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Narcisse noir


De JIPI, le 23 juillet 2014 à 09:20
Note du film : 6/6

Certaines images de cet opus sensuel et procédurier sont d'un esthétisme magnifique.

Des couleurs grandioses tissées dans des perspectives vertigineuses sur un site isolé, froid et venteux domicile temporaire de toute une évacuation sensorielle impossible à comprimer malgré la parole donnée.


Être religieuse et investie ne peut empêcher un esprit d'endormir un sensitif virulent.

L'isolement et l'attrait de la mission s'évapore vite devant un besoin d'exister basé sur la dominance, la jalousie, la volupté et la convoitise.

Un film étrange et surprenant sur la solitude, mère d'un désir menant vers la folie ou la réminiscence des souvenirs des esprits privés d'indépendances pensives.

Le rejet ou l'énorme difficulté de porter un uniforme thématique consumant par ses contraintes toutes les passions interdites.



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De vincentp, le 11 mars 2012 à 20:12
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Celle de la difficulté à (ré)concilier le corps et l'âme, de l'existence d'une puissance inexprimable à laquelle on ne peut résister.

Thème également traversant Gone to earth ou d'autres films du duo Pressburger-Powell. Contrairement à Alholg, je pense que l'intérêt majeur de ce film réside au moins autant dans son fond que sa forme. Ce film est ambitieux, et traite tout un tas de sujets, en suggérant des idées, lesquelles émergeront de chaque spectateur, selon sa sensibilité, sa culture. Beaucoup de plans sur des regards muets, susceptibles d'être interprétés par le spectateur à sa guise. Chacun verra le film d'une façon différente, un peu comme pour les derniers films de David Lynch. Mais la forme de Black narcissus est grandiose également (les plans, le rythme, la gestion de la couleur). De mon point de vue (non-partagé semble-t-il sur ce forum) l'archétype du chef d'œuvre, qu'il faut avoir vu, si possible maintenant en blu-ray (qui doit magnifier la forme de l'œuvre).

Je précise que j'ai eu la chance de découvrir en partie l'œuvre de Powell-Pressburger lors d'une rétro qui leur était consacré à Lille fin 2005 ou début 2006. Ceci permet de rentrer en douceur dans une œuvre, certes magnifique mais qui n'est pas facile d'accès. Certains cinéastes comme Hawks sont très faciles d'accès, d'autres non. Il faut donc être vigilant sur ce point, et être prudent avant de formuler un jugement de valeur concernant les films du duo Powell-Pressburger.


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