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Quoi ? Comment ? Il n'est pas en DVD !?!


De vincentp, le 13 décembre 2009 à 21:14
Note du film : 5/6

4,8/6 Les studios Actions, qui projètent actuellement ce film (dans une copie neuve de qualité), le présentent -ainsi que l'oeuvre de Bolognini- de la façon suivante.

"Dès son deuxième film s'énoncent les thèmes et la tonalité d'une grande part de son oeuvre à venir (NDLR : Bolognini) : Les amoureux peut être vu en effet comme une préface à ses films des années 60, des Les garçons à "La corruption". Il y a dans cet ensemble de films une vision très personnelle, particulière au cinéaste, qui se construit à partir d'oeuvres littéraires signées par des auteurs comme Moravia, Pasolini ou Svevo. Dissolution, folie, corruption, décadence et solitude sont le lot de personnages plus ambigus, moins frustres que leurs frères aînés du néoréalisme.

Bolognini, comme Fellini ou Antonioni au même moment, revient au tournage en studio et impose un univers nocturne, une autre réalité. Le style du cinéaste, tel qu'il s'affirme et s'épanouit dans des réussites majeures que sont Le bel Antonio, Mademoiselle de Maupin ou La viaccia, est original : raffiné, pictural, il reprend à son compte les recherches formelles du courant calligraphiste mais pour les réinsérer dans un cadre réaliste, parfois trivial (les maisons closes dans La Viaccia), et les relier à des questions plus modernes comme la sexualité, qu'il est l'un des premiers à aborder aussi explicitement en Italie.

Le soin précieux accordé aux costumes et aux décors témoigne – comme chez Visconti, le faste en moins, l'intimisme en plus – autant d'un esthétisme que d'un souci de fidélité à une réalité sociale ou historique, à un contexte qu'il s'agit de restituer jusque dans ses détails. Le perfectionnisme formel n'est pas un habillage, mais une nécessité du drame : son expression. C'est ce travail que Bolognini a poursuivi avec une constance exemplaire tout au long de sa carrière, au cinéma comme au théatre."

Très beau film, effectivement, sans être exceptionnel néanmoins. Plus que l'histoire, c'est le style du cinéaste qui retient l'attention. Utilisation de miroirs pour se jouer du champ-contrechamp habituel, emploi parfait de la musique (Debussy) pour donner du relief aux émotions… Et aussi l'archétype du film italien, mélant chronique intimiste, sociale et politique, faisant se succéder embrassades et disputes conjugales en un clin d'oeil (les femmes italiennes sont volcaniques, décidemment) : on pense tour à tour à Visconti (Ossessione), Fellini (La strada), de Sica, Zurlini, Bertolucci, Olmi…

Un détour à l'Action écoles, 15 rue des écoles, 75005 Paris, séances à 14h10, 16h10, 18h10, 20h10,…, s'impose ! A noter que j'ai encore eu droit au "ronfleur", assis au dernier rang, qu'un spectateur bienveillant est allé réveiller… Et que je ne refile toujours pas une modeste piécette à la gentille ouvreuse… Honte à Vincentp !

Nb : j'introduis des images picorées sur le web, avec j'espère la bienveillance des sites qui en sont à l'origine.


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De vincentp, le 10 décembre 2009 à 15:29
Note du film : 5/6

Oui, L'armée Brancaleone dans une copie magnifique, aux couleurs chatoyantes. Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'édition dvd ? Un des mystères de l'édition. Ils faudrait les recenser : absence d'édition pour des films de Rosi, aberrations concernant l'oeuvre de Satyajit Ray….

Et pendant ce temps-là, des navets sortent à la pelle dans des éditions blu-rays, et envahissent les rayons. Preuve que l'activité humaine s'exerce dans le chaos, et dans l'irrationnel.

Que font donc tous les millionnaires-éditeurs américains et français ? Plus le temps passe, plus je ressens de la défiance vis à vis de ces "puissants".


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Belmondo et l'Italie : une fort belle histoire...


De David-H, le 18 septembre 2006 à 23:24
Note du film : 4/6

Oui, effectivement, mais je voulais évoquer les 3 belles italiennes.

Ceci dit, Pascale Petit, ce n'était pas mal non plus!

Sorti également dans la collection kiosque Belmondo,

il y a certainement moyen de trouver ce DVD sur Ebay ou ailleurs.


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De David-H, le 18 septembre 2006 à 22:43
Note du film : 4/6

Puis, entre l'affiche de La viaccia et celle de Combien tu m'aimes,

n'y aurait-il pas de rapport, un peu comme dans comme entre Du Rififi à Paname

et Kill Bill

Bertrand Blier s'inspirant du physique de Cardinale pour Bellucci,

et Tarantino ne cachant pas son admiration pour le cinéma français…

Si vous aviez d'autres exemples…


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