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Forum : Mort de Jacques Perrin (1941 - 2022)

Sujet : Deux en trois jours: mort, calme-toi


De Arca1943, le 21 avril à 20:31

Il y a trois jours, à l'annonce de la mort de Catherine Spaak, j’ai revu, les yeux pleins d’eau, La calda vita (1963), très beau « film de plage » amer et désenchanté sur la fin de l'adolescence, sis dans de magnifiques paysages du littoral de Sardaigne. Or l'autre protagoniste adolescent était campé par un juvénile Jacques Perrin. Deux morts en trois jours, je trouve que ça fait beaucoup pour un seul film.


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De vincentp, le 21 avril à 21:25

Jacques Perrin, c'est pour moi La 317e section, La Corruption, Journal intime, La fille à la valise mais aussi L'Empire du milieu du sud. Un contributeur majeur du cinéma et du documentaire qui laisse une oeuvre qui va s'inscrire sur la durée; merci à lui et à son travail souvent admirable.


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De Commissaire Juve, le 22 avril à 07:39

Figure familière. Pour moi, il reste avant tout le sous-lieutenant de La 317e section (1965). Mais j'ai aussi en tête La fille à la valise (1961), Compartiment tueur (1965), Les Demoiselles de Rochefort (1967) et Peau d'âne (1970) que j'ai découvert gamin, dans mon ciné de quartier (salle de seconde – pour ne pas dire de "troisième" – exploitation), avec ma mère, le 9 janvier 1972.

Mais qu'allons-nous faire, de tout cet amour ? Le montrer ou bien le taireuuu…


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De verdun, le 22 avril à 09:03

Une très belle carrière d'acteur avec les classiques français ou italiens déjà cités mais aussi pas mal de titres méconnus à redécouvrir: Le procès des doges, L'Américain, L'horizon, Les Quarantièmes rugissants, Le juge et bien d'autres encore.

Et une belle activité de producteur aussi, à commencer par Z… Sans oublier l'émission qu'il présenta sur France 2, dans les années 90: La vingt-cinquième heure.

Un acteur-producteur discret mais au parcours passionnant de par son éclectisme.


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De vincentp, le 22 avril à 20:08

Tu as raison pour l'émission "la 25° heure" : il s'agissait de documentaires diffusés à minuit, que j'ai souvent regardés.


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De Viator, le 22 avril à 22:41

Parmi les récentes ressorties, ces dernières années,

en Blu-ray : « La 317è Section » et « Le Crabe-Tambour » en version restaurée chez Studio Canal (2020) « Blanche » de Walerian Borowczyk chez "Arrow" (GB-2014) et chez "Carlotta films" (coffret – 2017)

en dvd : « L’écume des jours » de Charles Belmont est sorti en DVD chez "Tamasa" en 2020.

Pour l’édition du rarissime « Un homme à moitié » (Un uomo a metà) de Vittorio De Seta, peut-être faudra-t-il attendre encore un peu …

Adieu mon lieutenant.


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De fretyl, le 22 avril à 22:56

Étrange. Sans ne jamais avoir rien eu contre lui j'ai toujours trouvé qu'il avait quelque chose de superficiel, dans son jeu. En vérité un manque de présence… On peut cependant lui reconnaître une intelligence quant à ses choix de films.


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De Commissaire Juve, le 23 avril à 03:24

fretyl a dit : j'ai toujours trouvé … un manque de…

Un manque de quelque chose, c'est vrai. Peut-être pas de "présence", mais de quelque chose. Dans la catégorie "acteurs français ayant joué dans des films italiens", Jean-Louis Trintignant avait plus d'épaisseur (disons ça).


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De fretyl, le 23 avril à 12:27

Un jeu légèrement faux, aussi… Un peu… Je pense que une brève lecture de sa biographie sur Wikipedia démontre que ses ascendants l'avaient mis sur la voie du théâtre et de la célébrité de façon naturelle… Était -il vraiment acteur dans l'âme ?


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De Arca1943, le 23 avril à 12:57

Un peu pâle dans certains rôles de jeunesse des années 60, où sa joliesse de prince charmant lui a peut-être nui. Mais déjà en 1965, Pierre Schoendoerffer le tire vers autre chose avec La 317e section. Les premiers rôles vont se raréfier avec le temps, mais lui s'améliore avec la maturité, comme on peut le voir dans Le désert des Tartares, où il est un très prenant lieutenant Drogo (ah, ce finale…).

On souligne trop peu à mon goût, par ailleurs, que Jacques Perrin fut aussi un grand et éclectique producteur. Métier sans doute moins glamour, mais essentiel.


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De vincentp, le 23 avril à 22:12

Perrin excelle à ses débuts dans des rôles de jeune homme tourmenté et peu loquace (La corruption). Parfait à ce moment-là. Mais ce registre sans doute limité l'a empêché de réaliser ce que d'autres comme Trintignant ont réalisé : un empilement de rôle majeurs sur plusieurs décennies. Perrin s'est sagement reconverti en producteur ou il a excellé pendant de longues années.


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De verdun, le 24 avril à 00:22

Certes ce n'était sans doute pas l'acteur le plus charismatique de sa génération mais justement, dans ses jeunes années, il dégageait une innocence et une fragilité parfaites pour le rôle du candide dépassé par les événements que lui confièrent Costa-Gavras, Zurlini, Demy, Tessari et Bolognini entre autres…

J'ai déjà souligné, comme d'autres contributeurs son talent de producteur.

Remercions au passage France 5 de lui avoir rendu hommage ce vendredi en rediffusant Le crabe-tambour.


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