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Forum : Chez Maupassant : la parure

Sujet : Un diamant !


De Tamatoa, le 16 juin 2014 à 02:55
Note du film : 5/6

Une écriture finement ciselée pour faire ressortir une trame violente et cruelle. Guy de Maupassant nous offre là, la description minutieuse de l'arrogance à une époque où il fallait paraître ou disparaître. Les évènements qui s'enchainent sont portés par une Cécile de France qui, décidément sait tout faire et un Thomas Chabrol toute en retenue, grandement moins fantasque que son metteur en scène de père qui est ici merveilleusement inspiré. Thomas Chabrol qui a délibérément délaissé la toile (où son père l'employait beaucoup…) pour promener sa longue silhouette et son phrasé de nurse dans diverses séries télévisées. L'adaptation de Jacques Santamaria ne souffre d'aucune critique. C'est absolument divin. La petite bourgeoisie avec ses bassesses et ses soumissions calculées est à la fête le temps d'un Bal et celui du retour sur terre… Cette nouvelle, parmi les plus célèbres de Maupassant aurait pu s'intituler L'arriviste, l'envieuse et le remord. Chabrol père a formidablement traduit, peint, façonné cette nouvelle âpre sans omettre, comme l'avait fait donc Santamaria dans son adaptation, le moindre détail. Je parlais d'écriture ciselée mais c'est bien dans cette Parure que l'auteur de une partie de campagne et du mirifique Père Amable nous offre toute la finesse, l'orfèvrerie dont il était capable en couchant les mots sur l'écritoire.

Un diamant  ! Un de plus .


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De Impétueux, le 19 juin 2014 à 12:16

Je n'ai pas vu cette adaptation par Claude Chabrol de cette nouvelle de Guy de Maupassant, qui est une des plus célèbres et les plus noires de son oeuvre (mais, à dire vrai, y a-t-il des nouvelles de Maupassant qui soient gaies ?). Je me souviens, en revanche, avoir vu à la télévision un court métrage de Carlo Rim avec Geneviève Casile, qui m'a évidemment glacé.

La volonté de paraître, de faire croire, de se duper soi-même est, de fait, une constante de la fin du 19ème siècle, au moment où les clivages entre petite et grande bourgeoisie sont les plus éclatants mais cherchent le plus à se dissimuler ; voyez les efforts de Mme Josserand, dans Pot-Bouille pour marier ses filles le plus haut possible ; et tout cela aboutit assez généralement à un désastre, ce qui est d'ailleurs parfaitement moral…


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