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Je chante... mais sur un volcan


De Tamatoa, le 19 mai 2014 à 14:47

ceux qui n'apprécient pas Charles Trénet (aussi incroyable que ça puisse paraître)

J'affirme ici que certaines chansons de Charles Trenet ont déclenché les plus grandes émotions de ma vie

L'oiseau des vacances
Que veux tu que je te dise, maman ?
Marie, tu dors..
Qu'est devenue la madelon
La mer
mes jeunes années
Lorelei….

pour ne citer qu'elles. Et, à l'instar de l'écrivain Louis Ferdinand Celine, rien de ce qui a été reproché à ce chanteur ne m'ôtera une once d'émotion..


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De Impétueux, le 19 mai 2014 à 11:56
Note du film : 3/6

C'est évidemment à ne pas mettre entre toutes les mains : ceux qui n'apprécient pas Charles Trénet (aussi incroyable que ça puisse paraître) n'ont pas à glisser un œil sur Je chante, film exclusivement bâti sur le Fou chantant qui va, vole, court, saute, trépide, swingue et interprète plusieurs de ses succès d'avant-guerre… Curieusement, ne figure pas au tableau la chanson qui donne son titre au film, mais on y trouve avec bonheur Quand j'étais p'tit, Les oiseaux de Paris, Donne ton cœur à l'amour (un petit chef-d’œuvre d'esprit et de rythme) et, en thème central (excellent, mais un peu trop ressassé) C'est la vie qui va toujours.

Qu'est ce qui reste, si on n'apprécie pas Trénet ? Soyons francs : pas grand chose, à moins qu'on soit un collectionneur compulsif des apparitions au cinéma de Margo Lion, de Jean Tissier ou de Julien Carette qui sont loin d'êtres parcimonieuses ; ou alors qu'on apprécie les minois plus rares et tellement gracieux de Janine Darcey et de Nina Sinclair qui seront l'une et l'autre, en 1939, deux des biches d'Entrée des artistes de Marc Allégret.

Le scénario et les dialogues de Je chante sont d'une effarante nullité, prétextes fragiles, et même évanescents aux numéros chantés de Charles Trénet : le directeur (Félix Oudart) d'un pensionnat de jeunes filles huppé, logé dans un château magnifique, a le grave défaut de jouer (et de perdre) au casino le montant des pensions, pourtant confortables qui lui sont versées par les parents des demoiselles. Le collège est donc à deux doigts de fermer ses portes et les fermerait si Charles, neveu du directeur, adoré des demoiselles, du personnel enseignant et des domestiques n'intervenait pas en mettant au service de l'institution son talent et ses chansons qui font un tabac un peu partout. Il parvient même, les domestiques ayant quitté le château pour n'avoir pas été payés, à mettre les riches héritières aux soins du ménage sous prétexte de leur faire découvrir la vie. Se greffe à cette anecdote une naturelle guéguerre sentimentale pour conquérir le cœur de l'artiste, voué de longue date à Denise (Janine Darcey) mais que la vilaine Nicole (Nina Sinclair) voudrait supplanter…

Tout cela n'est donc que prétexte à numéros chantés et à farandoles joyeuses. On en serait naturellement ravi, si on aime le genre, si on ne songeait que 1938, l'année de sortie du film, est également celle de l'Anschluss et des accords de Munich.

On ne pouvait guère mieux préparer les orages d'acier qui, deux ans plus tard…


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