Kalfon et "Le tambour" au même générique, c'est quand même hautement improbable, non ?


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De Freddie D., le 16 juin 2006 à 13:22
Note du film : 2/6

Quelle bouillie ! Un peu de film noir façon années 50 avec Marvin vêtu en Al Capone et Tina Louise, liftée à mort… Un peu de Fantasia chez les ploucs, avec les pécores joués par Lanoux et Carmet, un peu de polar franchouillard avec les séquences interminables des flics traquant Jimmy Cobb… Un peu de n'importe quoi, avec David Bennent hurlant d'une voix suraiguë dans un accent allemand injustifiable, et quelques répliques audiardiennes totalement hors-sujet. Jamais vu un tel chaos ! Avec un peu de recul et de perversion, ça devient évidemment très jouissif, mais on se demande comment un tel film a pu voir le jour. Peut-être qu'avec un réalisateur décent, Canicule aurait pu devenir un film véritablement "culte". Qui sait ?


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De Impétueux, le 2 août 2006 à 18:06
Note du film : 1/6

Après revisionnage familial durant mes austères vacances (ce qui ne m'entraîne pas forcément vers l'indulgence !) je maintiens ma note de 1 mais je ne suis pas loin, pour autant, de classer cet exceptionnel navet parmi mes films préférés (d'ailleurs, je crois que je viens de basculer en ce sens).

Parce que dans l'emphase fantasmagorique, l'idiotie du scénario, le jeu caricatural et outrancier de toutes et tous, les dialogues surréalistes (on sent qu'Audiard s'est surpassé dans le cynisme profiteur), l'irruption incongrue de Lee Marvin aussi à sa place là que le seraient Camille Berthomier ou Anne Wiazemsky dans Mon curé chez les nudistes, les hoquets de la construction filmique, les arrière-pensées politiquement niaises de Boisset, on n'a guère de chances de faire jamais mieux.

Un seul reproche : la musique est de l'insupportable Francis Lai, le tâcheron suprême des films du non moins insupportable Lelouch ; si elle avait été de Philippe Sarde ou de François de Roubaix, je serais monté au septième ciel…


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De droudrou, le 2 août 2006 à 19:38

Canicule me donne froid dans le dos surtout en cette saison… Du début jusque la fin, je me suis posé la question de savoir ce que je faisais là et ce que j'attendais… Peut-être la séquence du film de Hitchcock : "La Mort aux Trousses".

Et parlant de "trousses", tout cela sent la rentrée…


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De fretyl, le 17 mars 2007 à 03:26
Note du film : 3/6

Film polémique, assurément, j'en connais certains qui l'adore d'autres qui le déteste. Ça m'a l'air d'être le cas sur dvdtoile.


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De Torgnole, le 1er décembre 2009 à 19:27
Note du film : 4/6

Enfin je retrouve cet OFNI que j'avais découvert il y a bien longtemps lors d'une diffusion à la télé sans avoir le titre ! Malgré tout ce que l'on peut entendre comme remarques cyniques, ce film reste un joyeux moment qui pour ma part est plus plaisant que d'autres films d'Audiard surestimés comme Les Tontons Flingueurs et autres œuvrettes démesurément adorées uniquement pour leurs dialogues et répliques désuètes devenues cultes.

Canicule est violent (l'enfant tué d'une balle en plein cœur lors du carnage d'ouverture), crasseux (Bernadette Lafont est d'une répugnance à faire vomir un bouc), sans pitié (Victor Lanoux poussant au suicide la pauvre petite vieille), à l'image de ses personnages suintant sous un soleil de plomb, on se croirait par moment dans une parodie noire de Délivrance. Par ailleurs, je tire mon chapeau à l'interprétation du jeune Anielo de la Crotch' qui vole la vedette à Lee Marvin


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De fretyl, le 1er décembre 2009 à 22:27
Note du film : 3/6

Pour Canicule j'ai du mal à avoir un avis définitif. En fait j'aimerais bien savoir ce qu'en pense aujourd'hui Yves Boisset. Trouve t'il le résultat satisfaisant ? Le film est-il volontairement un bric à brac violent, ou alors est-ce une rature comme on en fait que rarement ?
Il ne me parait pas possible que Boisset, habituellement bon technicien, ait pu négliger à ce point là une réalisation. Il faudrait savoir quelle était l'intention de départ ?
Et peut-être alors, reconnaitrais-je Canicule comme un vrai bon film.

Ce film reste un joyeux moment qui pour ma part est plus plaisant que d'autres films d'Audiard surestimés comme Les Tontons Flingueurs

Alors là !!!


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De Impétueux, le 2 décembre 2009 à 17:47
Note du film : 1/6

Même si je partage avec vous, Torgnole, un certain goût délicieusement malsain pour Canicule, je m'étonne que vous puissiez classer le film comme celui d'Audiard, à qui vous attribuez la principale responsabilité des Tontons flingueurs.

Que les trouvailles verbales de Michel Audiard soient d'une importance capitale dans bon nombre des 130 films qu'il a dialogués est une chose ; mais lui en accorder la paternité, ou même seulement une sorte de prépondérance en est une autre… Les tontons flingueurs c'est tout de même sacrément Lautner, Canicule, sacrément Boisset, comme Mortelle randonnée c'est sacrément Miller ou on ne meurt que deux fois sacrément Deray


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De Torgnole, le 2 décembre 2009 à 22:12
Note du film : 4/6

Je pense que vous m'avez mal compris… Je ne parle pas de la filmographie complète d'Audiard, dont certains films excèlent dans un registre supérieur, comme Mortelle Randonnée ou Garde à Vue, ces derniers ne méritent pas d'être rangés dans le même sac que ceux auxquels je pensais, tels que Les Tontons Flingueurs, Canicule, Cent Mille Dollars Au Soleil, Les Barbouzes, bref, toutes ces oeuvrettes franchouillardes, truffées de bons mots et de cocasseries qui ne brillent pas par leur mise en scène, ni leur profondeur, ni leur photographie, où encore leur suspense, leur intrigue, leur scénario… Enfin… Pour aller plus vite, revenons sur leurs qualités : les dialogues, les portraits (plutôt les caricatures), les acteurs, les situations… Cela me semble être les principaux intérets…

Je parle d'une catégorie de films dont je pense effectivement qu'Audiard en est le principal bienfaiteur sans en être forcément le grand responsable, de toute manière il est difficile de passer tous ces exemples au scalpel, en particulier pour Canicule dont les dialogues et les acteurs ne sont pas la principale attraction, c'est l'ensemble qui fonctionne. Mais si vous trouvez la réalisation de Lautner transcendante, pour reprendre l'exemple des Tontons Flingueurs, je ne peux rien faire pour vous…


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De Gilou40, le 2 décembre 2009 à 23:06
Note du film : 2/6

Pour moi,Canicule , c'est avant tout un film glauque, poisseux, dominé par ce gosse qui me fout mal à l'aise et pas que dans ce film : David Bennent ! On ne sait plus trop si on a affaire à un monstre de petite taille ou à un enfant possédé du diable ! Il me fiche des frissons !

Reste et demeure Lee Marvin toujours très très……américain .


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De verdun, le 11 novembre 2012 à 23:33
Note du film : 1/6

Moi qui apprécie Boisset, Lee Marvin, Miou-Miou, Carmet, Audiard, Clementi, je n'arrive pas à entrer dans ce film.

Je pensais être dérangé par le côté "nanar", par les outrances, par le mélange des acteurs et des styles, comme l'a été impétueux.

Hélas, c'est simplement un film ennuyeux, aux enjeux vraiment inexistants à force de flirter le n'importe quoi.

Avec ce thème de l'Américain en France profonde et une star telle que Marvin, il était possible d'obtenir un film autrement plus passionnant que cette Canicule qui fait long feu.

Dans le genre Boisset foutraque, je préfère sensiblement Le saut de l'ange.


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De Pianiste, le 25 mai 2014 à 22:39

Je viens de regarder Canicule et j'ai été bien déçu. Seul Lee Marvin pourrait s'en sortir pas trop mal, mais le voir perdu dans ce film vraiment nul est affligeant. Le milieu est aussi crade qu'il peut être permis de l'être et les acteurs sont d'une bestialité immonde. Je trouve que même le gosse a l'air d'un monstre et on se demande par moments, s'il ne s'agit pas d'un nain. Il s'en sort pourtant avec tous les honneurs. Je n'aime pas Jean Carmet et Victor Lanoux est tombé bien bas, encore qu'il s'en sort assez bien dans ce pathétique gâchis cinématographique. Pour ce qui est de Bernadette Lafont, elle n'a pas eu peur du ridicule et Miou-Miou est aussi fade et plate qu'à son habitude. Dans ce milieu rural, ce film, assez étrange mélange de races, est un navet qu'on regarde et qu'on oublie aussitôt….

Je retiendrai juste la musique de la BO, assez réussie….


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De Impétueux, le 1er juin 2014 à 23:39
Note du film : 1/6

Débarrassé de ses outrances – de ses obsessions ? – anticolonialistes, marxistes et sociales, Yves Boisset se laisse glisser sur la pente. Une pente rare dans le cinéma français et justement alors intéressante : celle de l'outrance, de l'excès, de la grandiose imposture, du rire sans retenue et sans mesure : celle de Calmos de Bertrand Blier, celle des Galettes de Pont-Aven de Joël Séria, celle de la méchanceté sans raison et du sarcasme sans but, celle du jappement et de la morsure ; tout n'est pas réussi – à vrai dire, ça ne tient pas la route – mais ça donne des fulgurances qui glacent les pisse-froid. Je ne peux pas dire que je regarderais ce genre de cinéma trop souvent, mais ce cinéma me manquerait s'il n'existait pas. Sortir du jardin à la française pour entrer dans la jungle boursouflée n'a rien de déshonorant si on n'en fait pas son ordinaire.

Canicule est évidemment le meilleur film de Boisset et la note médiocre que je lui décerne n'a bien sûr rien à voir avec la vraie tendresse que je lui porte depuis que je l'ai découvert sur l'écran, tendresse entretenue par une demi-douzaine de visions, en intégralité ou en petits bouts zappés ici et là. C'est sale, c'est gluant, c'est répugnant, c'est dégueulasse, c'est moche, c'est plat comme la Beauce.

C'est écœurant comme Ségolène (Bernadette Lafont) chienne en chaleur boiteuse, dépoitraillée, maculée de boues et de spermes divers… Écœurant comme Horace (admirable Lanoux) et ses coups de queue digestifs, qui baise sa femme (Miou-Miou) comme il rote, écœurant comme Socrate (Jean Carmet), qui a la chtouille et la nostalgie des congaïs du Tonkin, écœurant comme Agnello de La Cruz (David Bennent), avorton malsain, pustule anormale, vicelard, déjà gâté, déjà carié.

Hors de ce joli monde, les pires canailles apparaissent presque comme rafraîchissantes et Jimmy Cobb (Lee Marvin), le tueur aux balles dans les genoux (il paraît que c'est vraiment très douloureux) a quelque chose de franc du collier, de simple et de fréquentable qui finirait presque par le rendre sympathique ; mêmement les trois Pieds nickelés, grimés comme des personnages de Tex Avery, Marcel (Jean-Pierre Kalfon), à l'élégance sucrée de rastaquouère, Snake (Pierre Clémenti), vicelard calamistré qu'on devine tortureur sadique au couteau, Julio (Jean-Roger Milo) au visage de bouillie sommaire…

Tout le monde tue ou se tue, et c'est un moment délicieux du film où, en l'espace de quelques minutes sont zigouillés Horace, l'adjudant Marceau (Henri Guybet), les deux campeuses allemandes, Ségolène, Horace, la vieille servante terrifiée Gusta (Muni, actrice fétiche de Luis Bunuel) et, à peine plus tard, l'inspecteur de police Rojinski ; assassiné après l'amour par Jessica (Miou-Miou). Très joli pendant à la scène initiale où Boisset, lors du hold-up de la banque, ne s'est absolument rien refusé, y compris la mort d'un enfant sortant de l'école, touché par une balle perdue…

Agitations dérisoires sur qui règnent ironiquement, inscrits sur l'étrange château-bateau où Agnello construit ses rêves, les derniers mots de Simon Bolivar constatant l'inanité de son action, J'ai labouré la mer

À quoi, naturellement on peut préférer Charles Péguy

Étoile de la mer voici la lourde nappe
Et la profonde houle et l’océan des blés


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De fretyl, le 18 février à 13:57
Note du film : 3/6

En le revoyant je persiste à penser à l'inverse de tout ceux qui ont commenté ce film qu'il n'y a pas que des mauvaises choses dans Canicule ! C'est en effet un film à gros gros gros sabots et certainement le plus mauvais film de Boisset. Souvent grossier, souvent agaçant ; agaçant comme l'est le gamin complétement taré (David Bennent) mais réussi dans sa volonté d'extravagance. Le déchainement de cadavres tout au long du film et dés le braquage est impressionnant. Et puis si Impétueux reproche au film sa musique de Francis Lai je la trouve personnellement en accord avec les images suffocante du film. Mais effectivement De Roubaix aurait eu plus d'imagination. Je ne sais pas si à sa sortie le film fut ou un échec, du moins il fait partie des films raturé que l'on oublie pas forcément. Pas besoin d’écrire dix pages non plus pour commenter un pareil film. Juste une question que je me pose : Boisset aurait-il été influencé par la charmante famille de Massacre à la tronçonneuse ?

'' Débarrassé de ses outrances – de ses obsessions ? – anticolonialistes, marxistes et sociales, Yves Boisset se laisse glisser sur la pente.

Ou avez vous vu que Boisset ait revendiqué une quelconque forme d'anticolonialisme ou de Marxisme ?


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De Hvalmit2, le 19 février à 00:05

Décidément Frétyl je vous apprécie "parfois". Z'étes le seul à tenter de réveiller un site en sommeil.


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De Impétueux, le 19 février à 17:37
Note du film : 1/6

Ah, Frétyl, quelquefois vous exagérez dans la fausse naïveté ! Contester qu'Yves Boisset soit l'exemple même du cinéaste engagé à l'extrême-gauche est tout de même un rien gonflé. Si le bonhomme avait du talent en dehors de ses gros sabots, je ne me permettrais pas de songer à le lui reprocher, mais là !

Comment, Frétyl, vous n'avez jamais entendu parler de R.A.S (sur la guerre d'Algérie) ou de L'attentat (sur l'affaire Ben Barka) ? Vous n'avez pas perçu l'antimilitarisme militant de Allons z'enfants ? Vous faites mine de ne pas savoir que Un condé a failli être interdit par Raymond Marcellin, ministre à poigne de l'Intérieur ? Et presque tout à l'avenant…

Je persiste à penser que Canicule, grandiose dans l'outrance vulgaire est, de loin, son meilleur film ; peut-être dans cet anarchisme qui s'étend à tous avait-il trouvé sa vraie voix …


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De fretyl, le 19 février à 18:28
Note du film : 3/6

La totalité des films que vous citez sont pour la plupart des bons films ! Avez-vous vu au moins R.A.S ? si le film est effectivement un brin engagé à gauche, je dois pouvoir dire que c'est le film le plus réaliste que j'ai pu voir sur la Guerre d'Algérie, en tout cas le film qui se rapproche le plus de ce que ce conflit a été dans sa nature. Contester que les personnages de R.A.S n'ai pas pu exister serait nié l'histoire en tout et pour tout. Je le préfère clairement à par exemple Avoir vingt ans dans les Aurès.

L'attentat qui a mal vieillit se rapproche plus de ce qu'un Gavras pouvait réalisé à l'époque mais reste assez sommaire, guère partisan, plus basé sur le suspens et l'action qui bénéficie d'un casting en or. Quand à Allons z'enfants anti militariste le film l'est effectivement mais est avant tout doté d'un aspect romanesque, lyrique qui à mon avis en fait le meilleur film de son auteur. Car oui Boisset sait plutôt bien tenir une caméra.

Boisset était militant mais non gauchiste, voyez donc L'affaire Seznec ou Le Juge Fayard dit le Shériff !


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De fretyl, le 25 février à 19:51
Note du film : 3/6

En semaine je travaille et si j'ai le temps de voir des films je n'ai guère le temps de les commenter sur Dvdtoile ; mais je suis assez déçu au silence de Impétueux par rapport à une simple question que je lui ai posé : avez vous vu R.A.S ? Ou même L'attentat ou Un condé ? Son silence m’évoque une méconnaissance totale de l’œuvre de Boisset qu'il vilipende régulièrement sans vraiment la connaitre !


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De Impétueux, le 25 février à 21:58
Note du film : 1/6

Taratata, camarade Frétyl ! Je croyais avoir été clair : j'ai naturellement vu R.A.S. et Un condé et bien d'autres films d'Yves Boisset, de Folle à tuer à Le juge Fayard. Aucun ne m'a convaincu…

Mais j'y reviens, j'adore Canicule


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De fretyl, le 26 février à 02:54
Note du film : 3/6

Eh ben vous êtes un nul. Boisset dans les années 70 s'étant rapprocher d'un Verneuil, il n'a bouffé qu'une chose : le talent ! Votre critique est hélas suicidaire.


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De Impétueux, le 26 février à 14:18
Note du film : 1/6

Mais qu'est-ce qui vous prend, Frétyl ? On vous a connu fou, sur ce site, puis vous êtes devenu intéressant…

Et là vous m'insultez gratuitement ? Qu'est-ce que ça peut vous faire, que je n'aime pas Boisset à part Canicule et – un tout petit peu – Un taxi mauve ? Calmez-vous, que diable !!


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De Impétueux, le 27 février à 21:27
Note du film : 1/6

Au cas où vous dénieriez ma qualification donnée à Boisset d'être un cinéaste extrémiste, Frétyl, voici ce que je lis sur le journal Illimité, qui est le canard distribué dans les salles UGC pour présenter les films à l'écran ; à propos de Chez nous, il y a une récapitulation, absolument mal écrite et terriblement inculte des films que le courageux cinéma français a tourné pour lutter contre la Bête immonde.

Donc sur ce factum qui récapitule de bric et de broc tout ce qu'on peut trouver, le pire (Train d'enfer) et le meilleur (Lacombe Lucien ; quand je vois parler de film sans qu'on évoque la pensée subtile de Modiano et de Malle, je suis à deux doigts de vomir) donc il y a une notule à propos de Dupont Lajoie et de Boisset. Je la cite :

Cinéaste estampillé à gauche toute et pourfendeur des grandes lies (vous avez bien lu : lies !) de la société française (flics douteux dans Un condé, guerre d'Algérie dans R.A.S., pré télé-réalité dans Le prix du danger), Boisset aura été le premier à synthétiser le Français bête, méchant et raciste (et accessoirement meurtrier !) dans Dupont Lajoie). Un personnage (joué par un Jean Carmet tout fielleux) qui annonce les sympathisants les plus durs et inconscient de l'extrême droite française. Le tout à une époque où le parti politique de Jean-Marie Le Pen était pile en début d'ascension.

Boisset pense ce qu'il veut ; je m'en moque. Il a un peu plus de talent que le rédacteur de ces pages empreintes de haine de soi (je ne vais pas passer mon temps à recopier les autres vignettes, toutes vinaigrées du mépris de la France) mais prétendre que le réalisateur que vous appréciez n'est pas de l'ultra-gauche, c'est un peu gonflé…


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De fretyl, le 4 mars à 18:22
Note du film : 3/6

Impétueux je n'ai jamais fait mystére de mon engagement politique, ni de mon parcours mouvementé. Et pourtant j'apprécie l'oeuvre d'un Boisset comme je peux apprécié celle d'un Chabrol qui au sortir de la Nouvelle Vague n'a cessé de fustiger les milieux bourgeois et politique. Direz vous Chabrol marxisant ? Que pourrais dire egalement d'un Costa Gavras ou d'un Rosi ? Comme vous j'apprécie le film documentaire Mourir a Madrid bien qu'elle soit une à charge contre le Franquisme ! Alors pourquoi ne pourrais-je pas aimer le cinéma d'Yves Boisset. Revoyez son film sur la guerre d'Algérie, bien que le propos sont à prendre avec des pincettes, l'efficacité est au rendez vous ! Boisset a toujours utiliser la violence comme effet à part et choc de son cinéma.


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De Impétueux, le 4 mars à 21:43
Note du film : 1/6

Mais enfin, Frétyl, pourquoi faites-vous mine de ne pas comprendre ce que je me tue à expliquer : ce n'est pas son engagement à gauche, certain et assumé, que je reproche à Boisset, mais son manque de talent ! … Vous êtes sur DVDToile depuis longtemps, vous avez évidemment lu beaucoup de mes avis, vous savez que je ne refuse pas mes louanges aux cinéastes de gauche, aux films les plus éloignés de mes convictions profondes, que j'aime Eisenstein et Lucas Belvaux et que je peux apprécier Costa Gavras et Frédéric Rossif

Ce n'est pas parce que mon cœur bat davantage à l'unisson de celui de Pierre Schoendoerffer que j'aime La 317è section ou Dien Bien Phû : c'est parce que ce sont là des films admirables…


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