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Clic-clac, Kodak !


De verdun, le 16 juin à 12:10
Note du film : 3/6

Once upon a time…in Hollywood se pare de qualités incontestables.

Tarantino sait tenir une caméra. Il dirige parfaitement ses acteurs, surtout Brad Pitt, magnifique et oscarisé à juste titre. La reconstitution du Hollywood de la fin des années 1960 est superbe. Et le spectateur sent, tout au long du visionnage, un amour du cinéma absolument contagieux.

Néanmoins, certaines caractéristiques de Once upon a time…in Hollywood m'ont irrité au plus haut point.

En premier lieu, la longueur excessive de l'ensemble et certaines séquences étirées en longueur où l'on aurait envie de dire "Abrège". Y a t-il une règle obligeant les gros films américains actuels à durer 2h30 ? Les films de Tarantino les plus récents n'auraient-ils pas été meilleurs avec plus de rigueur scénaristique et plus de concision ?

Par ailleurs, la manie qu'a Tarantino de réécrire l'histoire, déjà vue dans Inglorious bastards, peut être goutée de différentes manières. On peut y voir une grande liberté de création. On peut aussi trouver le procédé répétitif (sur un film, OK mais sur plusieurs ?) et douteux. Et franchement, cette scène qui ridiculise Bruce Lee était-elle bien nécessaire ?

Par conséquent, Once upon a time…in Hollywood est de mon point de vue un film qui mélange le meilleur et le pire.


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De DelaNuit, le 10 septembre 2019 à 17:51
Note du film : 5/6

Tiens, je me rends compte que ma note s'est perdue dans les limbes. Je complète donc mon message précédent. Je ne considère pas comme Impétueux que ce film est constitué de deux histoires sans lien entre elles. Il me semble que Tarantino a contraire à coeur de les lier, et que ce lien participe au sens du film :

Tarantino a été choqué dans sa jeunesse par deux événements tragiques : le massacre de Sharon Tate et de ses amis par la "famille" Manson dans leur villa, et le suicide d'un acteur de série télé qu'il adorait et qui était arrivé en bout de course, et a bien-sûr inspiré le personnage interprété par Léonardo Di Caprio. Tarantino lie ces deux destins a priori sans rapport dès le départ en faisant de ces personnages des voisins. Cet élément qui pourrait être anodin lui permet d'imbriquer le sort de ces personnages : c'est parce que l'acteur qui jouait les justiciers à la télé (et leur a montré dès leur plus jeune âge comment tuer les indésirables) habite à côté de chez les Polanski qu'ils viennent massacrer que les hippies sataniques décident de commencer par sa villa, où ils se feront tellement bien recevoir qu'ils ne seront plus ensuite capables de poursuivre à côté leur oeuvre funeste. Et c'est parce que cet événement permet à l'acteur "has been" de rencontrer Sharon Tate et ses relations que sa carrière a toutes les chances de rebondir. Ainsi, le hasard ou la providence d'un scénario réécrivant une légende hollywoodienne en lieu et place d'une réalité sordide, permet à ces deux personnages de se sauver l'un l'autre.

J'entends autour de moi que beaucoup de gens – notamment la jeune génération – sont déçus par ce film car ils n'ont pas retrouvé l'humour, le rythme et la violence qu'ils attendaient. La fin notamment leur parait trop faible. Il faut saisir que cette fin ne vaut pas seulement par ce qu'elle montre mais aussi et avant tout par ce qu'elle a évité en substituant cette légende à l'horreur, comme un apaisement, un baume, une réconciliation, une résilience. Evidemment, si on regarde ce film au premier degré sans connaissance aucune de ce qui s'est réellement passé, on en perd tout le sens…


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