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Une grande déception


De fretyl, le 9 janvier à 21:59
Note du film : 4/6

Pourquoi bouder son plaisir devant ce western d'honnête facture ?

Si effectivement la patte de Peckinpah ne paraît pas vraiment marquante, Pancho Villa mêle adroitement divertissement, politique, rapports humains…

L'interprétation de Brynner y est certe passable mais mes connaissances limités en ce qui concerne la guerre du Mexique m'ont permis avec Pancho Villa un éclairage grand public.

On est bien loin des vrais films révolutionnaires style Il était une fois la révolution.

Le film sait adapter à peu près toutes les sauces du genre Western pour un résultat convenable.

Bien évidemment Pancho Villa n'a guère marqué le genre mais il se laisse voir avec plaisir. Pour certaines scènes de batailles. Pour sa sobriété.

On regrettera des baisses de rythme, des longueurs et une durée un peu trop longue.

La violence n'y est pas vraiment. Mais était-ce vraiment nécessaire ?


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De PM Jarriq, le 18 juillet 2008 à 20:46
Note du film : 3/6

Villa rides est enfin sorti en zone 1 (sans aucun sous-titre, hélas) et, pas de surprise, il est fidèle à sa (mauvaise) réputation.

Ce qui surprend le plus en fait, c'est le ton de comédie quasi burlesque de certaines séquences, surtout entre Villa et son lieutenant Fierro, qui exécutent des numéros de duettistes qui semblent sortis d'un autre film, et sont d'ailleurs assez amusants. Pour le reste, c'est platement écrit et filmé, on retrouve pas mal d'éléments de l'infiniment supérieur Les professionnels (la musique de Jarre, très proche, et les scènes de massacre des Colorados), et au lieu de vraiment traiter le personnage de Villa, le scénario s'attarde sur le trafiquant d'armes, campé par un Mitchum qu'on dirait piqué par une mouche tsé-tsé. Brynner ne vaut guère mieux, dans le rôle-titre, n'ayant naturellement pas une once de la truculence du personnage. Seul s'en sort Bronson, en exécuteur sans états d'âme (ou presque). Les carnages se succèdent, jusqu'à perdre toute réalité ou à en devenir quasi comiques (Fierro alignant les prisonniers pour les tuer trois par trois !), les batailles se ressemblent toutes, les seconds rôles sont uniformément nuls (Herbert Lom est gratiné en général Huerta). Bref, Villa rides ne porte aucunement la patte de Peckinpah, auteur d'une des versions du scénario, et seule la belle photo et la musique valent encore le coup d'oeil.

Pour couronner le tout, cette histoire éminemment mexicaine, fut tournée en Espagne, et si on trouve des Espagnols, des Suisses, des Italiens, des Américains, des Anglais au générique, il n'y a pas l'ombre d'un seul Mexicain. Ce qui donne une idée de l'authenticité profonde de ce Villa rides.


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