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Chef d'oeuvre absolu !


De vincentp, le 12 janvier 2008 à 20:08
Note du film : Chef-d'Oeuvre

A noter que ce film bouleversant et indispensable est diffusé ce dimanche 13 janvier 2008 au cinéma Action Ecole à Paris, dans le cadre d\'une rétrospective des oeuvres majeures de Ozu.

Quant au cinéma l\'Arlequin, toujours à Paris, dans le cadre du ciné-club animé par Claude-Jean Philippe, il diffuse ce dimanche, à 11 heures, Il était un père de ce même Ozu.

Des initiatives bienvenues qui permettent de faire mieux connaître l\'oeuvre de cet auteur majeur du cinéma, qui a été ignorée en France jusqu\'au début des années 1970.


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De vincentp, le 22 janvier 2006 à 12:04
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Ozu nous présente dans « Printemps précoce» les grands principes qui doivent régir selon lui la vie en société.

La société, selon Ozu, repose sur plusieurs éléments structurants. Le premier d'entre eux est constitué par le binôme homme-femme, solidifié par les liens du mariage. Autour de celui-ci gravitent des cercles concentriques : les parents, les amis, les collègues de travail. Autre élément structurant : le lien qui unit l'homme à son travail. Le problème est que ces éléments sont susceptibles d'être désintégrés par la nature humaine faite de désirs et de passions. Confronté à une telle situation, l'individu, aidé si nécessaire par le groupe, doit résister, en faisant preuve de courage, d'intégrité, de renonciation ! Ozu nous explique ainsi que quand un couple est menacé de désintégration, les entités qui lui sont proches doivent venir à son secours ! On doit nécessairement modeler son comportement en fonction de son entourage explique un personnage du film !

Le film est admirablement construit (ah, les belles synthèses progressives qui précèdent la conclusion !), le propos parfaitement argumenté. Ozu pratique une rhétorique qui s'exerce sur toute la gamme des sentiments humains. Il montre, démontre, suggère parfois (par exemple, le bruit des enfants que l'on ne voit pas) pour imposer au final, tout en finesse, une morale humaniste qui semble couler de source : respect des autres et intégrité personnelle sont des principes à mettre en œuvre par chacun dans la société.

La conclusion du film impressionne : un plan fixe montre un couple immobile et muet décalé sur la droite du cadre. A cette image se superpose l'image de deux cheminées dans le ciel. Puis filmée en contre-plongée, une seule cheminée, plus massive, dressée vers le ciel. Enfin, comme dans la prisonnière du désert, quelques notes de musique qui concluent le film dans une sorte de battement de cœur extatique.

Un chef-d'œuvre absolu, et sans nul doute aussi un des plus grands films de tous les temps.


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