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Ce film de Paul Newman vient de sortir en dvd


De vincentp, le 30 avril 2011 à 21:21
Note du film : 4/6

Je suis moins enthousiaste que Delanuit. La photographie de Milton Krasner est magnifique, la mise en scène de Richard Brooks irréprochable… On peut ne pas accrocher à cette histoire tout simplement, avec des personnages guère nuancés. On est loin des grands mélodrames de Minnelli, Douglas Sirk ou Cukor. Simplement une oeuvre ordinaire des années 1950. Un petit 4/6.


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De DelaNuit, le 28 septembre 2008 à 15:35
Note du film : 6/6

Ce film avec Paul Newman, sa seconde intreprétation d'un personnage de Tennessee Williams après La chatte sur un toît brûlant (du même réalisateur), est quelque peu méconnu. Il vient de sortir en dvd (12 € 99 dans la collection Fnac, avec VO et VF). L'occasion de le (re) découvrir.

Je vous livre à ce sujet un extrait de l'ouvrage consacré à son réalisateur Richard Brooks par Patrick Brion (éditions du Chêne, 1986) :

"Film brûlant et fulgurant, Doux oiseau de jeunesse parle de la drogue et de l'alcoolisme (Alexandra), de la corruption et du pouvoir politique ("Boss" Finley), de l'arrivisme (Chance Wayne) et de la violence mais aussi de la tendresse et de l'amour.

Les relations qui unissent Alexandra Del Lago (Geraldine Page) à Chance (Paul Newman) ne sont pas seulement celles d'une vieille star déchue et d'un jeune gigolo mais, comme dans Boulevard du crépuscule, celles de deux êtres, marqués par le destin, qui s'opposent, se blessent, s'utilisent l'un l'autre et, parfois aussi, s'aiment réellement et se parlent, plus souvent d'ailleurs en amis fidèles qu'en amants.

Face aux deux couples formés par Chance et Alexandra et Chance et Heavenly, "Boss" Finley, joué avec une superbe et tonitruante vulgarité par Ed Begley, symbolise le despotisme et l'arrivisme égoïste honnis par Richard Brooks. (…)

Doux oiseau de jeunesse est un film sur le sexe et l'échec. Heavenly (Shirley Knight) sera contrainte à avorter par son père. Celui-ci est accusé par sa maîtresse – Madeleine Sherwood réussit dans le rôle de Miss Lucy à être encore plus odieusement agressive que dans celui de Mae, la "femme pondeuse" de La chatte sur un toît brûlant – de manquer de virilité. Alexandra, vieillie, abrutie par l'alcool et la drogue, se console en se payant un jeune gigolo, et Chance accepte de satisfaire aux besoins sexuels de cette star déclassée pour obtenir un contrat hollywoodien.

Centrant l'action sur ses personnages, Brooks a volontairement choisi de ne pas échapper par moments aux conventions de l'adaptation théâtrale et cette impression est accentuée par l'emploi des faux décors chers à la MGM, mais ce carcan scénique ne rend que d'autant plus flamboyants les flashes-back qui émaillent le film, notamment ceux relatifs au film d'Alexandra.

Egarée dans un monde impitoyable, utilisée par son père, véritable être innocent jeté dans un tourbillon de violence et de sauvagerie, Heavenly – son nom est à lui seul un symbole – s'oppose au personnage d'Alexandra, brisée par son passé, sa vie de débauche et ses rêves de droguée alcoolique.

Une nouvelle fois, Brooks décrit une Amérique sudiste baignée de sueur et imbibée de bourbon, une Amérique où règne l'intolérance et dans laquelle le propre fils de "Boss" Finley dirige une organisation extrémiste, le "Finley Youth Club", prêt à faire par la force une loi et un ordre aussi peu démocratiques que possible… (…)

Cette Amérique violente, prête à s'enfiévrer, sera quelques années plus tard celle de The Chase / La poursuite impitoyable d'Arthur Penn. Entre temps, John Fitzgerald Kennedy aura été assassiné à Dallas."


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