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Voici les derniers messages de ce forum :

Critique de Windtalkers


De PM Jarriq, le 28 octobre 2008 à 17:08

Et au cinéma The dark wind, avec Fred Ward.


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De MEZHIA, le 31 août 2002 à 15:33

Les personnages de John Woo n'ont pas de consistance ? Eh, fait que tu te réveilles ! Parce que hormis sa période hollyWOOdienne et hormis l'excellent Volte/Face, il n'a rien à se reprocher. Ce sont pour moi bien plus que des symboles et des icônes comme tu te plais à le croire. Revois Une Balle dans la tête et A toute épreuve ainsi que The Killer et Le Syndicat du crime et après on en reparlera.


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Mort de Tony Hillerman


De Arca1943, le 28 octobre 2008 à 14:22

Je n'ai pas trouvé mieux que la fiche de ce film mettant en vedette Adam Beach pour annoncer la mort à 83 ans de l'écrivain et journaliste américain Tony Hillerman, auteur d'une série de passionnants romans policiers racontant les enquêtes du lieutenant Joe Leaphorn (vieil agnostique) et de l'officier Jim Chee (jeune croyant), tous deux de la Navajo Tribal Police. Trois téléfilms ont été tirés de son oeuvre en 2002, 2003 et 2004 : Skinwalkers, Coyote Waits et A Thief of Time, avec Adam Beach en Jim Chee et Wes Studi en Joe Leaphorn. Un grand bonhomme, dont les oeuvres très bien informées sont une alternative idéale aux ennuyeux traités d'anthropologie…


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Avis


De droudrou, le 22 septembre 2007 à 11:54

Il est à noter, pour les amateurs, que la bande-son est vraiment explosive, qu'elle soit la VO DD 5.1 ou la VF DTS 5.1. La VO offre plus d'ampleur et propose un véritable festival d'explosions et de tirs en tous genres qui se succèdent et interfèrent en un martèlement, un bombardement permanent des enceintes (surround et caisson de grave sont pilonnés de façon incessante) : c'est très impressionnant au point de se sentir au coeur des combats et d'être complètement "sonné".

Réflexion qui m'a été faite par mon fils puiné. Il paraît que c'est vraiment très impressionnant et que ça surprend beaucoup…


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De Gaulhenrix, le 22 septembre 2007 à 11:08
Note du film : 4/6

Les windtalkers ( "messagers du vent", en français) désignaient les indiens Navajos utilisés par les Etats-Unis, en lutte contre les Japonais pendant la guerre du Pacifique en 1943, pour leur langue qui, ignorée des Japonais, servait de code de transmission entre les troupes américaines.

Pendant le générique de début et celui de fin, la caméra du réalisateur parcourt inlassablement et en tous sens les paysages arides et mythiques du Colorado, territoire des Navajos et décor grandiose de nombre de westerns classiques. John Woo rend ainsi hommage à ces premiers asiatiques (ses lointains ancêtres !) devenus les Indiens, arrivés bien avant lui sur cette terre dont ils furent les premiers habitants et rappelle aux Américains du XXI° siècle une première évidence en même temps qu'il justifie ainsi son attirance pour l'Amérique.

Le film évoque l'aventure de deux Navajos (Ben Yazhee et Cheval blanc) formés au radiocodage, devenus irremplaçables et qui, ne pouvant être en aucun cas faits prisonniers devaient être supprimés, en cas de force majeure, par leurs tuteurs : Joe Anders (Nicolas Cage) et Ox Anderson (Christian Slatter). On va de leur découverte de la guerre et du racisme des soldats à leur égard à la révélation finale de la transformation en bête guerrière sauvage de Ben Yazhee sous les yeux médusés de Joe Anders. Ainsi ces descendants d'Indiens massacrés par les Blancs aidèrent-ils, par leur sacrifice, à sauver les vies des arrière-petits enfants de ceux qui furent leurs bourreaux !

Ce beau message humaniste, qui satisfait le devoir de mémoire, s'accompagne d'une (énième !) dénonciation de la guerre montrée dans tout ce qu'elle a d'impitoyable et que John Woo filme au plus près en une succession de combats meurtriers, noyés dans un déluge d'explosions, de tirs nourris, de corps à corps sanglants et sauvages qui insistent jusqu'à la nausée sur la barbarie de batailles filmées comme une boucherie sans cesse recommencée et exigeant, comme le Minotaure, son tribut en vies humaines. Rarement, film fut aussi terrible. On songe, bien sûr, lors de certaines séquences, aux récents La Ligne rouge ou encore à Il faut sauver le soldat Ryan. Entre-temps, les deux tuteurs auront appris, par-delà les préjugés, à estimer et à admirer leurs deux protégés indiens, illustrant ainsi le troisième thème du film – récurrent dans le cinéma de John Woo – , celui de l'amitié virile que font naître et renforcent les épreuves partagées en commun.

Il est à noter, pour les amateurs, que la bande-son est vraiment explosive, qu'elle soit la VO DD 5.1 ou la VF DTS 5.1. La VO offre plus d'ampleur et propose un véritable festival d'explosions et de tirs en tous genres qui se succèdent et interfèrent en un martèlement, un bombardement permanent des enceintes (surround et caisson de grave sont pilonnés de façon incessante) : c'est très impressionnant au point de se sentir au coeur des combats et d'être complètement "sonné".



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Critique


De dumbledore, le 28 août 2002 à 00:00

La bonne nouvelle, c'est que John Woo signe avec Windtalkers son meilleur film hollywoodien. La mauvaise nouvelle, c'est qu'on y retrouve ses trois thématiques habituelles qui sont devenues, depuis bon nombre de films, de véritables " fonds de commerces " voire des recettes plaquées d'une manière totalement artificielle, c'est-à-dire sans vraiment de rapport avec le film et ses enjeux.

La première thématique, c'est l'enfance qu'il faut préserver de la violence adulte. On la retrouve dans les toutes premières images du film qui s'ouvre sur des plans de l'enfant de l'indien, dont l'image reviendra à plusieurs reprises comme pour bien indiquer que " la motivation de l'indien est de préserver son enfant de la guerre qui se déroule à l'autre bout du monde ". On la retrouve ensuite, dans une scène vue et (trop) revue chez John Woo : celle d'un enfant se trouvant entre le tir d'armes à feux de deux adultes et qui sera sauvé par le gentil via l'utilisation d'un objet de l'enfance. Ici, ce n'est pas la chanson du Magicien d'Oz (Face/Off), mais la tablette de chocolat toute droit sortie d'Empire du Soleil !

La seconde thématique est celle de la religion chrétienne. On la trouve d'abord dans la récurrence des croix sur les tombes (plutôt bien fait, comme une ponctuation qui accompagne la fin de chaque bataille). On la retrouve ensuite au niveau du personnage de Nicolas Cage éduqué dans la religion, et surtout dans celui de l'indien qui, quoique Navarro, est chrétien (comme John Woo est chrétien dans un pays qui l'est peu). Cette thématique culmine dans la scène finale où les deux héros récitent une ultime prière à la Vierge.

La troisième et dernière thématique est la rédemption. Même si ce ressort est éculé, il s'agit du fonds de commerce de John Woo qui passe le mieux (car il est relativement bien intégré au personnage et au film), Cette tentative de rédemption se retrouve dans tout le parcours de Nicolas Cage qui, damné dans la séquence (inutile et trop explicative) de bataille du prologue, tente tout le long de film d'effacer la honte, et retrouver la foi en Dieu,

Le problème ne réside pas dans ces thèmes tout à fait légitimes (on les retrouve – sauf le premier – souvent chez Scorsese), mais dans le fait que les scènes qui les traitent sont toutes pathétiques, insupportables, d'une émotion au rabais et qui plombe véritablement le film.

Heureusement à coté de cela, John Woo propose de belles idées de cinéma. D'abord dans deux scènes en miroir, celle de la première bataille dans laquelle se retrouvent l'indien et Nicolas Cage, et la dernière scène. De ces deux scènes ressort toute l'évolution des deux personnages, l'inversion de position entre le " pur terrifié par la violence " et le " fou guerrier assoiffé de sang ". (Elle n'est pas sans rappeler La Couleur de l'argent de Scorsese).

Les batailles en elles-mêmes sont plutôt très réussies (à condition d'oublier les ralentis un peu has-been). John Woo réussit même le tour de force de ne se démarquer de Spielberg dans Il faut sauver le soldat Ryan qui semblait imposer d'une façon incontournable une " nouvelle manière de filmer les scènes de guerre " (les imitateurs font légion !). John Woo refuse l'image bleue-grise, refuse la caméra épaule ou le steady déséquilibré, et refuse le sur-découpage ultra-violent. Il propose au contraire une lumière très chaude, des plans très stables et un découpage plus chorégraphique (à croire que les scènes d'action ont été tournées en plans-séquences et découpées au montage). On pourrait dire que John Woo refuse le " réalisme " pour préférer le " symbolique ". En effet, les batailles acquièrent le statut de reflet des âmes des personnages, comme si l'on voyait dans ces actes de guerres les passions, les fantômes ou les démons qui habitent nos deux héros… Pour cela : bravo !

Pour finir un bémol de taille, toujours le même chez John Woo : le propos du film. Il est quasiment inexistant. De ce film de guerre, il ne ressort aucune vision sur la guerre, ce qui est tout de même un peu gênant. Ce qui est encore plus gênant, c'est de voir finalement un Asiatique faire un film pro-américain, contre les Asiatiques sans, visiblement, se poser de questions!

C'est à croire que ce qui intéressait John Woo ce n'etait pas la guerre (il réussit heureusement à éviter la propagande dans son film, c'est déjà très bien !), mais la relation des deux personnages. Pourquoi pas ? (même si c'est une digression un peu forte). Seulement, les personnages (comme souvent aussi chez John Woo) n'ont pas vraiment de consistance. Ils sont plus des icônes que des personnages riches de leurs contradictions et de leurs incompréhensions…

Si bien que l'on sort de la salle avec la désagréable impression d'avoir vu un bon film raté…


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