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Le chêne et le roseau ..


De Laurent Ermont, le 13 avril 2017 à 00:51

[film=2,5 Gilles Legrand réalisateur dans l'univers impitoyable du vin au point qu'il lui monte à la tête.Se prendrait-il pour un maître de chai ? Son histoire qui ressemble plus à un épisode de Dallas,ne tient pas debout,qui plus est,alourdie de clichés,scénario prévisible,téléphoné,et des acteurs en pilotage automatique. N.Arestrup en viticulteur plus à l'allure d'un citadin que d'un paysan,et que dire du vocabulaire ! P.Chesnais fait son job,L.Duetsch écrasé,préssé par le patriarche pervers narcissique(Arestrup,un rôle qui lui colle à la peau).Il est bien dommage que de tels acteurs tournent à vide à l'image d'un petit cru bordelais,seule la photographie donne un peu de corps à ce film plat aussi plat que l'écran de la tété. Comme quoi,miser sur les acteurs ne suffit pas à faire un bon film…Navrant.


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De Tamatoa, le 17 septembre 2014 à 00:34
Note du film : 3/6

Niels Arestrup est un géant. Un chêne qui se promène dans le monde du cinéma contemporain au milieu de roseaux plus ou moins bien-pensants, plus ou moins talentueux. C'est à peine si il les voit. Il les écrase tous, la crinière blonde en avant et la voix fatiguée par la nicotine et les milliers de lignes de texte qu'il a prodigieusement égrenées au cours de sa carrière. Passionné, excessif, il n'a jamais endossé un rôle sans lui donné l'envergure que les réalisateurs eux-mêmes n'avaient pas imaginé. Alors il faudrait que l'on m'explique pourquoi on pose devant ce colosse du septième art, cette brindille ridicule et sans éclat, ce vermisseau nommé Lorànt Deutsch… Comment le réalisateur et auteur de ce thriller viticole a pu commettre une telle bévue ?

Voilà un scénario solide, qui sent la passion de la terre, l'exaltation de ceux qui créent le breuvage des dieux, qui ont la fièvre de transmettre à qui de droit des secrets ancestraux. Un scénario qui fleure bon les coulisses des grands millésimes savamment étudiés, rendu bancal par ce choix imbécile ! Nous passons là à côté d'un grand film ! Arestrup/Deutsch, c'est Le colosse de Rhodes qui se dresse contre Darry Cowl ! Patrick Chesnais, magnifique de retenue, ne peut rien faire pour redresser la barre. Il est pourtant, comme une vieille habitude, simplement parfait. Même l'église monolithe de Saint-Emilion où se déroule l'action a du mal à ne pas basculer devant l'erreur grossière.


C'était pourtant une histoire aussi mystérieuse et tourmentée que les hectares de vignes qui résistent vainement sous les orages tardifs. Ces vignes quelques fois aussi écrasées sous le soleil qui rend plus blond encore le menhir Arestrup qui bagarre inutilement contre un brouillon, une mauvaise copie de comédien ! Pourtant, tout était en place pour faire une œuvre de première. Parsemée de jolies femmes à la peau halée et de nectars qui dorment dans des fûts vieillissants et sages, les tourments les plus profonds d'un homme prêt à renier son propre fils parce qu'il ne connaît pas la vigne. Parce qu'il ne "la mérite pas". Prêt à adopter le fils de son régisseur parce lui "a la main" . Des déchirements sur fond d'océan vert et bleuté. Dans la fraîcheur des caves ou sous la morsure du soleil, les passions se déchainent jusqu'au meurtre dans une mise en scène juste dérangée, déglinguée par la présence de ce petit comédien du dimanche. Il nous saoule et nous n'avons pas même dégusté les bouteilles qui défilent. Il nous dérange, ce fils sans talent. Comme l'histoire peut nous déranger parfois devant le sujet traité. Car le récit progresse en tension. Haineux et diabolique par des regards et des gestes dénués de toute humanité. Le regretté Alain Bashung rétablit la balance de sa voix feutrée vantant "les mots bleus" qui changeraient tout. Mais on se demande à quoi sert d'être manichéen comme Niels Arestrup peut l'être devant ce rien d'acteur à la si molle consistance. Comme s'il devait en découdre avec l'océan tout proche, et le voilà réduit à papoter avec un verre d'eau minérale. Et ce n'était pas l'endroit.

De quoi faire naitre Les raisins de la colère !


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