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Forum : À la poursuite d'Octobre rouge

Sujet : Technique


De Nemo, le 13 février 2003 à 10:36

Je ne suis pas sûr que ressortir indéfiniment ces mêmes films les rendra meilleurs. Ils sont, tous autant qu'ils sont, bavards, assommants, très limite au niveau idéologique (la C.I.A. en héros valeureux ?) et que ce soit Baldwin, Ford ou Affleck personne n'est parvenu à rendre Jack Ryan un tant soit peu attachant ou charismatique. Les ricains ont rêvé d'avoir leur 007… C'est raté.


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De Dumbledore, le 13 février 2003 à 12:12

Je suis tout à fait d'accord sur le fond. Mais bon, Jack Ryan est un héros américain et dans cette période d'après 11 septembre et de va-t-en-guerre, les éditeurs doivent supposer (sans doute à juste raison) que de ressortir ce genre de films en ce moment est une bonne idée commerciale.


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De AlHog, le 19 mai 2003 à 19:47

je trouve ton avis catégorique et injuste vis-à-vis du film.

1- je ne crois pas que l'objectif ait été de "faire un j. bond" américain. par ailleurs, il y a une "densité dramatique" plus grande dans les "ryan" mais moins d'humour (et d'amour) que dans les 007 ; la tendance actuelle pour les "bond" est, dans ce domaine, de se rapprocher du modèle américain.

2- patriot games et surtout The Hunt for Red October sont d'un très bon niveau cinématographique ; évidemment, les "tics" (gimmicks) américains sont présents, mais est-ce condamnable ?

3- concernant la version collector, personne n'est obligé de l'acquérir ; elle répond à une demande des fans du film ou les amateurs de boni. "The Hunt…" a été une réussite commerciale en dvd.


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De Nemo, le 19 mai 2003 à 19:48

Je parlais de la série en général. "The hunt" est un peu à part. Je ne trouve pas le film génial, mais j'ai une tendresse indulgente pour McTiernan, donc…

Reste qu'il faut être bien naïf pour accepter aujourd'hui de suivre un tel "héros". N'oublions pas qu'il finit quand même chef de la C.I.A. ! Même en admettant que tout ça n'est que du cinoche, c'est un brin écœurant, non ?


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De droudrou, le 10 novembre 2006 à 10:31
Note du film : 3/6

Il faut savoir comment, en tant que spectateur, on se situe face à la série des films consacrés à "Jack Ryan". Ensuite, il faut savoir aussi comment, en tant que lecteur, on se situe face au phénomène de l'écrit des mêmes aventures. Enfin, il convient aussi de savoir comment on se place face à l'auteur lui-même.

Ce sont là divers sujets intéressants surtout quand on songe que Jack Ryan prendra place à la Maison Blanche.

Si James Bond nous confronte au monde de l'espionnage, le phénomène Jack Ryan nous emmène beaucoup plus loin puisqu'il aborde le cadre de l'idéologie politique et militaire.


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De droudrou, le 10 novembre 2006 à 15:57
Note du film : 3/6

Ce qui ne veut nullement dire que je n'aime pas lire Tom Clamcy. Ca m'amuse beaucoup et d'un autre côté je trouve qu'il est des sujets techniques où il apparaît bien informé. C'est un assureur de métier qui s'est converti à l'écriture. Ses sujets et ses informations il les trouve sur Internet.

Par contre, en termes d'idéologie politique, on situe parfaitement son côté. Et c'est par ailleurs ce qui m'inquiète beaucoup surtout quand on traite le genre de récit sur lequel il a bâti sa réputation et qu'on fait évoluer son "héros" vers une fonction suprème.

S'il est des avis sur ce sujet, ils seront les bienvenus.


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De Impétueux, le 14 avril 2014 à 13:47
Note du film : 0/6

Dans ma longue mémoire de cinéphage, je n'ai pas beaucoup de souvenirs d'être resté ainsi stoïquement jusqu'au bout d'un film qui avait commencé à m'enquiquiner passé les dix premières minutes. Sans doute les résolutions prises pour le carême et renforcées par le début de la Semaine Sainte m'ont-t-elles contraint à mesurer mon courroux et à ravaler mes bâillements jusqu'au bout de cet ennuyeux pensum de plus de deux heures.

D'un doigt hésitant et au bénéfice de la présence de Sean Connery, je m'étais résolu à regarder ce film qui a eu à son heure, dit-on, un réel succès. Je me méfiais un peu, évidemment, de l'antisoviétisme primaire et systématique des productions étasuniennes, mais je ne pouvais imaginer que ça atteindrait un tel niveau de propagande otanienne. Tout cela ne serait d'ailleurs que babioles si À la poursuite d'Octobre rouge n'était pas à la fois pédant et embrouillé, jouant à prétendre faire partager au spectateur la complexité des pérégrinations d’un sous-marin lanceur d'engins poursuivi à la fois par ses compatriotes et par ses ennemis.

On se demande, déjà, pourquoi le commandant Ramius (Sean Connery) et son second Vassili Borodine (Sam Neill) se sont déterminés à trahir leur patrie alors que rien dans leur parcours ne semblait jusqu'alors les menacer de je ne sais quelles représailles ; appât du gain, compromissions avec des gourgandines, brimades pour leur avancement ? rien de tout cela… Alors ?

J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un Dr. Folamour à l'envers… rien de ça, pas la moindre parabole, pas le moindre appel à la fable pour ricaner des peurs suscitées par la Guerre froide… D'autant que le film date de 1990, au moment où l'Union soviétique était sur le flanc.

Les scènes dans les divers sous-marins sont interminables et incompréhensibles, le personnage étasunien qui se sent mal en avion, Jack Ryan (Alec Baldwin) est particulièrement crispant et illuminé.

Et il paraît que cette crotte idiote a des amateurs !!!


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De Steve Mcqueen, le 14 avril 2014 à 17:39
Note du film : 4/6

Et bien moi je suis amateur de cette "crotte idiote"..!

Je l'ai vu il a plusieurs années, un certain nombre de fois, aux temps révolus de la glorieuse VHS, et j'en garde un très bon souvenir. Les premiers plans possèdent selon moi une force indéniable, ce gros plan sur le visage de Sean Connery, puis le dialogue en apparence anodin avec Sam Neill (" Il fait froid ce matin capitaine", "oui froid…") avant que la caméra ne révèle le sous marin à flot au milieu d'étendues glacées gigantesques, le tout magnifié par la musique puissante et majestueuse de Basil Poledouris.

Sean Connery est admirable, faisant planer le doute sur les motivations de son personnage, et la mise en scène de McTiernan toujours pleine de maestria : plan-séquence virtuose à l'intérieur du sous-marin russe, sens du suspense à toute épreuve ( la séquence dite d'"Yvan le Fou", lorsque Ramius fait effectuer à son sous-marin un virage à 360° pour détecter au sonar une éventuelle présence ennemie me semble être le point d'orgue du film : on suit un dialogue personnel entre Ramius et Borodine pendant la manoeuvre, tout en observant la montée d'adrénaline chez les américains qui craignent d'être repérés. Une séquence à la tension prégnante qui m'a marqué).

John McTiernan crée un climat oppressant dans les séquences en huis clos du sous-marin, il explore les coursives et les recoins de l'appareil avec le même talent que la jungle de Predator (gigantesque huis clos à ciel ouvert) et la tour de Piège de Cristal (huis clos de béton et de verre). Plusieurs séquences silencieuses viennent renforcer la tension, et quand la violence éclate elle est brutale (l'assassinat de l'officier politique chargé de surveiller l'Octobre Rouge).

Ceci dit je suis d'accord avec vous sur un point : les séquences avec le fade Alec Baldwin sont un peu ennuyeuses, l'acteur faisant pâle figure face au géant Connery, bloc de tension monolithique et humain, dont la stature et le charisme font véritablement des merveilles dans le rôle de Ramius.

Mes connaissances historiques sur le contexte historique du film sont plutôt limitées, mais il me semble que le film a été tourné pendant la perestroïka, et que si l'opposition URSS / Etats-Unis est peut-être manichéenne, le qualités intrinsèques du film, le sens du suspense et la virtuosité du réalisateur me font oublier cette vision simpliste…


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De Impétueux, le 15 avril 2014 à 17:36
Note du film : 0/6

Bon, j'avoue bien volontiers m'être laissé emporter et avoir mis un 0 immérité. Cela étant alors que je juge, avec vous, que le début du film est réussi, inquiétant et esthétique à souhait, je trouve que McTiernan a privilégié les aspects techniques, ennuyeux comme la pluie par qui n'est pas fasciné par les sous-marins, au détriment de la progression dramatique…


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De vincentp, le 15 avril 2014 à 21:56
Note du film : 5/6

Tiens ! J'apprécie pour ma part énormément les films de John McTiernan (Predator, Piege de cristal, Le treizième guerrier ,et ce présent A la poursuite d'octobre rouge…) De mon point de vue, un vrai et bon metteur en scène de films d'action.

A noter que le cinéaste vient de passer un an en prison pour une sombre affaire…

http://next.liberation.fr/cinema/2014/02/26/le-realisateur-john-mctiernan-est-sorti-de-prison_983038

Et puis voilà au moins un film ou l'on ne voit pas les moustaches de Jean Rochefort…


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De verdun, le 13 septembre 2014 à 01:54
Note du film : 4/6

Découvert sur grand écran ce jour, dans le cadre de la rétrospective McTiernan à la cinémathèque.

Ce n'est pas le meilleur film de l'auteur de Predator, mais ce thriller a tout de même pas mal d'allure. La réalisation me semble belle et l'ambiance est oppressante à souhait, ce qui est la moindre des choses de la part d'un cinéaste très à l'aise dans le huis-clos.

Le casting autour de Sean Connery, fantastique sexagénaire, est costaud même si le fait que des acteurs anglo-saxons jouent des Russes peut indisposer les plus pointilleux.

Quelques longueurs inhérentes à ce genre ingrat qu'est le film de sous-marin constituent le point faible de l'oeuvre mais globalement, il s'agit d'un bon film.


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