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De la légereté...


De Tamatoa, le 18 avril 2013 à 01:04
Note du film : 2/6

ce petit film sympathique, qui sera vite oublié, et qui l'est déjà sûrement par la plupart de ceux qui l'ont vu…

Oui, voilà, c'est fait. Un canevas assez affligeant que ne renierait pas Lelouch, dans ses mauvais jours. Ce film est un tapis de poker menteur où chaque dé retombe où et comme il peut, avec sur sa face le morceau d'un patchwork qui ne s'unira à aucun autre. Des petits bouts de films qui engendrent la mélancolie. Les portraits défilent, inachevés, en suspens, et qui sans être vraiment inconséquents nous paraissent quand même quelque peu décousus. Rien n'y est fouillé. On survole. Apparemment, Cédric Klapisch préfère le nombre et les clichés à l'introspection individuelle poussée. Le grand maelström de la vie, oui, mais il ne faudrait quand même pas qu'il ressemble à une virée sur les chevaux de bois . Chacun son ticket, chacun son tour. Il y a assez de chevaux pour tout le monde mais ça tourne bien trop vite. Qui montait qui, disait quoi, et pourquoi ? Un film brouillon, premier jet. Le tout se terminera (?) par une ballade en taxi avec une morale (la philosophie du pauvre) tellement banale qu'elle nous ferait regretter de ne pas avoir zappé avant. Et Paris comme prétexte… A peine. Le seul (ou presque) intérêt de ce film est de nous redire une bonne fois pour toutes que Juliette Binoche est vraiment une très, très belle femme..

Ami Impétueux, ne vous moquez pas d'Amélie Nothomb : Cette… chose bizarre, qui se nourrit de fruits pourris et qui se plait à voir les autres dégueuler, n'est pas forcément inintéressante…(!)


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De Impétueux, le 5 juin 2011 à 13:29
Note du film : 4/6

Je viens de regarder l'intégralité de Paris ; déjà suis-je effaré de constater que pour ce petit film sympathique, qui sera vite oublié, et qui l'est déjà sûrement par la plupart de ceux qui l'ont vu, on a pris tant d'immenses moyens : un coffret aussi lourd que luxueux : un livret qui émane de L'Avant-Scène avec entretien, revue de presse, études plus ou moins pertinentes et découpage plan par plan ; un DVD avec trois pistes de son différentes et un sous-titrage pour sourds, un disque entier de suppléments, un CD des musiques des films. Quant on voit avec quel minimalisme sont édités des chefs-d'œuvre qui, soixante dix ou quatre-vingts ans après leur réalisation, demeurent et demeureront dans la vie des amateurs de cinéma, on est tout de même un peu confondu… Tant mieux pour Paris s'il peut bénéficier d'un tel soin ; mais c'est bien dommage pour les autres. C'est un peu comme si on trouvait Amélie Nothomb en Pléiade et Marcel Proust en édition de poche sur mauvais papier exclusivement.

Bon ; cette bile déversée, qu'ajouter à ce que j'ai dit auparavant ? Une petite baisse de la note, sans doute, plus proche désormais de 3,5 que de 4. Parce que c'est bien artificiel et que les fils des existences mises en scène semblent très ténus et diaphanes. C'est une mayonnaise, qui a pris, d'une certaine façon, mais dont l'émulsion n'est pas vraiment fraîche et serrée.

Je l'ai déjà écrit quelque part (sur Midnight in Paris, je pense), c'est bien difficile d'entièrement rater un film dont Paris est une des vedettes, tant sa photogénie s'impose et tant, comme un grand acteur majeur, elle a ses éclairs, ses lumières, ses incandescences qui, quelquefois se suffisent. De ce point de vue, et bien que l'amateur des rues et des places puisse aussi s'amuser à reconnaître tel ou tel endroit, Paris ne tombe pas dans les travers trop faciles de la carte postale.

La carte postale est ailleurs : c'est le choix des protagonistes et de leurs histoires qui croisent et s'entrecroisent sans toutes se toucher. On a un peu l'impression qu'on a d'abord posé des caractères et des situations : le danseur de cabaret gravement touché par une maladie de cœur (Romain Duris), le professeur d'histoire dépressif (Fabrice Lucchini) embringué, en se jouant la comédie, dans une histoire amoureuse avec une de ses étudiantes (Mélanie Laurent), le petit peuple des marchés, poissonniers ou maraîchers (Gilles Lellouche, Zinedine Soualem, Albert Dupontel), la boulangère pincée (Karin Viard), et tout un paquet de femmes et filles gentilles meurtries par la vie et les déceptions (Juliette Binoche, Julie Ferrier) ou mannequins en goguette à Rungis, l'architecte émotif (François Cluzet)… et même, dans une démarche niaise et généreuse, le Camerounais qui rêve d'Europe et d'Européennes (Kingsley Kum Abang).

Ce n'est pas mal fait, mais on regarde tout de même ça de l'extérieur.


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Fans de Luchini...


De littlecat, le 12 janvier 2008 à 09:32

J'aime lire les propos qui s'échangent sur dvdtoile.com, mais je ne suis pas une inconditionnelle du site. Surtout (et par contre) que je suis fan de Lucchini.


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De Arca1943, le 11 janvier 2008 à 22:59

Comme échange de bons procédés, il faudrait que les intéressés s'y rendent revêtus d'un t-shirt "J'AIME DVDTOILE.COM", non ?


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