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Götterdämmerung


De fretyl, le 24 février 2011 à 12:01
Note du film : 6/6

J'avoue ne pas croire systématiquement certaines rumeurs qui courent parfois sur le Fürher. J'entendais la dernière fois qu'Hitler aurait peut-être fait parti avant la guerre d'une secte et que son action politique relevait du satanisme.
Certains historiens ont dit que si Hitler était aussi tendre avec les enfants dans les pellicules du Berghof, c'est parce-qu'il avait des tendances pédophiles, de la même manière que sa relation avec un de ses confidents cachait une homosexualité latente. On a dit aussi qu'il avait été scatologique, paranoïaque, incestueux…

Je veux bien qu'Hitler soit pour jamais le plus grand assassin de tout les temps, mais on a pas besoin d'en rajouter autant pour nous le faire détester.


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De gilou40, le 24 février 2011 à 00:29

J'ai entendu un jour, dans un documentaire, qu'un mèdecin nazi célèbre (je ne sais plus lequel) allait soigner le soir, gratuitement, des malades atteints de je ne sais quelle maladie grave et ce, après avoir fait des expérimentations sur les déportés pendant la journée. On a beau être équilibré, on se sent déstabilisé…
D'autre part, j'ai une vieille VHS dans laquelle on raconte la vie d'Eva Braun. On y voit Hitler dans son nid d'aigle à Berchtesgaden, avec ses neveux, presque encore bébés. Il les cajole, les embrasse. Et on entend le commentateur dire, avec un air navré, cette idiotie monumentale :"- Quand on pense que ses neveux devaient l'appeler "Tonton" Adolf…-" . Là, c'est le ""journaliste"" qui m'a paru terrifiant. De connerie.

Je n'ai pas vu le film.


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Avis


De JIPI, le 28 septembre 2006 à 14:52
Note du film : 5/6

Les jeux sont faits

Des le prologue, le ton est donné. Le führer n'est pas si méchant que cela. Il est même doux et patient surtout avec la jeune secrétaire qu'il recrute et qui est au bord de l'évanouissement devant un tel personnage.

Par contre ses colères restent homériques surtout envers ses généraux absents qu'il considère comme traîtres à la cause.

Tout est de leurs fautes, le déclin irrémédiable suite à de mauvaises décisions stratégiques. Le führer vocifère en propageant ses décibels de reproches devant un auditoire qui ne doute plus de la déraison de ce flot de paroles.

La fin approche, les russes avancent. Ils sont tout près de Berlin dernier refuge d'un homme affaibli, découragé, malade entouré de sa garde prétorienne et qui continue de croire que tout n'est pas terminé.

Il décore des enfants innocents qui ne soupçonnent pas un seul moment que cette guerre n'est pas un jeu.

La débauche s'installe, on laisse les hommes en découdrent avec leurs bestialités internes contenues. Il n'y a plus d'ordre, les beuveries abondent agrémentées de bombardements incessants qui torturent la dernière demeure du maître.

Les premiers suicides se produisent, ils entérinent la fin prochaine de tout un concept guerrier qui dure depuis 6 ans. Les généraux fidèles à la parole donnée se suppriment avec femmes et enfants.

Le führer lui-même a pris sa décision. Il ne sera pas pris vivant.

Eva Braun sa dernière compagne est d'une lucidité désarmante. Son regard détient une véritable lumière, l'équilibre de la force et de la résignation.

Les événements s'enchaînent irrémédiablement. Les dernières pièces maîtresses disparaissent.

Le destin sera bénéfique à la jeune secrétaire qui fermera ce livre de fureur et de sang.

La chute est un film allemand (c'est une bonne surprise) module source et lieu de ces évènements tragiques. Il est fort conseillé de le voir en version originale surtout pour les colères du führer (prestation remarquable de Bruno Ganz).

La réalisation est honnête. Ces derniers instants projettent très correctement l'agonie d'un concept.

Ces hommes sont avant tout des militaires qui mettent en avant pour le peuple et pour eux-mêmes qu'un seul mot : « sacrifice ».

La chute est la définition symbolique de l'absurdité programmée d'actes guerriers dont la finalité est toujours un non sens.


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De jean-mi, le 19 janvier 2005 à 02:21
Note du film : 6/6

J'ai rarement vu un film aussi respectueux de l'histoire !

Ceux qui auront lu le livre déjà écrit depuis longtemps sur la fin de Hitler dans le bunker de la chancellerie a Berlin pourront le constater. Je pense qu'il n'y a pas lieu de polémiquer sur un aspect que d'aucuns jugent tendancieux. Tout au plus certains pourraient-ils s'inquiéter que l'on s'identifie aux "héros" du film que sont Hitler et Traudl Junge. Je pense qu'il faut éviter de confondre les deux sens du mot "humain": Hitler était un être humain en ce qu'il appartient bien à l'espèce humaine et qu'il vivait bien sur la planète Terre ; cependant il incarne bien "le mal absolu" comme disait Winston Churchill, un esprit maléfique qui méprisait et foulait au pied toute valeur humaniste. L'homme peut être un loup pour l'homme et Hitler illustre bien ce proverbe, jusqu'au nom de son quartier général de Rastenburg : "le repère du loup". Adolf Hitler est bien un être humain et le message du film n'en est que plus intéressant : un être de chair peut engendrer un régime inhumain et criminel en suscitant enthousiasme et terreur et en favorisant la voyoucratie.

Si l'homme fut fondamentalement mauvais, le film est bon et Bruno Ganz est un acteur excellent qu'on a plaisir à redécouvrir et à retrouver dans d'autres films comme "Nosferatu fantôme de la nuit".


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