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Fraîchement accueilli à sa sortie...


De Arca1943, le 23 mai 2013 à 22:21

« 'il a adapté en l'améliorant sensiblement Le conformiste de Moravia… »

Ahem, ahem ! Je dirais que c'est plutôt Moravia qui améliore sensiblement Bertolucci en lui fournissant une colonne vertébrale à la fois narrative et historique. Il suffit de comparer la représentation du fascisme dans Le Conformiste avec celle qu'on trouve dans 1900 : quand il n'y a plus Moravia derrière qui comprenait vraiment le fascisme, Bertolucci nous pond quelque chose de vraiment peu crédible, qui semble sortir de l'imagination simplifiante d'un soixante-huitard.


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De verdun, le 23 mai 2013 à 20:13
Note du film : 4/6

Cette tragédie d'un homme ridicule me semble représentative des réelles qualités mais aussi des défauts du cinéma de Bertolucci, déjà pointés par Vincentp dans son avis concernant Le dernier tango à Paris.

Du côté des qualités, on pointera la superbe prestation des acteurs. A l'instar de Brando dans Le dernier tango, Ugo Tognazzi offre une interprétation magnifique, récompensée à juste titre au festival de Cannes 1981.

Comme le plus souvent chez le cinéaste de 1900, il s'agit d'une oeuvre extrêmement aboutie sur le plan formel. On ne peut que louer les mouvements de caméra, la photo travaillée signée Carlo Di Palma.

Le point de départ du scénario est extrêmement intéressant: le puissant patron d'une fromagerie est témoin du kidnapping de son fils. Comment rassemblera t-il la rançon demandée par les ravisseurs ? Prendra t-il le risque d'affaiblir les finances de son entreprise afin de réunir le précieux pactole ?

Hélàs, comme le plus souvent, Bertolucci propose un scénario qui manque de densité et embarque le spectateur dans des sous-intrigues aux personnages plus ou moins intéressants, provoquant régulièrement l'ennui, même si le côté déconcertant de l'oeuvre a aussi son charme.

A trop souvent se prendre pour Godard, Bertolucci s'est trop souvent pris le pied dans le tapis. Pourtant il avait le sens du tragique et lorsqu'il a adapté en l'améliorant sensiblement Le conformiste de Moravia, celà a donné un chef-d'oeuvre prenant le spectateur aux tripes pour ne plus le lâcher.

Durant la majeure partie de sa carrière, Bertolucci a privilégié l'auteurisme vain alors qu'il aurait sans doute pu faire de grands films noirs. Dommage qu'il n'ait pu porter à l'écran comme il le souhaité "La moisson rouge" de Dashiell Hammett.


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