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De Azurlys, le 11 février 2012 à 14:46

A la suite de mon message précédent je voudrais toutefois ajouter quelques lignes sur "Le Chant de Bernadette" de 1943.

Les "apparitions" de la Vierge dans le films sont manifestement maladroites et ont pour origine une boutade !Alors que Daryl Zanuck combattait en Tunisie, il s'affairait, de loin, à la réalisation de son film déjà en chantier dans les studios de la Fox. Restait la question de l'incarnation – si l'on dire – de la Vierge. Par téléphone, l'un de ses collaborateur lui lança :"Pourquoi pas Linda Darnell" (elle partageait alors sa vie avec le producteur). Après l'accord de Zanuck, on fit appel à la star et quelques prises de vue furent ainsi réalisées. Quand Werffel vit les rushes (je n'ai pas de vocable français) il menaça le studio d'un procès, tant il trouvait la réalisation ridicule. Les images déjà tournées furent rejetées. Après le retour de Zanuck les prises de vues furent refaites en mieux.

Il n'empêche que cette Vierge jouée par Linda Darnell dans une auréole de lumière aurait pu être évitée, puisque Bernadette était seule à percevoir ce qu'elle a toujours décrit comme "la Dame". Il n'empêche que le film me semble mieux construit, et introduit deux éléments d'importance, dont un partiellement inventé il est vrai, mais qui portent caution sur l'aspect surnaturel des apparitions. Ce n'est pas rien.


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De Azurlys, le 11 février 2012 à 13:53

Un peu par hasard, comme il arrive parfois, je tombe sur ce thème. Les remarques d'Impétueux sont exactes, et les marchands du Temple sont présents partout, dès que les circonstances le permettent. On trouve le même phénomène en Extrême-Orient, avec des cultures religieuses différentes. Là, étrangement, personne n'y trouve à redire…

La réfutation qui se veut cartésienne, ou l'anathème contre les phénomènes inexpliqués sont courants, mais n'apportent aucune réponse. Il est amusant d'observer que les explications laborieuses qui sont invoquées pour expliquer les guérissons inexplicables à Lourdes (ou ailleurs) sont souvent plus invraisemblables que celles que l'on rejette.

Il est vrai que ce que l'on connait les implications psychosomatiques depuis moins longtemps que 1858, année des apparitions à Lourdes. On comprend aujourd'hui certains phénomènes, encore qu'ils encombrent souvent les médecins qui ne sont pas formés à cette approche de la pathologie et des guérisons incompréhensibles. Il arrive parfois que l'on se trouve devant des hystéries de conversion qui engendrent des pathologies physiques sans motifs anatomiques. Les cécités sans causes perceptibles, et les paralysies inguérissables par la voie médicale traditionnelle, ouvrent alors que la nécessité d'avoir recours au psy, qui trouvera le trauma initial à l'origine du trouble. Dès que le motif est débusqué, il peut y avoir une rémission prolongée que les médecins ont bien de la peine à accepter.

Un choc psychologique peut aboutir au même résultat. D'où les contestations devant les guérisons apparemment sans cause. Toutefois, il est des cas ou rien ni personne ne peut apporter la moindre explication. L'histoire de Lourdes comporte quelques cas de cet ordre, qui requiert souvent des années de recherche pour en parvenir à une impuissance à l'explication. Miracle ? Pas nécessairement, mais la chose reste ouverte, et je crois savoir que l'Église est très réticente quand elle est confrontée à ces problèmes. D'où le nombre très limité – Impétueux en indique seize, sauf erreur de ma part – de guérisons dites miraculeuses. On est très loin de la surenchère dont on accuse l'institution ecclésiale.

En ce qui concerne le film de Jean Delannoy, je ne l'ai vu qu'une fois, il me semble souvenir d'une œuvre sans grand intérêt, honnête, sans plus, et traité dans un style classique sans trouvailles. Le film – sans doute de commande – a été prévu pour être présenté en permanence à Lourdes, auquel a succédé la seconde partie "La Passion de Bernadette" que je n'ai pas vu. Il a succédé à "Il suffit d'aimer" de Robert Darène, dont la qualité est très discutable. Je crois qu'il existe en DVD. on reste là dans une réalisation de genre pour un public déjà conquis. Je lui préfère, et de loin, le film américain (ou étasunien) d'Henri King, d'après le roman de Werffel "Le Chant de Bernadette" (1943) où Jennifer Jones jouait une Bernadette inspirée. Un DVD existe, sorti depuis plusieurs années. Une inscription en exergue au générique est explicite : "Pour les non croyants, aucune explication n'est possible, pour les croyants, aucune explication n'est nécessaire".

  

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