Accueil
Voici les derniers messages de ce forum :

Grosse déception


De verdun, le 10 juillet à 17:52
Note du film : 2/6

Ce western de 1959, peu montré ces dernières années avant sa récente réédition DVD/blu-ray par Sidonis, est l'un des derniers films de Michael curtiz. Le cinéaste d'origine hongroise réalisera encore cinq métrage après celui-ci.

De prime abord Le bourreau du Nevada se pare de nombreuses qualités. La réalisation de Curtiz est méticuleuse. La photo en noir et blanc est superbe et très bien restituée par le blu-ray. L'absence de couleurs, souvent préjudiciable dans un western, ne dérange pas ici car les grands espaces n'intéressent pas les auteurs. Il s'agit d'un western urbain.

L'intrigue ressemble davantage à une enquête policière: le "bourreau" Bovard recherche un homme qu'il soupçonne d'être un meurtrier mais le présumé coupable est apprécié de tous. L'argument est donc passionnant et ne manque pas d'intelligence.

Le casting est remarquable. Robert Taylor est superbe dans le rôle de ce policier intransigeant qui commence toutefois à être usé par son métier. Face à lui Tina Louise est impressionnante de sensualité. On retrouve avec plaisir Fess Parker, le Davy Crockett de Disney et Jack Lord bien avant Hawaï, police d'Etat.

Même l'humour est présent avec ce personnage de vieille femme qui court en vain après Bovard-Robert Taylor. Ou cette scène où l'on voit tous les passants se transformer en loups de Tex Avery lorsque Tina Louise doit traverser la rue.

En somme tout était réuni pour faire de de ce bourreau du Nevada un grand western. Et à cause du titre, de l'argument et de la jaquette du DVD on pouvait s'attendre à une histoire pleine de bruit et de fureur, digne du Bravados de Henry King.

Hélas il n'en n'est rien. La faute à un scénario pauvre en péripéties. Le shérif a identifié le coupable mais ça discute, ça discute pendant plus d'un heure. Les enjeux dramatiques sont faibles malgré la peinture de cette ville hostile au bourreau et la seule scène d'action intervient à la toute fin. Fin qui verse d'ailleurs dans le happy-end mièvre.

Bertrand Tavernier avait raison de qualifier le bourreau du Nevada de "western médiocre" dans son livre Cinquante ans de cinéma américain  Dommage qu'il revienne sur cet avis dans les bonis du DVD.

Ce western est, en ce qui me concerne, ma plus grosse déception cinéphile de 2020 à ce jour.


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.0057 s. - 6 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter