Forum - Le Orme - Giallons donc avec Florinda
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Sujet : Giallons donc avec Florinda

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De Arca1943, le 8 octobre 2010 à 14:54

Je vote pour ce giallo à l'excellente réputation mettant en vedette la très présentable Florinda Bolkan et photographié par le grand Vittorio Storaro. Klaus Kinski y a un petit rôle de savant… fou, bien entendu. Le film est sorti sur DVD en Angleterre – la perfide Albion ! – et ne serait pas disponible en France ? Allons donc, impossible n'est pas français, et toutes ces sortes de choses…


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De verdun, le 25 janvier 2020 à 15:28
Note du film : 4/6

J'ai enfin vu ce Le orme que notre ami Arca a évoqué plusieurs fois sur ce forum.

Ce n'est pas un vrai giallo: il n'y a pas de crime, pas d'enquête, pas de tueur en série. Seule l'existence d'un complot peut rattacher Le orme à ce genre. Ceux qui auraient l'envie de voir un giallo pur et dur peuvent se reporter au précédent opus du tandem Bazzoni-Storaro, Journée noire pour un bélier, sorti en DVD francais.

Nous sommes ici en présence d'un thriller psychologique: Alice Campos se réveille d'un long sommeil un jeudi alors qu'elle se croit le lundi. Que lui est donc t-il arrivé les trois jours qui ont précédé ? Et pourquoi retrouve t-elle des objets dont elle n'a pas souvenir ? Et pourquoi rêve t-elle de la lune ? Et de traces de pas sur cet astre (d'où le titre Le orme signifiant " les traces" en italien) ? C'est cette quête intérieure que le spectateur est invité à suivre. L'héroïne est-elle folle ou victime d'un complot ?

Les qualités cinématographiques de ce film sont évidentes: une ambiance à part, une photo impressionnante de l'un des plus grands chefs-opérateurs du septième art Vittorio Storaro, une musique superbe de Nicola Piovani. La prestation de Florinda Bolkan est assez remarquable. Elle aurait mérité qu'on lui confie d'autres rôles de cet acabit. Les autres acteurs, hormis Peter McEnery ne font que de la figuration, notamment Klaus Kinski.

Hélas dans la deuxième partie Le orme tombe dans les travers d'un certain cinéma psychologique de son époque :toute la partie sur l'île où se trouve la clé de l'énigme se traîne quelque peu alors qu'on attendait une montée inexorable de l'angoisse.

Fort heureusement les dernières séquences très puissantes rachètent un peu cette baisse de rythme et confirment la profonde singularité de ce Le Orme aussi imparfait qu'inclassable et dont l'audace brouille les frontières entre cinéma de genre et cinéma d'auteur.


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