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Sujet : Quoi ? Comment ? Il n'est pas en DVD !?!

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De Arca1943, le 5 septembre 2005 à 22:43

Un film avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale dirigés par Mauro Bolognini et qui, pour couronner le tout, date de 1961 – millésime fameux – et IL N'EST PAS EN DVD !?!?! Pas croyable. Il doit certainement s'agir d'une erreur, je ne vois pas d'autre explication.


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De verdun, le 29 octobre 2005 à 20:25
Note du film : 5/6

Mais il existe bel et bien en dvd : il est sorti en kiosques dans la collection Belmondo et il est présenté dans son format d'origine et en vost italienne ce qui est très bien même si la copie n'est pas de première fraîcheur hélàs.

Pour le film lui-même, il s'agit d'un bien beau film où Bebel et Claudia sont jeunes comme tout et trouvent déjà ici un de leurs meilleurs rôles.On retrouve les thèmes habituels au cinéma de Bolognini, à savoir un amour impossible du fait des conventions sociales étouffantes.On pense aux romanciers français chéris par Bolognini,ici plus particulièrement Zola.

Le cinéaste peut donner mibre cours à son goût pour la calligraphie même si la photo se fait ici plus crue , noir et blanc oblige et moins impressionniste, moins tâchiste.Le scénario manque peut-être un tout petit peu de densité et l'auteur donnera sans doute dans ce chef-d'oeuvre méconnu qu'est L'HERITAGE la plénitude de son art.Dans cette VIACCIA il manque aussi peut-être une musique comme celle,magnifique de Morricone pour L'HERITAGE.

Car chez Bolognini la joliesse apparente s'accompagne d'une vision lucide et désespérée voire morbide de la condition humaine.Le grand acteur de théâtre Laurent Terzieff disait dans un livre que Bolognini était pour lui un maître autant qu'un Rossellini.Espérons qu'un jour cette observation sera enfin prise en compte mais j'ai bien peur que Bolognini reste le cinéaste maudit qu'il a toujours été, même pour un film comme celui-ci qui a à son générique deux superstars encore bien connues de tous.


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De Arca1943, le 29 octobre 2005 à 21:06

Alors il est en DVD ? Homme de peu de foi que je suis ! Quant à Bolognini, bien que je ne suis pas aussi impressionné que vous l'êtes par cet Héritage, j'en reverrais plusieurs avec plaisir, notamment le coup de coeur que fut pour moi Libera, amore mio


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De Robigol, le 3 novembre 2005 à 20:36

Bonsoir,

Je suis sur le point de me procurer ce film (collection belmondo car à ma connaissance il n'existe nulle part ailleurs) et vous nous dîtes qu'il est en VOST ce qui me rebute quelque peu car voir Belmondo parler avec une autre voix (dans la Ciociara par exemple)m'avait fait une drôle d'impression.Vaut-til quand même la peine d'être vu?

MERCI D AVANCE


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De niko 93, le 7 février 2006 à 00:36

Oui, cela en vaut vraiment la peine. Ne serait-ce que pour la Bellissima Cardinale et Paul Frankeur ( que j'ai toujours adoré ). Ainsi que les environs de Florence, aussi sublimes que sinistres en hiver. Quant à Belmondo, la version italienne ne devrait pas vous poser grand problème étant donné que son rôle lui offre assez peu de dialogues.


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De David-H, le 18 septembre 2006 à 22:48
Note du film : 4/6

Puis, entre l'affiche de La viaccia et celle de Combien tu m'aimes,

n'y aurait-il pas un rapport, un peu comme dans comme entre celle Du Rififi à Paname

et celle de Kill Bill

Bertrand Blier s'inspirant du physique de Cardinale pour Bellucci,

et Tarantino ne cachant pas son admiration pour le cinéma français…

Si vous aviez d'autres exemples…


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De Arca1943, le 18 septembre 2006 à 23:09

Aux trois films italiens de Belmondo que vous citez, il ne faudrait pas oublier La Novice de Lattuada, sur lequel je ne désespère pas de mettre la main en DVD…


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De vincentp, le 7 décembre 2009 à 23:36
Note du film : 5/6

La viaccia resort en salle à Paris, depuis mercredi dernier (Action école). Une riche idée ! Je vais aller m'y promener !


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De Arca1943, le 8 décembre 2009 à 02:46

Vous faites bien, VincentP. Dans cette période fin des années cinquante / début des années soixante, Bolognini était sur une lancée, c'est clair. Je n'ai toujours pas vu Les Garçons(1959), dont on me dit le plus grand bien ; en revanche Le Bel Antonio m'a drôlement impressionné. Alors comme cette Viaccia date de 1961, je dis que ça vaut au moins la peine d'aller vérifier – chanceux que vous êtes !


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De vincentp, le 10 décembre 2009 à 12:33
Note du film : 5/6

Merci pour ces conseils, cher Arca. Je vais le voir ce week-end et vous tiens informé. A noter qu'il ressort en copie neuve, probable prélude à une édition dvd de qualité.


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De Arca1943, le 10 décembre 2009 à 12:57

« …en copie neuve, probable prélude à une édition dvd de qualité. »

Ah, on me l'a fait, le coup du probable prélude. N'avez-vous pas vu L'Armata Brancaleone en salle dans une copie flambant neuve ? Et on l'attend toujours… De même du côté de Zurlini, je crois me rappeler que Journal intime était resssorti en salle à Paris il n'y a guère… et pourtant… Nous voilà comme le lieutenant Drogo à scruter le désert des Tartares


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De France///, le 10 décembre 2009 à 13:04

et les films canadiens?


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De Arca1943, le 10 décembre 2009 à 13:12

Eh bien, il y avait une espèce de semaine du cinéma québécois ces jours-ci à Paris, avec une programmation selon mon coeur c'est-à-dire un coup pour le cinéma d'auteur (La Donation de Bernard Émond, qui complète le cycle entrepris avec La Neuvaine) et un coup pour le cinéma de pur divertissement (De père en flic). C'est le principe no money no candy


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De vincentp, le 10 décembre 2009 à 15:29
Note du film : 5/6

Oui, L'armée Brancaleone dans une copie magnifique, aux couleurs chatoyantes. Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'édition dvd ? Un des mystères de l'édition. Ils faudrait les recenser : absence d'édition pour des films de Rosi, aberrations concernant l'oeuvre de Satyajit Ray….

Et pendant ce temps-là, des navets sortent à la pelle dans des éditions blu-rays, et envahissent les rayons. Preuve que l'activité humaine s'exerce dans le chaos, et dans l'irrationnel.

Que font donc tous les millionnaires-éditeurs américains et français ? Plus le temps passe, plus je ressens de la défiance vis à vis de ces "puissants".


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De vincentp, le 13 décembre 2009 à 21:14
Note du film : 5/6

4,8/6 Les studios Actions, qui projètent actuellement ce film (dans une copie neuve de qualité), le présentent -ainsi que l'oeuvre de Bolognini- de la façon suivante.

"Dès son deuxième film s'énoncent les thèmes et la tonalité d'une grande part de son oeuvre à venir (NDLR : Bolognini) : Les amoureux peut être vu en effet comme une préface à ses films des années 60, des Les garçons à "La corruption". Il y a dans cet ensemble de films une vision très personnelle, particulière au cinéaste, qui se construit à partir d'oeuvres littéraires signées par des auteurs comme Moravia, Pasolini ou Svevo. Dissolution, folie, corruption, décadence et solitude sont le lot de personnages plus ambigus, moins frustres que leurs frères aînés du néoréalisme.

Bolognini, comme Fellini ou Antonioni au même moment, revient au tournage en studio et impose un univers nocturne, une autre réalité. Le style du cinéaste, tel qu'il s'affirme et s'épanouit dans des réussites majeures que sont Le bel Antonio, Mademoiselle de Maupin ou La viaccia, est original : raffiné, pictural, il reprend à son compte les recherches formelles du courant calligraphiste mais pour les réinsérer dans un cadre réaliste, parfois trivial (les maisons closes dans La Viaccia), et les relier à des questions plus modernes comme la sexualité, qu'il est l'un des premiers à aborder aussi explicitement en Italie.

Le soin précieux accordé aux costumes et aux décors témoigne – comme chez Visconti, le faste en moins, l'intimisme en plus – autant d'un esthétisme que d'un souci de fidélité à une réalité sociale ou historique, à un contexte qu'il s'agit de restituer jusque dans ses détails. Le perfectionnisme formel n'est pas un habillage, mais une nécessité du drame : son expression. C'est ce travail que Bolognini a poursuivi avec une constance exemplaire tout au long de sa carrière, au cinéma comme au théatre."

Très beau film, effectivement, sans être exceptionnel néanmoins. Plus que l'histoire, c'est le style du cinéaste qui retient l'attention. Utilisation de miroirs pour se jouer du champ-contrechamp habituel, emploi parfait de la musique (Debussy) pour donner du relief aux émotions… Et aussi l'archétype du film italien, mélant chronique intimiste, sociale et politique, faisant se succéder embrassades et disputes conjugales en un clin d'oeil (les femmes italiennes sont volcaniques, décidemment) : on pense tour à tour à Visconti (Ossessione), Fellini (La strada), de Sica, Zurlini, Bertolucci, Olmi…

Un détour à l'Action écoles, 15 rue des écoles, 75005 Paris, séances à 14h10, 16h10, 18h10, 20h10,…, s'impose ! A noter que j'ai encore eu droit au "ronfleur", assis au dernier rang, qu'un spectateur bienveillant est allé réveiller… Et que je ne refile toujours pas une modeste piécette à la gentille ouvreuse… Honte à Vincentp !

Nb : j'introduis des images picorées sur le web, avec j'espère la bienveillance des sites qui en sont à l'origine.


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