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Forum : Remontons les Champs-Elysées

Sujet : Digressions


De Impétueux, le 27 mai 2008 à 17:16
Note du film : 6/6

Début de ce fil de discussion trop surchargé de digressions, transféré sur un autre fil.


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De azurlys, le 17 juillet 2008 à 15:08

Je découvre tardivement un message "impétueux" – mais mesuré – sur le quatrain qui ouvre "Si Versailles m'était Conté". Le Maître, assis devant un bureau Louis XV, le dit à voix haute, chaude et un peu traînante, avant de feuilleter les pages "générique" de ses interprètes.

Un détail insignifiant (c'est pour cela qu'il est importance extrême) apparaît alors. Le premier plan du générique est en plongée sur l'album, et il est aisé de reconnaître la main de l'auteur qui tourne la première page. Les manchettes, les ongles courts (pas seulement "coupés" courts, mais courts eux-mêmes), les doigts tachés de nicotine, – Guitry y allait de trois paquets par jours, parfois plus – chevalière imposante, ne laissent pas la place au moindre doute. C'est bien la main de Sacha Guitry lui-même. Mais suit alors un court insert sur l'auteur, à nouveau derrière le bureau, et qui dit (je cite)"Et voici le nom de mes interprètes, cités dans l'ordre alphabétique, et avec quelle gratitude". La caméra "plonge" à nouveau sur l'album, mais, là chaque page tournée, la main qui y pourvoie est celle d'un autre. Un assistant, un acteur en recherche de panouille, peut-être son dernier sécrétaire, Stéphane Prince ? Peu importe, mais si les manchettes sont là, les ongles mêmes soignés semblent faux, ont le toupet de ne pas avoir de trace de nicotine, et la chevalière, un peu épaisse, fausse sans doute, comme un bijoux de chez B… sort du magasin d'accessoires.

Il faut en tirer les conclusions qui s'imposent : Sacha Guitry était bien, et reste toujours inimitable. Je vous avais bien dit que c'était important !

Quant au quatrain "On nous dit que nos rois…" j'en ai fait mention dans un autre texte sur "Si Versailles…", en indiquant avoir le sentiment qu'il s'agissait d'un ajout de dernière minute dans le montage de Remontons les Champs-Elysées déjà terminé. Par Guitry qui constatait que louis XIV n'avait rien fait en faveur de la célèbre Avenue, le roi avait été expédié avec une superbe astuce elliptique, où l'on voit l'arrière d'un carrosse. Monte alors à gauche (quelle idée, je vous le demande ?) un jeune Louis XIV fringuant. Le carrosse balotte un peu et l'on voir sortir à droite un vieux Roi-Soleil, déjà sur le couchant, joué par Shultz – le "Goupi-mes-sous", de "Goupi Mains-rouges". On avait rarement vu mieux à l'époque pour évacuer ce qui encombrait l'auteur. La courte séquence sur Versailles qui suit, semble vouloir rattraper la chose comme si son absence avait quelques chose d'inconvenant. Avec des vues fixes ou presque sur le château et son parc, elle est accompagnée de la voix célèbre de Sacha qui devient ainsi le narrateur du quatrain.

Le cas n'est pas unique d'ailleurs. Mme de Pompadour dit à son royal amant :"Sire, m'aimez-vous ?" Louis XV répond "Mais je vous aime encore". "Oui, répond-elle, mais quand on aime encore, c'est déjà que l'on aime moins". On retrouve une scène très proche dans "Versailles" entre Jean Marais et Micheline Presles. Idem pour les révolutionnaires, dont une chanteuse accrochée aux grilles et entonnant le "Ça ira". La séquence, presque identique, a été préservée dans Versailles, avec Édith Piaf, au sommet d'une échelle appuyée aux grilles du Palais, et fermement maintenue, à l'arrière, par Clément Duhour, les deux bras accrochés aux barreaux, pour éviter une chute ! Ne nous y trompons pas, les compositeurs ne font pas autre chose, et dès qu'ils ont noté une ligne mélodique, il n'est pas rare de la discerner plus ou moins clairement dans plusieurs des œuvres du même auteur.

Là de toute évidence, je déborde encore de Versailles aux Champs-Elysées. Mais la fantaisie du Maître étant ce qu'elle est, entre les deux œuvres qui se recoupent elles même, il devient difficile de trancher !


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De azurlys, le 17 juillet 2008 à 16:12

Scène de la chandelle soufflée devant la fenêtre lors de la mort de Louis XV.

Dans Remontons les Champs-Elysées, très honnêtement, je ne me souviens pas de cette séquence. Je me souviens en revanche de la phrase du narrateur qui dit "Louis XV est mort de la petite vérole, mais l'on disait tout bas bien que chez les rois il n'y est rien de petit ! C'était un "mot, bien entendu". La vérole étant ce qu'elle est, il est de notoriété publique que l'ex Bien-Aimé n'est pas mort de la syphilis, mais de la variole dont les ravages pouvaient être gravissimes.

Dès la mort du roi constatée, un laquais a soufflé la bougie posée sur une table devant la fenêtre, pour informer le Dauphin et la Dauphine qu'ils étaient devenus Roi et Reine de France. Il étaient dans les Appartements de la Reine, sur la façade gauche de la Cour de Marbre. Il y a quelques éléments retenus dans Marie-Antoinette, Reine de France de Delannoy, notamment la phrase rituelle Le Roi est mort, Vive le Roi !. Le jeune couple eut soudain l'impression que le ciel lui tombait sur la tête. Mais pour que le ciel vous tombe sur la tête, encore faut-il en avoir une, et la suite des évènements, hélas…

Cependant, cette scène est réapparue dans Madame du Barry, de Christian-Jaque (1954), et c'est la seule scène dramatique du film. Dès la chandelle soufflée, les courtisans qui piétinent dans l'antichambre, inquiets du risque réel de contamination, attendent le mot habituel Messieurs, le Roi est mort, qui a presque valeur officielle. Et là, tous se précipitent, en se heurtant avec violence, bousculant les femmes et les personnes âgées, persuadés d'être le ou les premiers à présenter leurs voeux au nouveau roi.

Plus tard, une autre scène dramatique viendra clôre le chapitre. La traversée de la Cour royale du cercueil de Louis XV sur un charriot banal aux roues cerclées d'acier qui claquent sur les pavés, tiré par des chevaux au grand trot, sans même quelques suggestion d'un office religieux, atteint au tragique. Mais c'était la coutume : le roi mourrait, mais non la Royauté. Et le successeur n'assistait jamais aux obsèques du défunt. De plus, comme l'ex Bien-aimé était mort d'un mal très contagieux, le corps fut conduit à Saint-Denis le plus vite que le permettaient les moyens du temps. Pour que la royauté – dont on pense ce que l'on veut – disparaisse à son tour il n'y suffisait pas de l'interrompre. Et, plus tard, la décollation des souverains a donc revêtu aussi un aspect rituel, symbolique et sourdement magique. On peut lire ce qui n'est pas écrit.

C'est dans Madame du Barry que cette scène, au reste dramatique, est complète, dans un film par ailleurs plutôt plaisant, drôle et dialogué avec impertinence !

Encore un détail piquant : dans Si Versailles et dans Madame du Barry, la chandelle est posée l'une sur la balustrade, l'autre sur une table devant la fenêtre. Mais l'une comme l'autre, les deux scènes, sont des séquences de nuit. Or Louis XV est mort le 10 Mai 1774 à… trois heures et un quart de l'après-midi, comme l'on disait alors ! Nous dirions aujourd'hui 15 h.15 ou, pis encore, 15.15 – comme à Marignan, en somme. L'usage d'effets de nuit était sans doute plus dramatique, servait mieux la force du récit, et les pellicules Easmancolor n'offraient que 16 asa de sensibilité. Traiter le sujet de jour compliquait le problème. Mais je crois plus volontiers aux nécessités dramaturgiques du récit.


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De Azurlys, le 26 août 2008 à 15:19

Quelques lignes pour saluer l'intervention, toujours précieuse, de l'un ou l'autre des officiants à bord de ce navire.

J'ai cru bon de réintroduire dans le forum une version corrigée d'un texte du 17 Juillet (08, bien entendu) sur l'affaire de la chandelle – "Remontons…" "Marie-Antoinette…" et même "Madame du Barry". Avant de passer outre, j'aperçois à la relecture de la phrase qui précède les méandres hasardeux qui se rencontre après une échappée vers un restaurant dont les ressources étaient soulignées d'un Brouilly très convenable. Relisez : "remontons-Marie-Antoinette-et Madame du Barry". Où vais-je… où cours-je ?… Un court moment l'idée m'est venue de tout effacer. Et puis je me suis dis que…

Il m'a donc été donné de glisser une version que je crois mieux équilibrée (la mienne), agrémentée des hypertexes (les vôtres). Le fait d'avoir revu "Madame du Barry", quelques détails ne collaient plus et leur rectificatif ont, de plus, permis de virer une sottise (le "fût" du canon). J'ai ajouté à la fin d'un paragraphe, une courte, très courte phrase en forme de clin d'œil. Je vous laisse deviner…

Pour vous remercier et clore avec l'esprit des autres – celui de Sacha, pour deux d'entr'eux – voici trois "mots" croustillants. Les deux premiers sont de Sacha, mais ne sont évidemment pas inédits. Le troisième m'est revenu en mémoire par la magie d'une phrase ci-dessus.

"Prudence, prudence, quand tu nous tiens… on peut bien dire adieu amours !"

"Tout le monde est plus ou moins comédien. Enfin, à part quelques acteurs…"

"Est-ce vrai, Madame, que vous avez dit à Monsieur de T…, "Allez vous faire foutre ?

  • Oh ! Non, je ne me serais pas permise. J'ai dit "allez vous faire ffrr… et j'ai passé outre !".

Sauf erreur, toujours possible, c'est signé Mme de Sévigné !

Merci encore et à bientôt.

PS : S'il se trouvait que les deux indications "poivrées" indiquées ci-dessus apparaissent comme (un peu) inconvenantes, je vous laisse le soin de prendre la décision qui vous semblera la plus sage, et je m'incline d'avance.


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De droudrou, le 26 août 2008 à 16:48

PS : S'il se trouvait que les deux indications "poivrées" indiquées ci-dessus apparaissent comme (un peu) inconvenantes, je vous laisse le soin de prendre la décision qui vous semblera la plus sage, et je m'incline d'avance.

Non ! Non ! Azurlys ! Allez vous faire ffrr… et j'ai passé outre !".


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De Azurlys, le 27 août 2008 à 13:58

A propos de REMONTONS LES CHAMPS-ELYSEES.

Tanque iou véri muche pour votre (éventuellement plurielle) acceptation de mes égarements un tantinet salaces. Car, en somme, il n'eût pas été séant que j'offusquasse qui que ce fût. Je vous dit le plus simplement du monde, comme vous voyez.

A propos (j'y reviendrai), connait-on sur cet honorable forum, le "mot" brillant et cruel – il arrive souvent que l'un n'aille pas sans l'autre – du Prince de Talleyrand à l'égard une dame qui souffrait d'un strabisme fort génant – et convergeant ? Elle lui demanda un jour, dans un escalier, un salon, peu importe, "Alors, Prince, comment vont les affaires d'Etat ?", et Talleyrand de répondre "De travers, Madame, comme vous voyez !…". Est-il possible d'être vachard avec plus d'esprit ?

A propos (j'utilise volontiers cette locution passe-partout, surtout verbalement, afin de sauter allègrement d'un sujet à l'autre), l'acteur qui joue le bourreau Sanson (ou Samson, selon les sources), dans "Marie-Antoinette, Reine de France", de Jean Delannoy, est bien l'acteur Amédé, dont nous avions déjà parlé, et qui fut mélé à l'étrange affaire de Rennes-le-Château, avec des contours flous, plutôt farfelus, mais dont on a de bonnes raisons de penser qu'ils masquent, à l'arrière d'un imbroglio pseudo-occulte de fantaisie, une bien curieuse et secrête affaire…

A propos, il me faut expliquer l'intérêt de cette courte expression. Elle peut être utile en groupe, à l'apéro, à table, avec la famille, ou encore avec certains groupes d'amis piquetés souvent d'emmerdeurs en grande largeur. Si l'un d'eux s'embarque sur un sujet dont l'intérêt reste anecdotique pour l'assistance, il peut être salvateur d'user de la dite locution à la faveur d'un court silence, ne fut-ce que pour que le pédant, ou le facheux, ou les deux, respire(nt). L'on dit brusquement "A propos !", et l'on s'empresse alors de glisser sur un autre sujet… On peut ainsi passer sans encombres de la classification des cryptogames à la recette du coq au vin ! Et là, accordez-le moi, on redevient à nouveau sérieux ! L'essentiel est d'enchainer rapidement pour ne laisser à personne, à la faveur de la surprise – qui le confine parfois à la stupeur – le temps de persévérer dans le sujet qu'il convenait d'évacuer…

A propos, dois-je ajouter qu'il y a des clins d'oeil dans le paragraphe précédent ? L'idée n'est pas mauvaise, mais les nuances s'imposent selon l'honorabilité et l'envergure sociale de l'orateur dont le discours semblerait trop encombrant.

A propos, faut-il que je préçise que je fais là dans l'en-cas caustique (voilà un mot, je le devine, qui va vous amuser) et dans les faits eux mêmes et la réalité, je serais plus hésitant…

A propos, n'est-ce pas là un bon moyen d'interrompre ce poulet ?…

A propos, à très bientôt, sans doute.


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De Azurlys, le 27 août 2008 à 15:05

A propos de P.S.

J'ai bien saisi que vous aviez "passé outre", comme l'avait fait en son temps Meme de Sévigné. En revanche, pour ce qui concerne l'invitation à aller me faire ffrr… je rends hommage à votre ouverture d'esprit, souvent colorée d'humour parfois inattendu, mais à mon grand regrêt (?) il me faut ajouter qu'en ce qui me concerne ce n'est pas le genre de la maison… Mon pseudo pouvait ouvrir à confusion, mais il se voulait contenir deux astuces, qu'il n'est pas interdit – ni complexe – de décripter…

A propos, tout celà est dit sur ton du second degré et souhaite tâter de l'humour !


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De vincentp, le 27 août 2008 à 15:27
Note du film : 5/6

Vous êtes sans doute royaliste, Azurlys. A la cocarde azur, vous ajoutez la fleur de lys. C'est ainsi que tous les courants politiques sont représentés sur ce forum, de l'extrême gauche à l'extrême droite (sans parler des anarchistes illettrés, tel Bichette la terreur). Je me situe pour ma part au centre ce qui me permet de composer des majorités de gouvernement.


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De droudrou, le 27 août 2008 à 15:28

Non seulement vous fûtes fort à propos mais en plus vous nous évoquâtes le poulet et le coq au vin, volailles qu'il aurait été intéressant de partager avec notre ami Lagardère qui profite de ses vacances pour perdre les kilos glânés au hasard des pages de DVD Toile…


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De droudrou, le 27 août 2008 à 16:06

P't'être que oui ! P't'être que non ! Notre ami peut être originaire lui aussi de la Côte d'Azur et aimer les lys dans son jardin… Quand j'étais à Calais, on avait bien le "Côte d'Azur" qui faisait la traversée régulière Calais-Douvres… Et pourtant il y a loin ! Par contre, ses petites notes sont intéressantes pour redécouvrir une oeuvre que nous n'abordons pas sous le même jour et fourmiller d'anecdotes est toujours très sympathique d'autant que c'est bien écrit. Ceci dit sans flagornerie car je risque de me faire encore une fois qualifier de faux-cul. Et avec la révolution, les sans-culotte sont d'actualité tout comme ces dames qui aimaient à rendre leur popotin plus avantageux !


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De Impétueux, le 27 août 2008 à 17:38
Note du film : 6/6

Et voilà comment le remarquable et complet message par quoi j'avais inauguré ce fil vient de se trouver tout sédimenté par l'accumulation de vos billevesées et fariboles, chers amis !

Ingrats !


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De droudrou, le 27 août 2008 à 18:50

Mais non ! Nous n'oserions pas ! En plus, Azurlys est loin d'être innocent dans toute cette histoire… des Champs Elysées !


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De Azurlys, le 28 août 2008 à 12:37

REMONTONS LES CHAMPS-ELYSEES (quoiqu'un peu plus éloigné)

Merci de vos lectures qui vous inclinent à vous incliner avec indulgence et peut-être un peu d'intérêt sur mes interventions. Notez que ce qui précède procède de la même tournure que ce que fit jadis Henri Monier, avec son personnage, Monsieur Prudhomme "Ce sabre est le plus beaucoup jour de ma vie !".

En tapant sur les touches de l'ordi, sans références sous les yeux des auteurs qui ont bien voulu répondre, l'un d'entr'eux (sont pseudo m'échappe, pardon), me demandait si j'étais royaliste. Le pseudo Azurlys l'avait aiguillé dans cette voie. Ce n'est pas faux pour le symbole, mais l'application coince un peu. Etre royaliste aujourd'hui – il s'en trouve, j'en ai connu – relève d'une rupture avec le réel, me semble-t-il. Il faut s'y faire, une page est tournée, et somme toute, je n'ai jamais été autre chose qu'un passéiste. Et les exemples proches, l'Espagne, la Belgique, sont là pour le montrer. Toutes monarchiques (ou non) qu'elles soient, il semble bien que ces Nations obéissent à de sourdes injonctions qui émanent de cénacles obscurs sur lesquels il est sage de faire le silence. Eux mêmes sont devenus tellement silencieux que l'on finit par les voir…

En revanche, il est vrai que j'assiste avec désolation, parfois jusqu'aux yeux humides, à l'effondrement – programmé – de ma (notre) civilisation. Alors j'ai adopté, très modestement, un petit, tout petit symbole pour rendre un hommage à la France éternelle… jusqu'à sa disparition. Comme disait Henri Jeanson : "Il aura au moins appris une chose : c'est qu'en amour l'éternité ça n'a qu'un temps !" (Un Revenant). Les armes de France étaient Trois lys d'or sur champs d'azur. Vous savez tout.

A propos… Merci de me lire.


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De droudrou, le 28 août 2008 à 13:49

Azurlys ! Je vous ai compris ! Vive la France ! Vive le Québec libre ! Et viva Mexico ! Un quarteron de vieux cons à la retraite a décidé de m'emmerder ! J'invite, j'exhorte tous les contributeurs de DVD Toile à s'insurger contre les moulins à vents ! Dont moi en premier !


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De vincentp, le 28 août 2008 à 14:28
Note du film : 5/6

Attention à ne pas être comme le Maréchal Pétain et ses doctrines qui furent totalement ahurissantes.


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De Impétueux, le 28 août 2008 à 17:26
Note du film : 6/6

Mais franchement, qu'est-ce que ça a à voir avec Remontons les Champs-Elysées ?


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De silverfox, le 28 août 2008 à 17:28

Je suis assez d'accord avec impétueux, même si ces digressions farfelues et ces vaines fariboles sont sympathiques, je dois mettre le holà à ces dérives qui ne concernent en aucun cas le film en question.

En effet et pour compléter mes dires, je cherchais des informations sur ce site sur Coulez le Bismarck et je n'ai vu sur le dit-fil qu'une jonchée de palabres futiles et nuls dires sur l'oeuvre en elle-même. Bref je me suis retrouvé Gros-Jean comme devant !


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De vincentp, le 28 août 2008 à 17:30
Note du film : 5/6

Je n'ai pas de réponse à cette question, ne connaissant pas le sujet de ce Guitry. Mais suite à vos recommendations de "Komendatur", je vais le faire acheter par ma médiathèque et reviendrai sous peu sur ce fil.


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De droudrou, le 28 août 2008 à 18:09

Exact, Silverfox ! Mais une question se pose quand même car, entre Coulez le Bismarck et remontons les Champs-Elysées il y a une grande différence !


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De Azurlys, le 29 août 2008 à 13:37

REMONTONS LES CHAMPS-ELYSEES (même d'un peu loin)

Je lis les réponses qui ont été faites, j'avoue volontiers être à l'origine de cette dérive, mais je vous le promets, je vais revenir au sujet prochainement. Je fais cependant quelques réserves sur les deux interventions de Vincentp, qui pourraient être choquantes – Oh ! un tout petit peu seulement – si elles n'étaient désamorcées par le ridicule. Car confondre monarchie et extrème-droite c'est confondre l'eau et le Gevrey- Chambertin (le comble du mauvais goût !), le sel et le poivre. Les deux idées sont radicalement antinomiques.

Les allusions claires (?) à un Maréchal de France, déjà baderne à l'époque, dont le nom m'échappe, et la komen… comment dites-vous déjà ? C'est montrer avec force ne pas être informé sur la réelle réalité, réellement réelle. Je salue l'audace, mais demeure navré devant l'ignorance qui comble péniblement ses lacunes par l'usage de clichés standards et fourre-tout, et présentent l'inestimable avantage du confort intellectuel. Dommage… En revanche, je vous donne entièrement raison d'aller chercher le film de Guitry – si j'ai bien lu vos deux lignes, il me semble que celà est dans vos projets – et n'importe quelle enseigne saura vous le procurer.

Toutefois, pour éviter à nouveau toute possible confusion, j'attire votre attention sur une scène qui pourrait vous dérouter. On y vois deux hommes qui se rencontrent un soir et échangent quelques phrases. L'un est jeune et mince, le visage en lame de couteau, l'autre, nettement plus agé, et dejà rondouillard. Le premier dit à l'autre : "Quel dommage que tu soit devenu dictateur", l'autre répond :"Mais c'est toi qui est devenu dictateur, le 18 brumaire, préçisemment !". Le premier reprend "Et si c'était à refaire, le referais-tu ? Et l'autre de conclure "Oh! Non, pas pour un empire". Je ne me sents pas la force de vous laisser dans cette anxiété. Ces deux hommes sont, l'un et l'autre, Bonaparte et Napoléon. Le même, en somme. Tant pis, celà me semblait déchirant, mais il me fallait vous faire cette importante révélation.

D'une manière générale, il est bon d'éviter de lire ce qui n'est pas écrit – sauf à pouvoir atteindre le second degré. Là il n'y avait pas lieu, et je vous prie d'accepter mes excuses pour toutes vos confusions…

Je vais terminer ce chapître un peu hors sujet, j'en conviens – en exprimant mes regrêts aux Maîtres de Maison. Voilà qui est fait.

Quant au film de Sacha GUITRY, je reviens à "Remontons…".

Je le connais moins que les dernières oeuvres mais j'ai toujours été frappé par le fait qu'en dehors du thème – L'histoire des Champs-Elysées, avec la fantaisie dont Guitry avait le secrêt – il est presque impossible de le raconter. Si la fantaisie, la nôtre, en l'occurence, nous en prennait, il semble douteux d'y parvenir tant il part dans toutes les directions, saute avec une agilité de gazelle d'un sujet à l'autre, et de manière générale on a bien de la peine à en établir une synthèse à l'intérieur de soi, même réservée à son propre usage. Ce qui fait que chaque fois qu'on le revoit, la quasi-surprise et la re-découverte sont assurées. Là, déjà, Sacha Guitry, y apportait une touche tellement personnelle que l'on ne peut éviter les questions auxquelles j'ai déjà fait allusion ici : comment a-t-on pu passer si longtemps à coté de ce ton de joyeuse fantaisie, de feu d'artifice d'esprit, cette impertinence, sans mesurer l'importance d'un tel auteur, aujourd'hui, il est vrai, reconnu à sa juste valeur, considéré comme inimitable et dont le style se reconnait entre mille ? Je n'ai pas de réponse et le regrête. Peut-être manque-t-on encore un peu de recul pour faire cette analyse.

Une chose m'avait toujours étonné. Vers la fin du film, une séquence est l'illustration parfaite de cet exceptionnel tour de force qui jongle avec les allusions métaphoriques le rétrécissement du temps, les allégories et les conclusions tranchées.

La caméra avait été placée dans un kiosque à musique, au milieu de l'orchestre. Guitry, toujours narrateur en dehors de l'image, évoquait les différentes danses qui avaient marqué la fin du XIXem siècle, le quadrille, le chahu, le can-can, la valse, la polka. Au fond, alors que pivote la caméra, des couples et des groupes différents de danseurs exécutent au loin, sous les arbres, les pas indiqués. L'écoulement du temps s'exprime par la danse, et les danses, qui dissimulent la catastrophe que l'on discerne déjà. En somme, sous les ombrages, on danse sur un volcan. Dans un Son et Lumière – Cour Carrée du Louvre, en 1973 – Jean-François NOEL, excellent auteur un peu oublié, disait "…et l'on dansait sur un volcan. Mais danse-t-on autrement ?" L'époque se voulait différente, mais l'idée est juste, et peut être reprise ici.

Alors, Sacha Guitry intervient, renvoie le chef d'orchestre Olivier Métra à ses chères études, et Offenbach monte au pupitre avec les pétillements chaleureux qui sont passés à la postérité : c'est l'ouverture de "La Grande Duchesse de Gérolstein", puis, à la faveur des quelques et rares fondus-enchainés pour lesquels Guitry n'avait guère d'affection, le ton s'égare, l'air joué change, le rythme se modifie, devient scandé, un peu lancinant, et c'est alors "Les Brigants" : "Un bruit de botte, de bottes, de bottes, de bottes". "C'est le premier carabinier, oui les ca-ra-bi-niers". Et de l'orchestre du kiosque, l'on enchaine sur une scène de théâtre où l'on joue l'opéra-bouffe, un travelling avant nous s'en rapproche, et toujours sur le même air, fondu-enchainé aidant, ce sont alors de vrais bottes qui frappent un vrai pavé. Elle annoncent la défaite de Sedan, la captivité de Napoléon III et les Prussiens aux Portes de Paris. On y serait tellement affammé, pendant ce siège de Paris, que les Parisiens crevant de faim, mangeront des rats. Ceux-ci feront même l'objet d'un marché noir. Retenez ces indications, elles referont surface soixante dix ans plus tard.

"Remontons les Champs-Elysées" a été tourné, je crois, en 1938 (les plus informés que moi, corrigeront). C'était juste avant ou après Munich, et les promesses de paix que celà prétendait annoncer… L'un des protagonistes de Munich, (son nom m'échappe, mais il se pourrait que ce fut Daladier), fut accueilli au retour avec des viva, des hurlements de joie devant les promesses de paix que laissait entendre son message. Mais il ajouta plus bas (je cite) : Ah ! les c…, s'ils savaient…". L'année suivante commença ce qui allait devenir la seconde guerre mondiale !

Cette menace était largement perçu par l'opinion, et Guitry traduisit le parallélisme entre les deux situations avec sa fantaisie habituelle. Mais, la danse, puis en fait, les danses, l'une après l'autre, le public qui ne songe qu'à s'étourdir, inconscient du danger, qui valse, virevolte, dissimulaient les risques. Le passage d'Olivier Métra évacué par Offenbach – revoyez le film et vous verrez que ce n'est pas fait aimablement, mais avec vigueur -, Guitry appuyait le trait en faisant jouer Offenbach par le même comédien (Robert Pizani) qui jouait Wagner dans des scènes antérieures. L'un et l'autre, je ne vous apprends rien, étaient Allemand. Encore qu'il est patent de constater qu'Offenbach a composée la plus française des musiques.

Guitry visionnaire ? On y pense forcemment un peu.

A bientôt.


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De vincentp, le 29 août 2008 à 16:44
Note du film : 5/6

Je ne vous ai pas placé à l'extrême droite, les monarchistes étant inclassables sur cette échelle de graduation, comme les républicains le sont également. Il était allusion à un autre intervenant qui ne cache pas ses sympathies pour M Le Pen. Nb : je suis au travail et suis contraint à écrire sous forme télégraphique, mon cher Azurlys.


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De droudrou, le 29 août 2008 à 16:54

On y voit deux hommes qui se rencontrent un soir et échangent quelques phrases. L'un est jeune et mince, le visage en lame de couteau, l'autre, nettement plus âgé, et déjà rondouillard.

Cher Azurlys, j'ai eu peur pendant quelques instants que celui qui a le visage en lame de couteau n'échange quelques mots à couteaux tirés avec son partenaire qui est, ici, lui-même !… Une conversation lardée de coups de couteau !… Ca peut faire mal ! Dans Carmen, c'est à coups de navaja !…

"Les Brigants" : "Un bruit de botte, de bottes, de bottes, de bottes". "C'est le premier carabinier, oui les ca-ra-bi-niers".

Pour vous remercier de vos anecdotes : « J'entends un bruit de bottes, de bottes, de bottes ! Les bottes des carabiniers ! Les bottes des carabiniers ! » – bis ! – Et comme les brigands se sont reconvertis en carabiniers à la fin de cet opéra-bouffe où l'on déguste à la fois la musique d'Offenbach et l'esprit de son librettiste, on comprendra l'inquiétude du public !…

Et comme nous sommes dans le cinéma et que l'on déguste l'esprit du librettiste, vous comprendez la suite du film Hannibal


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De Azurlys, le 2 septembre 2008 à 12:41

Droudrou m'adresse un message drôlatique qui accroche ma pensée ! Bonaparte lardan de coups de couteau (avec son visage ?) se qu'il sera vingt plus tard ? On semble faire de l'escarpolette entre narcissisme et masochisme – vu par le bon docteur Freud, ce n'est pas si éloigné ! Aujourd'hui, il apparait que ce soit une situation similaire, axée là encore sur les deux pulsions apparemment irréductibles. On ne danse plus sur un volcan (quoique que…) mais sur le pont du Titanic, où l'on s'attarde pour bronzer entre deux "technos". La civilisation qui semble fondre comme l'iceberg de la fable, réjouit les uns, indiffère les autres. Fascinante synthèse vers les sombres replis du masochisme ambiant et d'une rédemption improbable puisqu'elle persiste à s'abreuver de chloroforme, moderne version du nectar et de l'ambroisie. A peine exprime-t-on, conscient de cette dérive, les inquiétudes légitimes qu'elle suscite, que les anathèmes pleuvent, lancés à l'aveuglette par les branchouillards parastésiés ! Triste constat.

Et quand je pense que je m'étais efforcé de glisser dans mes interventions récentes – merci encore à ceux qui veulent bien y trouver quelque intérêt – des références de qualité convenable et de valeur culturelle indéniable : le Gevrey-Chambertin ou le Brouilly, par exemple, et qu'en dehors de Droudrou qui a bien voulu s'arrêter sur le poulet et le coq au vin, je me sens bien seul à table…

Et même, quand je pense que je lui tendais une perche royale (évidemment !) avec un calembour laborieux dont je m'étais rendu coupable, "L'en-cas cautisque", je m'attendais à une réponse claquante… Eh ! Bien non. Il a préféré glisser et n'en rien dire ! Quelle ingratitude ! Quand je vous le disais, tout s'en va, tout s'en va…

Il vaut mieux remonter les Champs-Elysées avec le grand Guitry… Je vais bientôt revenir à Versailles. Mais comme le Champagne, il faut que celà mûrisse.


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De droudrou, le 2 septembre 2008 à 14:03

Cher ami : je n'avais pas relevé ! Je devais avoir surtout l'esprit concentré sur mes dernières terrines qui ont fait un malheur et dont j'avais justement relevé le goût en incorporant quelques grammes de "Raz el Hanout"… Punaise ! D'une réputation !


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De Lagardère, le 2 septembre 2008 à 16:07

A propos de champagne, je viens de visiter les caves de Joseph Perrier à Châlons, c'est féerique !

Mais plus sérieusement , relisant le fil de ce film , je tombe sur une intervention de silverfox qui parle de "dérives" en évoquant les digressions (nombreuses et hors propos pour dire le vrai )qu'il reconnait quand même sympathiques. je pense là, qu'il tient un langage bien sérieux qui risque déshumaniser ce site qui se caractérise justement par ce coté bon enfant. Ce qui ne lui enlève en rien son rôle académique et ne nuit en aucun cas à sa réputation de site de référence.


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De droudrou, le 2 septembre 2008 à 16:46

Quand c'est le vrai silverfox ! Et bien évidemment la première chose dont Lagardère trouve à nous parler, après nous avoir indiqué son retour (de boulot) les caves de Champagne ! C'est sans commentaire ! Et tu reliras ce jeu de mot effarant laissé par Azurlys ! Je me savais mauvais mais pas à ce point !…


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De vincentp, le 2 septembre 2012 à 23:27
Note du film : 5/6

5,4/6. Un festival de bons mots, une observation brillante des moeurs de la cour (me semble-t-il le point le plus intéressant du film), une fine réflexion aussi sur l'histoire de France et le sens de l'Histoire d'une manière plus générale. Les relations homme-femme, aussi. Une grande richesse thématique, une imagination débordante et un talent de conteur inimitable. Certains aspects sont peut-être un peu datés (point sujet à discussion), mais c'est un classique évident et incontournable du cinéma français (toujours moderne par son contenu) que je ne découvre pourtant que ce soir…

Les Champs-élysées, je les remonte aussi tous les jours de la semaine, avec une banane, une orange et une bouteille d'eau minérale achetés au Monoprix qui se situe au bas de l'avenue. Point de monarque à l'horizon, ni de courtisanes, ni d'Azurlys ou de Sacha Guitry… Des touristes de toute nationalité, en revanche… Est-ce l'habitude mais j'ai l'impression que cette avenue a aujourd'hui perdu de son lustre d'autrefois… Trop de trafic automobile, trop de fast-foods… Quelques erreurs que n'aurait pas permis le grand, l'immense Sacha Guitry !


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De azurlys, le 18 septembre 2012 à 15:15

REMONTONS LES CHAMPS-ELYSEES (S.Guitry 1938)

Un coup de blouse me pousse à relire quelques pages sur Guitry et en fin de course, j'avise une bourde d'importance. Il convenait donc que j'y portasse remède. A l'avant dernier § il y une faute navrante. Il faut lire "on y pense forcément"… (forcément !) En fin de texte, s'était aussi désolant qu'une tache sur le rideau de scène qui tombe sur une pièce, même modeste… Il fallait corriger : c'est fait.

 

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De vincentp, le 18 septembre 2012 à 18:16
Note du film : 5/6

Ne craignez point pour l'avenir de notre civilisation, mon cher Azurlys. Je me situe en ce moment dans un bureau situé tout près de l'Arc de triomphe, et j'entends fenêtre ouverte, les notes d'une fanfare militaire… Le chant glorieux de la patrie éternelle !

On vous pardonne par ailleurs vos erreurs d'ortographe ou de syntaxe, que vous pouvez corriger par vous-même, simplement en éditant votre message.


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De Azurlys, le 21 septembre 2012 à 16:02

Merci, Cher Vincentp, de votre indulgence. Les choses seraient plus simple avec un ordi-maison. Mais… Je perçois de la sorte, des bourdes lamentables ! C'est vrai que je connais mal l'informatique, et l'usage des italiques et autres, dont j'ai fait l'essai, ne "fonctionnent" pas, sans doute faute de pseudo au tout début. Si je clique que la partie noire qui entoure ce qui doit sembler être un écran – cinéma oblige – l'ensemble disparait dans les limbes du web. Cela s'est produit une ou deux ou trois fois. Depuis, je reste prudent.

Ce qui se passe à l'Etoile peut être tout et le contraire. Ce qui me plaisais dans l'assemblage entre notre pays – je présume que c'est aussi le vôtre – et la civilisation qui en était autour était l'affection à un bien hérité, et auquel on à la faiblesse de tenir. Je me vois obligé d'en parler au passé. Dans cette société ou Orwell le dispute à Kafka, il n'est pas sûr que l'on y gagne au change. Les militaires, soyez-en certain, n'y tiennent qu'une petite, tout petite place. Je m'en passerais bien volontiers s'ils n'étaient parfois utiles. Voyons-les pour ce qu'il sont, des auxiliaires de l'Etat. Pour autant qu'il y ait un Etat.

Merci de votre réponse.


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De JIPI, le 30 septembre 2014 à 11:10
Note du film : 5/6

"Remontons les Champs Elysées" affiche fièrement à ce jour, pratiquement une vie humaine encore opérationnelle, grâce au bienfaisant câble ou à l'inespéré DVD permettant à cet opus de continuer d’exister.

Bien sûr, il faut prendre sur soi en prêtant une oreille plus attentive que d'habitude devant ce noir et blanc un peu flou et ce son nasillard baignant dans un flot de paroles quasi continue.

Il s'en passe des choses pendant la gestation de la plus belle avenue du monde.

Grivoiseries et complots alternent non loin d'un paysage forestier adoptant lentement au fil de l'histoire le visage d'une urbanisation.

Ce qui compte est d'apprendre, en se mettant en valeur, devant de jeunes écoliers captivés par l'élaboration d'un concept citadin.

En compagnie de personnages pittoresques dont les extravagances et les détachements envers un peuple, de plus en plus grondant, sont merveilleusement vendus par un conteur de qualité, légèrement pédant, mais prenant du plaisir à éloigner pendant quelques heures nos jeunes têtes blondes de l'emprise de la multiplication.

Un cours historique savoureux, accompagné d'une diction parfaite dont les décibels vocaux soutenus et mélodieux peuvent être interprétés de nos jours comme surréalistes.


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De Tamatoa, le 30 septembre 2014 à 12:11
Note du film : 5/6

Un cours historique savoureux, accompagné d'une diction parfaite dont les décibels vocaux soutenus et mélodieux peuvent être interprétés de nos jours comme surréalistes.

Certes, certes mon cher Jipi ! Où et à quels propos pourrions nous entendre aujourd'hui une telle voix nous conter de telles merveilles ? A une époque où la débilité mentale et l'analphabêtisme font de vous une star, une époque où le ridicule ne tue plus et devient très rénumérateur, Guitry serait la risée de tous et considéré comme une momie Egyptienne !


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De JIPI, le 1er octobre 2014 à 09:27
Note du film : 5/6

Oui cher Tamatoa, vous avez bien raison. Quelles déceptions que ces jeux débiles, ces animateurs aux yeux dilatés, ces rires gras, ces informations en continues répétitives et inconsistantes. Ces miss France faisant n'importe quoi pour ne pas retourner dans l'anonymat Etc…et à l'infini. Tout cela est bien consternant.


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