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Des rois et des dieux


De vincentp, le 25 décembre 2016 à 20:42
Note du film : 5/6

L'intérêt de ce film est de présenter des personnages non manichéens, se disputant le leadership sur le terrain et dans les hautes sphères. Exodus développe un argumentaire assez habile, bien fichu, stipulant que l'emploi de la force doit nécessairement être liée à une cause juste. Lier une force politique ou militaire à une cause moralement injuste équivaut à une condamnation par les acteurs intérieurs et des observateurs extérieurs, et par l'Histoire en général. Ce sujet est d'actualité. Les effets spéciaux de Exodus sont réussis, l'interprétation de Christian Bale irréprochable, et globalement le mythe de Moïse est dépoussiéré à la quasi-perfection.


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De DelaNuit, le 5 avril 2015 à 10:26
Note du film : 4/6

En re-songeant à Gods and Kings, je ne peux m'empêcher de considérer qu'il est un point sur lequel Les dix commandements se montre – de mon point de vue – supérieur à ce film : c'est celui de la présence à l'écran d'un troisième personnage principal, la princesse puis reine Nefertari, qui n'est dans Gods and Kings réduite qu'à une image sans voix.

Le personnage de Nefertari dans Les dix commandements est intéressant parce qu'elle ne se préoccupe ni de l'obéissance à un dieu ou à une religion ni à la recherche de puissance au nom de l'égo, qu'incarnent respectivement Moïse et Ramsès. Elle veut juste vivre paisiblement avec l'homme qu'elle aime… Puis, forcée à épouser l'autre, elle se ronge de douleur et de ressentiment… pour devenir à son tour destructrice, non pas par fanatisme religieux ou volonté de pouvoir, mais par souffrance. Or, Nefertari n'est pas juste une personne. Elle représente symboliquement le pays, l'Egypte, et c'est pourquoi elle devait épouser le pharaon. Elle représente une troisième voie, une troisième voix, celle du peuple qui se fiche bien de la confrontation entre ses princes et n'aspire qu'à vivre en paix, mais que l'on n'écoute pas.

En donnant vie à ce personnage, Cécil B. de Mille a donné une dimension supplémentaire à son film. En le reléguant parmi les figurants, Ridley Scott se concentre uniquement – certes de façon grandiose – sur la confrontation entre pouvoir spirituel et temporel. Nefertari représentait la volonté d'amour, puis l'amour bafoué. Elle proposait autre chose… et il est dommage que sa voix ne soit même plus présente dans ce nouveau film ! Est-ce représentatif du monde actuel ?


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