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Forum : Bernadette

Sujet : Avis


De Gilou, le 16 janvier 2005 à 23:42

Un film bouleversant de simplicité et d'humanité. Le divin y côtoie heureusement (et banalement) l'humain. Le sujet n'était pas évident mais Jean Delannoy réalise là une prouesse. Le choix de Sydney Penny (toute jeune) pour jouer l'héroïne est génial. Le montage "enlevé" participe à la vie du film : pas de temps morts, pas d'ennui. Bref, à voir sans faute!!


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De remy.dube, le 21 mars 2006 à 17:29

Ces deux films – "Bernadette" et "la Passion de Bernadette" – sont des joyaux. Pourquoi suis-je resté si longtemps (18 ans je crois) à simplement ignorer l'existence de ces bijoux. Car vraiment ces films sont une prouesse. Félicitations à Jean Delannoy pour la qualité, la réalisation avec tant de ferveur et de croyance. Merci aussi pour la musique de Francis Lai, pour la majesté des paysages des Pyrénées, pour l'interprétation de tous les acteurs.

Et surtout merci, et merci cent-mille fois à Sydney Penny pour cette poignante interprétation de Bernadette. Dans ces deux films, vous êtes bouleversante. Et les scènes sont sublimes. Regardez la première apparition, la scène de la flamme dans la main, la fontaine, les guérisons, et la révélation "Que soyd era Immaculada Conceptiou". Voyez le premier entretien entre Bernadette et le Curé Peyramale: quelle interprétation dans ce dialogue, quel prodige de la mise en scène!

Voilà des œuvres que l'on aime. Il est bon de posséder ces deux dvd. C'est aussi une bonne idée pour des cadeaux.

Merci à Jean Delannoy.

Et merci, merci, merci vraiment à Sydney Penny.


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De Arca1943, le 20 septembre 2006 à 12:11

En tout cas, je ne savais pas que Jean Delannoy avait réalisé des films jusqu'au milieu des années 90.


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De Impétueux, le 20 septembre 2006 à 12:29

C'est bien le problème !

Né en 1908, il avait 85 ans…

Cela étant, je n'ai pas vu Bernadette où il n'en avait "que" 80…


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De fretyl, le 9 octobre 2011 à 22:18
Note du film : 5/6

Comment ne pas être bouleversé par la magnifique aventure religieuse que vécue Bernadette Soubirous ?

Le film est fort parce-qu'il est simple. Delannoy n'a pas donné à son film la moindre once de spectaculaire ou de fantastique. Nous ne voyons pas la vierge, ni aucune vision de Bernadette, le film se contente et annonce dés le départ qu'il ne retranscrira que les faits authentiques, de façon à s'en tenir à la stricte vérité de l'histoire de Bernadette.
Le film fut à sa sortie salué par les autorités religieuses dont Jean Paul II pour sa grande rigueur.
J'aime d'autant plus ce film, que j'ai toujours apprécié les atmosphères catholiques, j'ai toujours eu une grande fascination pour le sacré. Et cette époque décrite dans Bernadette ou les villageois priaient dieu et vénéraient la vierge est hélas dissolue. Pourrait-on aujourd'hui au milieu des milliers d'adolescentes salopes, utilisatrices de la pilule à quatorze ans, du préservatif, et admiratrice de Michael Vendetta, trouver une âme suffisamment pure pour prétendre voir la vierge ?
Si je n'aime pas toujours les films religieux (La bible était une véritable catastrophe) que je considère souvent comme des œuvre souvent lourdes, j'ai aimé Bernadette parce-qu'il reste un film ascétique, sobre et léger.
Plus même qu'un film religieux, je ne savais pas que le film aurait pu s'appeler L'affaire Bernadette tant les péripéties de la demoiselle ont à l'époque suscités les passions, la polémique et le scandale.
On sent en effet que Delannoy devait être âgé au moment du tournage. Seul un vieux monsieur de quatre vingt ans pouvait à ce point croire dans la pureté de l'âme de Bernadette et avoir envie de le retranscrire à l'écran de cette façon là. Ce film rendrait catholique le dernier des athées. Comment ne pas trouver stupéfiant les guérisons inexpliquées qui s'ensuivirent dans la grotte de Masabielle, comment ne pas trouver étonnant que Bernadette Soubirous ait pue mourir un jour de pâques à quinze heures, heure exacte de la mort de Jésus ; comment se fait-il que son corps ait pu être retrouvé dans un si parfait état ?

Mais le vrai miracle de Bernadette vient de son interprète. Jusqu'à hier soir Sydney Penny n'était pour moi qu'une illustre inconnu dont je n'avais absolument jamais entendu parler. Le choix de cette jeune fille au visage si beau pour incarner Bernadette est formidable. Formidable parce-que Sydney Penny a vraiment le visage, la beauté d'une sainte. Qu'elle est belle cette Bernadette ! Si fragile, si croyante, si douce, si gentille…

Un beau film plein de foi !


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De Gilou40, le 10 octobre 2011 à 02:21
Note du film : 5/6

Pourrait-on aujourd'hui au milieu des milliers d'adolescentes salopes, utilisatrices de la pilule à quatorze ans, du préservatif, et admiratrice de Michael Vendetta, trouver une âme suffisamment pure pour prétendre voir la vierge ?

Il y en a, ami ! Il y en a… Qui ne prétendent pas avoir vu la vierge. Mais qui ont une âme si pure, que devant le vacarme nauséeux ambiant, elles se foutent en l'air et pas comme on le fait dans le show-biz ! Avec ces âmes là, il n'y a pas de tentatives…

Pour ce qui est du film, formidablement reussi, il est bien certain que sans le visage d'ange de Sydney Penny, il aurait pu n'être qu'un film anecdote sur l'évènement. Il est LE film référence et Bernadette Soubirous a désormais et pour l'éternité le visage de Sydney Penny. J'aurais aimé que vous nous disiez ce que vous pensez de ces soi-disantes apparitions. Personnellement, et malgré une foi rivée, enracinée au corps, je n'ai jamais pu, un seul instant, croire à ces phénomènes. J'ai pourtant visionné mille documents, lu mille bouquins sur cette histoire, rien n'y fait. La légende est très belle et tant mieux si elle peut aider des millions de gens, mais Lourdes restera toujours pour moi une tâche dans l'histoire de la Chrétienté…Ce qui ne m'empêche nullement d'adorer le film. Et aujoud'hui, Lourdes est devenue quoi ?. J'ai attaqué Mocky ici même dans ces colonnes pour son film Le miraculé. Mais en fin de compte, un voyage éclair à Lourdes au mois d'Août dernier m'a fait penser que j'avais été bien cruelle envers lui…Enfin !

Un dernier mot pour parler de la musique de Francis Lai, bouleversante, chavirante. Il n'a jamais été aussi bien inspiré. Le visage de Bernadette, peut-être…


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De Impétueux, le 10 octobre 2011 à 11:50

Que vous puissiez être rétive aux apparitions mariales, Gilou, c'est votre affaire et ça ne me choque pas plus que ça. Ma Foi n'a pas, non plus,besoin de miracles pour être enracinée.

Mais que vous écriviez que Lourdes est une tâche dans l'histoire de la Chrétienté, voilà qui me surprend. Faites-vous mine d'ignorer que l'Église accueille, depuis toujours, avec une extrême circonspection les révélations et illuminations ? Dans toute son histoire (2000 ans, tout de même !), il y a eu seize apparitions reconnues alors que des milliers ont été signalées par des tas de naïfs, d'imposteurs, de visionnaires, de gens soucieux de réclame (souvenez-vous des braves commerçants de La Poison qui viennent trouver leur curé !), de cinglés, de tout ce que vous voulez…

Seize apparitions, la sierra de Guadalupe, Le Laus, La Salette, Pontmain, Fatima, Lourdes, bien sûr… Mais la rue du Bac, dont la chapelle de la médaille miraculeuse est pleine chaque jour que Dieu fait n'en fait pas partie, pas plus que Garabandal ou Medjugorje qui drainent, ou ont drainé des milliers de pèlerins…

Même réserve ecclésiale, même méfiance sur les miracles… Il a de braves gens crédules dont le nez se dégage, à l'issue d'un rhume de cerveau, et qui en arrivent à dire que c'est un miracle ! Il n'y a eu, depuis 1858, en 153 ans, que 68 miracles admis par l'Eglise, ou, plus exactement 68 guérisons que la médecine, à son stade actuel, ne permet pas d'expliquer…

Que la ville de Lourdes ait flairé la bonne affaire et que les commerçants du coin, qui ne sont pas plus bêtes que d'autres aient créé hôtels, restaurants, boutiques de bondieuseries, sociétés de transport… qu'est-ce qui peut vous étonner là ? Adaptation de l'offre à la demande… Si la ville est aujourd'hui de sensibilité politique modérée, alors que le département des Hautes-Pyrénées est depuis toujours à gauche), elle eut pour maire pendant près de 20 ans (jusqu'en 1989) François Abadie, membre du Parti radical, aimable franc-maçon peu suspect de complaisance envers L'Infâme, mais soucieux de la bonne santé des commerces de ses administrés…

Marchands du temple qui exploitent des trains entiers de petits vieux et d'infirmes qui viennent chercher de l'espérance ? Certes ! Qu'est-ce vous suggérez ? On ferme la Grotte ?

Nous voilà bien loin du cinéma…


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De alakazam, le 10 octobre 2011 à 12:12

A noter que Sydney Penny, qui joue en effet très bien, n'est autre que la jeune interprète tenant le rôle de Meggie dans Les oiseaux se cachent pour mourir. Pour tenir son rôle une fois adulte, elle fût remplacée par la superbe Rachel Ward.

Et j'oubliais qu'on l'a vue aussi tenir un rôle tout de charme aux côtés de Clint Eastwood dans Pale Rider. Une actrice , ma foi peu connu , mais qui a joué dans des films marquants.


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De Gilou40, le 10 octobre 2011 à 15:07
Note du film : 5/6

On ferme la grotte ?

Oui ! Et on ferme aussi les cinémas parce que je n'aime pas le cinéma d' Ozu ! Je ne crois pas aux apparitions et encore moins aux miracles. Et les énumérations ne change pas grand chose. La Foi est une magnifique "vision". Mais si les visionnaires imaginatifs s'en mêlent… Et ce n'est pas parce que la mèdecine "ne permet pas d'expliquer" que c'est un miracle. Dites vous bien que la mèdecine, malgré ses technologies avancées, en est encore à ses balbutiements. Pleins d'espoirs, certes, mais des balbutiements. Tous les jours, on voit guérir des gens condamnés par les mèdecins, et qui n'ont jamais fait une prière de leur vie. Quant'au fait que le département des Hautes-Pyrénées est depuis toujours à gauche, je ne vois pas ce que ça change à l'affaire. Une tâche dans l'histoire de la chrétienté ? Disons que Lourdes "m'apparaît" comme Alabrakazam dans cette belle histoire…Mais, comme je l'ai précisé, celà ne m'empêche pas d y emmener ma mère tous les ans. Respect.


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De fretyl, le 10 octobre 2011 à 15:08
Note du film : 5/6

Regardez donc Gilou cette vidéo sur l'histoire absolument extraordinaire et très mystérieuse de Anna Santaniello, reconnu miraculée par l'église, vous m'en direz des nouvelles :

http://www.mystere-tv.com/anna-santaniello-ou-l-incroyable-histoire-de-la-67eme-miraculee-de-lourdes-v2031.html


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De Azurlys, le 11 février 2012 à 13:53

Un peu par hasard, comme il arrive parfois, je tombe sur ce thème. Les remarques d'Impétueux sont exactes, et les marchands du Temple sont présents partout, dès que les circonstances le permettent. On trouve le même phénomène en Extrême-Orient, avec des cultures religieuses différentes. Là, étrangement, personne n'y trouve à redire…

La réfutation qui se veut cartésienne, ou l'anathème contre les phénomènes inexpliqués sont courants, mais n'apportent aucune réponse. Il est amusant d'observer que les explications laborieuses qui sont invoquées pour expliquer les guérissons inexplicables à Lourdes (ou ailleurs) sont souvent plus invraisemblables que celles que l'on rejette.

Il est vrai que ce que l'on connait les implications psychosomatiques depuis moins longtemps que 1858, année des apparitions à Lourdes. On comprend aujourd'hui certains phénomènes, encore qu'ils encombrent souvent les médecins qui ne sont pas formés à cette approche de la pathologie et des guérisons incompréhensibles. Il arrive parfois que l'on se trouve devant des hystéries de conversion qui engendrent des pathologies physiques sans motifs anatomiques. Les cécités sans causes perceptibles, et les paralysies inguérissables par la voie médicale traditionnelle, ouvrent alors que la nécessité d'avoir recours au psy, qui trouvera le trauma initial à l'origine du trouble. Dès que le motif est débusqué, il peut y avoir une rémission prolongée que les médecins ont bien de la peine à accepter.

Un choc psychologique peut aboutir au même résultat. D'où les contestations devant les guérisons apparemment sans cause. Toutefois, il est des cas ou rien ni personne ne peut apporter la moindre explication. L'histoire de Lourdes comporte quelques cas de cet ordre, qui requiert souvent des années de recherche pour en parvenir à une impuissance à l'explication. Miracle ? Pas nécessairement, mais la chose reste ouverte, et je crois savoir que l'Église est très réticente quand elle est confrontée à ces problèmes. D'où le nombre très limité – Impétueux en indique seize, sauf erreur de ma part – de guérisons dites miraculeuses. On est très loin de la surenchère dont on accuse l'institution ecclésiale.

En ce qui concerne le film de Jean Delannoy, je ne l'ai vu qu'une fois, il me semble souvenir d'une œuvre sans grand intérêt, honnête, sans plus, et traité dans un style classique sans trouvailles. Le film – sans doute de commande – a été prévu pour être présenté en permanence à Lourdes, auquel a succédé la seconde partie "La Passion de Bernadette" que je n'ai pas vu. Il a succédé à "Il suffit d'aimer" de Robert Darène, dont la qualité est très discutable. Je crois qu'il existe en DVD. on reste là dans une réalisation de genre pour un public déjà conquis. Je lui préfère, et de loin, le film américain (ou étasunien) d'Henri King, d'après le roman de Werffel "Le Chant de Bernadette" (1943) où Jennifer Jones jouait une Bernadette inspirée. Un DVD existe, sorti depuis plusieurs années. Une inscription en exergue au générique est explicite : "Pour les non croyants, aucune explication n'est possible, pour les croyants, aucune explication n'est nécessaire".

  

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De Azurlys, le 11 février 2012 à 14:46

A la suite de mon message précédent je voudrais toutefois ajouter quelques lignes sur "Le Chant de Bernadette" de 1943.

Les "apparitions" de la Vierge dans le films sont manifestement maladroites et ont pour origine une boutade !Alors que Daryl Zanuck combattait en Tunisie, il s'affairait, de loin, à la réalisation de son film déjà en chantier dans les studios de la Fox. Restait la question de l'incarnation – si l'on dire – de la Vierge. Par téléphone, l'un de ses collaborateur lui lança :"Pourquoi pas Linda Darnell" (elle partageait alors sa vie avec le producteur). Après l'accord de Zanuck, on fit appel à la star et quelques prises de vue furent ainsi réalisées. Quand Werffel vit les rushes (je n'ai pas de vocable français) il menaça le studio d'un procès, tant il trouvait la réalisation ridicule. Les images déjà tournées furent rejetées. Après le retour de Zanuck les prises de vues furent refaites en mieux.

Il n'empêche que cette Vierge jouée par Linda Darnell dans une auréole de lumière aurait pu être évitée, puisque Bernadette était seule à percevoir ce qu'elle a toujours décrit comme "la Dame". Il n'empêche que le film me semble mieux construit, et introduit deux éléments d'importance, dont un partiellement inventé il est vrai, mais qui portent caution sur l'aspect surnaturel des apparitions. Ce n'est pas rien.


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