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Encore un Risi invisible...


De verdun, le 20 avril 2011 à 23:42
Note du film : 3/6

"Foutraque", c'est l'adjectif qui me vient à l'esprit pour qualifier ce film qui part dans tous les sens. Bien sûr Risi a déjà mélangé par le passé et avec brio les genres, notamment dans Au nom du peuple italien où se mêlaient le drame, la comédie, le polar, la satire et le pamphlet politique.

Ici on part sur un tandem bizarre comme celui du Fanfaron avec l'extraverti italien et le Français mystérieux. Mais très vite l'érotisme, pas très raffiné d'ailleurs, prend le dessus. Puis une enquête policière se dessine. Avec même une touche de surnaturel.

Mais ça ne prend que difficilement. Comme le disait un précédent commentaire (Frétyl), je crois, on s'attendait au vu du générique à un film d'une toute autre tenue.

Il faut dire outre l'intrigue protéiforme, que les personnages sont complètement incohérents et pétris de contradictions, ce qui est d'ailleurs sans doute fait exprès. Surtout Orimbelli, le personnage incarné par un Tognazzi assez outrancier, qui ne cesse de faire le contraire de ce qu'il vient de dire la scène d'avant.

3/6 quand même, me direz-vous ? Oui,tout n'est pas raté dans ce film-paëlla. L'atmosphère, la qualité n°1 d'un film est vraiment réussie avec ce Lac Majeur, cette maison intrigante, cette chambre maléfique.

Ornella Muti, la musique, la fin, quelques séquences retiennent l'attention même si c'est l'un des moins bons films de Patrick Dewaere.


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De Arca1943, le 24 octobre 2010 à 14:58
Note du film : 2/6

C'est plus vrai pour Fantôme d'amour, film qui marque la première incursion de Risi hors du genre (genre alors essouflé et en perte de vitesse et d'audience) depuis L'Inassouvie. En revanche, le magnifique Parfum de femme – grand succès commercial au demeurant – développe une nouvelle variation sur un personnage bien rodé et adulé du public, personnage dont certaines caractéristiques sont toujours au rendez-vous d'un film à l'autre. Ce genre de scénario est taillé sur mesure pour la "persona" tragicomique de la star Vittorio Gassman et le spectateur retrouve – avec jubilation si l'opération est réussie – un pattern, un canevas narratif qui par certains côtés est immuable et qui, au-delà de la signature du réalisateur par laquelle la "théorie des auteurs" prétend tout expliquer, constitue en quelque sorte la signature du genre. Ça ne veut pas du tout dire que la Risi touch est interchangeable ; mais même signé Kurosawa, un film de sabre est un film de sabre.


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