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Voici les derniers messages de ce forum :

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De sophie75, le 8 mars 2010 à 10:29
Note du film : 6/6

Ce film démontre une fois de plus le talent de Preminger à créer des polars aux atmosphères troubles Whirlpool ou encore Laura qui contribueront largement à la réputation flatteuse du cinéaste viennois. D'ailleurs outre une oeuvre profondément lucide, Preminger restera un génial portraitiste des tourments purement féminins qui prendront souvent les traits de la sublime et mystérieuse Gene Tierney.

Cette inexorable plongée vers les abysses, que constitue ce lyrique et romantique Un si doux Visage, plaide encore pour le génie de Preminger à nous montrer les affres et les obsessions de Jean Simmons – dont la diaphane beauté tranche avec la noirceur du propos – soutenus de séquence en séquence par des partitions entêtantes de Dimitri Tiomkin.


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De jipi, le 15 février 2010 à 10:13

Robert Mitchum excédé d'avoir à refaire trop souvent la scène de la gifle administrée à Jean Simmons gifla Otto Preminger en lui demandant l'effet que ça lui faisait. On ne s'ennuie pas sur les plateaux de tournages


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Critique

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De droudrou, le 12 février 2010 à 23:38
Note du film : 6/6

J'ai longtemps gardé à l'esprit la scène finale du taxi, appelé par Frank Jessup, qui klaxonne en vain puisque personne ne l'attend plus.

J'avoue que c'est moi aussi la scène qui m'a le plus touché – Quelle fatalité entraîne irrémédiablement les deux personnages ! Mais il n'y en avait pas d'autre surtout dès l'instant où elle va revoir l'avocat afin de lui faire une déclaration de culpabilité irrecevable ! J'ai aimé ! Et merci à mon copain Jipi de m'avoir permis de le découvrir !


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De vincentp, le 16 avril 2007 à 21:30
Note du film : 6/6

Bien sûr, un grand film, baigné dans un climat onirique hors norme, bâti à grand coup de musique sifflante en sourdine, de déplacements feutrés des personnages, de chuchotements, de regards en coins.

Certains plans sont magnifiques : quand la caméra tourne en douceur autour du couple Mitchum – Simmons, au moment ou ils sont censés se séparer, donnant l'impression de deux êtres en totale fusion, malgré les quelques centimètres qui les séparent. L'image contredit alors les intentions annoncés du personnage masculin, qui veut quitter sa compagne. Et que dire de la scène ou Jean Simmons se rapproche du spectateur, comme une somnambule, avec des vêtements clairs, avançant lentement dans un couloir sombre. Et quelles sont les motivations des personnages principaux ? On n'en saura rien, leur psychologie restant nimbée de mystère.

Une succession d'images, de sons, juxtaposés à des idées, le tout soigneusement assemblé pour produire un ensemble qui n'appartient ni vraiment à une réalité observable objectivement, ni à un rêve. Pour bâtir tout simplement une belle oeuvre d'art soumise à l'interpétation subjective du spectateur, qui y introduit son propre psychisme.


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