Accueil
Voici les derniers messages de ce forum :

Le Pianiste


De lych666, le 4 août 2006 à 20:02
Note du film : 5/6

Si vous le dites…


Répondre

De droudrou, le 2 août 2006 à 19:25

Il y a une chose terrible : je suis (je dirai) assez bien (pour ne pas dire bien) documenté sur la seconde guerre mondiale et cette chose terrible qu'a été le siège de Varsovie. Et à mon immense regret, je n'accroche pas. Je n'y crois pas un instant. Tout ce qui est décrit est vrai, a réellement eu lieu et je n'y crois pas.

Et je dirai qu'il en va de même pour tous les films de Polanski que j'ai pu voir.

Pourquoi ? Je suis incapable de donner une réponse. Il y a quelque chose dans la mise en scène qui ne va pas quand tout un chacun semble dire : "c'est très bon"…

Et faisant allusion à Polanski, quand je lis les éloges qui concernent "Pirates" ou d'autres de ses réalisations sur DVD-Toile, je dis que j'hallucine.

Les seuls points où j'acquiesce à ce que tout un chacun a pu dire à propos du Pianiste ce sont la première et la dernière scène. C'est tout.


Répondre
Critique


De dumbledore, le 5 octobre 2002 à 00:00

Avec Le Pianiste, Polanski signe un de ses plus grands films. Longtemps, le cinéaste polonais a repoussé le moment d'affronter ses démons: contrairement à Steven Spielberg (ce dernier lui avait proposé La Liste de Schindler dans les années 90), Roman Polanski a vécu le génocide juif de la Seconde Guerre Mondiale, enfermé dans le ghetto de Cracovie. S'il échappera de justesse à la déportation, sa mére, elle, n'aura pas cette chance.

La trés grande sobriété de la mise en scéne, la justesse du jeu de l'acteur principal qui porte tout le film sur ses épaules (Adrian Brody, révélé dans le film de Terrence Malick, La ligne rouge, splendide dans son côté silhouette mince promenant sur le monde qui l'entoure un regard triste d'une grande mélancolie et terriblement lucide), la maîtrise totale de chaque séquence qu'impose le scénario et les émotions retenues qui s'en dégagent font de ce film une oeuvre magistrale.

On retrouve aussi et enfin Roman Polanski dans une grande forme qu'il n'avait plus eue depuis plusieurs années. Les obsessions du cinéaste sont présentes comme dans ses meilleurs films : la solitude, la peur de l'Autre, le travail sur l'espace clos (par exemple quand Szpilman se retrouve seul à errer dans une petite chambre où à tout moment sa vie peut basculer), l'angoisse, les situations où le protagoniste fleurte avec l'abîme…

Au final, on sort de la salle, pensif et silencieux, triste mais aussi heureux d'avoir vécu un moment rare de cinéma ! Roman Polanski a pris ici sa revanche sur ses détracteurs qui le disaient trop vieux, déjà mort. On peut même se réjouir d'une Palme d'Or enfin méritée (même si certaines mauvaise langues y ont vu là plutôt Davd Lynch offrir la récompense à Alain Sarde, leur producteur commun, actuellement en difficulté financière) et espérer qu'elle aidera au succès public que le film mérite.

Un film désespérant sur le genre humain, mais heureusement, il y a une double lueur d'espoir : la musique de Chopin et un Allemand capable de l'apprécier…


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.024 s. - 6 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter