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De jack andrus, le 20 avril 2012 à 00:17

Oui, le texte de Bierce est génial et le film d'Enrico en est une illustration correcte ; merci de (bien) nous les remettre en mémoire dans l'étude ci-dessus. Mais il existe au moins deux autres films sur le même sujet qui doivent retenir l'attention ; vous les signalez d'ailleurs …

Le court métrage muet, THE BRIDGE, ou THE SPY en titre alternatif (10 minutes env., 1929), premier film de Charles Vidor , est sans doute une réflexion beaucoup plus forte sur la nouvelle de Bierce, sur le passage de l'écrit à l'image MUETTE, brillante démonstration d'un cinéaste débutant qui se ré-approprie le texte et va bien au-delà de la simple illustration d'Enrico, à mon goût un peu trop littérale . La qualité du film fut reconnue par les studios, qui engagèrent immédiatement Vidor. On peut aujourd'hui le voir dans un coffret DVD américain "Unseen Cinema, Early American Avant-garde Film, 1894-1941", modèle d'intelligence, d'originalité et de sens pédagogique.

Quant à AN OCCURRENCE AT OWL CREEK BRIDGE (un des titres de la nouvelle de Bierce), version de Robert Stevenson pour la célèbre série ALFRED HITCHCOCK PRESENTE, on peut le voir avec profit sur YouTube. Le film insiste sur le contexte Guerre de sécession – esclavage par quelques ajouts au texte de Bierce, 'relu' avec beaucoup d'originalité par le ou les scénaristes. Il y a même un petit côté 'histoire de zombies'. C'est surprenant, mais pourquoi pas … Les deux interprètes principaux sont Ronald Howard, le fils de Leslie Howard, et l'acteur noir Juano Hernandez. James Coburn ne tient qu'un rôle secondaire. Et Hitchcock fait ses traditionnelles interventions le corps enfoncé dans la gueule d'un canon …

Mais l'essentiel dans tout cela est de lire et relire le grand Ambrose Bierce !


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De Chantal15, le 19 juin 2010 à 17:25

Bonjour, Vous ne parlez pas de la "chute" de l'histoire, c'est à dire que (message modéré). Le film n'aurait pas d'intérêt s'il ne décrivait qu'une improbable évasion. J'ai vu ce court métrage il y a trente ans lors d'un nuit du court métrage et l'émotion que j'ai ressentie est encore là. Du grand art.


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Gare à la chute !


De Impétueux, le 26 mai 2007 à 23:05
Note du film : 5/6

Nous n'avons pas trop l'habitude du court métrage, pas plus que celui de la nouvelle ; sa durée, son rythme propre, sa sècheresse obligée nous interloquent un peu ; si j'ai regardé avec sympathie Chickamauga et L'oiseau moqueur par devant ces exercices de virtuosité pure, qui, comme toute virtuosité suscitent à la fois admiration et agacement, j'ai beaucoup mieux marché avec La rivière du hibou qui n'est pas – loin de là ! – qu'exercice esthétique formel ou, si je puis dire, mémoire de fin d'étude, ce que me semblent être les deux autres segments de cette édition.

On retrouve en tout cas, dans La rivière du hibou une très grande qualité formelle, un talent incontestable d'Enrico à filmer la nature, ni riante, ni hostile, mais totalement indifférente ; on retrouve ce halètement propre au format restreint du court métrage, on retrouve des angles, des nuances, des partis pris de lumière qui sont absolument remarquables et qui justifient amplement les récompenses dithyrambiques dont ce bref opus a bénéficié, à très juste titre.

De là à écrire que c'est tout à fait la conception que je me fais du cinéma, il y a une marge : on sent tout de même la contrainte obligée de l'exercice, la nécessité de ne pas dépasser le métrage requis, le décompte temporel qu'on en induit.

Mais, pour moi qui ne connaissais pas le film, ni la nouvelle de Bierce, il y a un plaisir très vif, et une admiration sans réticence de ce devoir de cinéma, sûrement nécessaire à un jeune réalisateur, qui fut prometteur, qui fut excellent, mais qui, bizarrement, n'a pas accompli toutes les belles promesses qu'il laissait entrevoir…


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De TAZUKI, le 11 mai 2007 à 13:49
Note du film : 6/6

Enfin, je viens de découvrir Chickamauga à l'écran après avoir rêvé à la lecture des oeuvres de ce maître atrabilaire de l' humour sardonique qu'était Ambrose Bierce !

Bravo, Robert Enrico pour ce traitement!


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